Consolea rubescens est une espèce de plantes phanérogames de la famille des Cactaceae.
Ce cactus arborescent peut atteindre environ 9 mètres de hauteur dans ses plus beaux spécimens observés par Britton près de Tallaboa à Peñuelas (Porto Rico), ce qui en fait l'une des plus grandes cactées arborescentes de la région.
Le "tronc" dressé peut mesurer jusqu'à 15 cm de diamètre.
Raquettes allongées de 25 cm de long, de couleur vert foncé à marron, sur lesquels ressortent des aréoles blanchâtres rapprochées.
Les épines sont fines de 1-6cm de long. Il existe une forme inerme, c'est-à-dire sans épines.
Les fleurs jaune-orange à rouge, de 6cm de long sur 2cm de diamètre. Les fruits sont ovoïdes, épineux et rougeâtres, jusqu'à 8cm de diamètre.
Consolea rubescens est restreinte aux climats très secs. Elle est présente dans le sud-ouest de Porto Rico, où elle est localement abondante sur les collines, dans les fourrés et les bois clairs de basse altitude, ainsi que sur les îles de Mona, Icacos, Vieques et Culebra. Son aire se prolonge à travers les îles Vierges et les Petites Antilles, des îles Sous-le-Vent jusqu'à la Guadeloupe.
L'espèce croît dans des fourrés côtiers et des bois clairs en milieu sec, souvent en situation littorale.
L'espèce est décrite pour la première fois en 1828 comme Opuntia rubescens par Salm-Dyck ex De Candolle dans le Prodromus Systematis Naturalis Regni Vegetabilis 3: 474.
Le genre Consolea est créé par Lemaire pour séparer les Opuntia arborescents des Caraïbes caractérisés par un tronc distinct et des aréoles très rapprochées. Lemaire recombine l'espèce en Consolea rubescens (Salm-Dyck ex DC.) Lem. dans Revue Horticole 174 (1862).
Selon POWO :
Le nom générique Consolea honore Michelangelo Console, botaniste italien du jardin botanique de Palerme.
L'épithète spécifique rubescens vient du latin rubescere, « rougir, qui rougit », en référence à la teinte rougeâtre que prennent les cladodes exposés en plein soleil.
Consolea se distingue de Opuntia sensu stricto par :
Consolea rubescens est cultivée comme plante ornementale pour son port arborescent inhabituel et ses raquettes aplaties, quasiment dépourvues d'épines mais couvertes de petits glochides irritants.
Elle exige un ensoleillement direct et prolongé (au moins six heures par jour) et un substrat très drainant, typiquement un mélange minéral pour cactées comportant 70 à 80 % de matériaux grossiers (sable grossier, pierre ponce ou perlite). L'arrosage doit être copieux mais espacé, en laissant le substrat sécher complètement entre deux apports, avec une réduction marquée en hiver.
Sa tolérance au froid est limitée : les sources horticoles la situent entre les zones de rusticité USDA 9b et 10b, correspondant à des températures minimales tolérées d'environ -2 à -4 °C,.
La plante tolère une chaleur estivale élevée mais reste sensible à la pourriture racinaire en cas d'humidité stagnante après un épisode de gel.
En horticulture européenne, la plante parfois commercialisée sous le nom de « Opuntia monacantha inerme », « Opuntia monacantha sans épines » ou « Opuntia consolea » correspond en réalité à Consolea rubescens f. inermis, forme dépourvue de longues épines.
Cette confusion, entretenue depuis les années 1970 par les pépinières de production italiennes qui utilisaient le nom plus connu monacantha pour écouler Consolea, concerne plus de 90 % des sujets en pot vendus en jardinerie.
Les deux espèces se distinguent par, :
Consolea rubescens est une espèce caribéenne (Porto Rico, îles Vierges, Petites Antilles jusqu'en Guadeloupe) alors que Opuntia monacantha est d'origine sud-américaine (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay).