| Auteurs |
Rick Ernst Shirley Madewell Chris Palace Dave Chapman (auteur) George Vasilakos |
|---|---|
| Illustrateur | C. Brent Ferguson, Francis Hogan, Heather J. ‘Echo’ McKinney-Chernik, Chris Pallace, Robert Taylor, George Vasilakos |
| Éditeur | New Millennium Entertainment Games |
| Date de 1re édition |
1996 2002 (édition GURPS) 2006 (2e édition) |
| Autres éditeurs |
Eden Studios Multisim Édition (fr) |
| Mécanismes |
Système propriétaire à base 2d6 GURPS Unisystem (2e édition) |
| Thèmes |
Fantastique contemporain Agences secrètes Extraterrestres Conspirations Surnaturel, Paranormal & Occulte Cryptozoologie |
Conspiracy X est un jeu de rôle paru en 1996 ; il est édité par Eden Studios depuis 1997. La version actuelle est basée sur le système de résolution Unisystem. Les éditions précédentes ont utilisé un système spécifique au jeu ainsi que le système GURPS.
La première édition a été traduite en français par Multisim Éditions en 1999.
L'univers de Conspiracy X s'inspire librement de la série télévisée X-Files.
Les joueurs incarnent des personnages connaissant la présence des extraterrestres sur Terre. Ceci les a conduits à intégrer une organisation clandestine appelée Aegis (Ægis dans la version française). Celle-ci a pour but de lutter contre les extraterrestres tout en masquant leur présence à la population ; cette dernière n'est pas encore prête à accepter la vérité.
Cependant, pour mener son combat, Aegis a besoin de moyens humains, matériels et financiers. Pour cela, les personnages des joueurs peuvent soit appartenir à une institution gouvernementale nord-américaine comme le FBI, la NASA ou l'US Army, soit être membres d'un projet secret contrôlé par Aegis, comme le Projet MKULTRA, ancien projet de la CIA durant la guerre froide,. Le fonctionnement de la conspiration est assuré par des détournements effectués par ses membres, membres qui se constituent en cellule (leur base d'opération), qui est un élément central (et est gérée comme un personnage à part entière).
Aegis lutte aussi contre le Livre Noir (ou NDD, National Defense Directorate), une organisation humaine qui collabore avec les forces extraterrestres pour en tirer un certain profit.
Enfin, les missions d'Aegis conduisent aussi ses agents à enquêter sur des évènements surnaturels ou occultes, des conspirations, etc.
La première édition est publiée en 1996 par New Millennium Entertainment Games. Dès sa création en 1997, Eden Studios rachète les droits du jeu à la précédente société de George Vasilakos, puis publie la troisième impression qui est immédiatement suivie de plusieurs suppléments:331.
La première édition a été traduite par Anne Vétillard en français pour Multisim Éditions, en 1999.
Elle propose un système de résolution basé sur l'utilisation de deux dés à six faces. Par un jet, le joueur doit obtenir un résultat dont la somme des dés est inférieure à une valeur donnée. Celle-ci dépend de la caractéristique utilisée et de la difficulté de la tâche à réaliser. L'utilisation des pouvoirs psychiques s'effectue avec un système basé sur des cartes de Zener.
La gamme comprend un livre de base, un écran et douze suppléments :
En 2002, une version avec le système de règles GURPS de Steve Jackson Games est publiée par Eden Studios.
La deuxième édition est publiée en 2006. Elle reprend le contenu des livres de la première édition en le portant sur le système Unisystem, utilisé par les autres jeux d'Eden Studios.
Pour réussir une action, le joueur doit atteindre ou dépasser la valeur de neuf en réalisant un jet avec un dé à dix faces et en y ajoutant la valeur d'une caractéristique et d'une compétence.
Les cartes de Zener sont toujours utilisées pour les tests liés aux pouvoirs psychiques.
Les informations relatives aux institutions gouvernementales à la suite du vote du USA PATRIOT Act ont été actualisées.
La gamme comprend un livre de base, un écran, trois suppléments et des accessoires. Les trois ouvrages sur les extraterrestres ont été regroupés en un seul. De même, ceux relatifs aux conspirations ainsi que ceux sur le paranormal, l'occultisme et la cryptozoologie :
Les accessoires édités sont :
Note :
Concernant la première édition, le jeu et ses suppléments ont été généralement bien accueillis lors de leur parution.
Andy Butcher a critiqué Conspiracy X pour le magazine Arcane (dans un article repris et traduit dans le magazine français Backstab no 2), lui attribuant une note globale de 9 sur 10. Butcher note que « Conspiracy X est la première parution d'un jeu de rôle la plus impressionnante depuis longtemps, et c'est un excellent jeu. Il associe un cadre et un style suffisamment familiers pour être aisément compris par les joueurs et les meneurs de jeu, à un univers incroyablement détaillé et riche en atmosphère, des règles claires et simples, ainsi qu'une gamme impressionnante d'idées originales et ingénieuses. ».
Dans le numéro d'août 1996 de Dragon (numéro 232), Rick Swan (en) a qualifié la première édition de ce jeu de « dernier venu dans la catégorie des jeux sur le thème "des extraterrestres vivent parmi nous", et c'est aussi le meilleur. » Swan critique le système de combat, qu'il juge trop complexe pour un jeu censé décourager les affrontements au profit de l'enquête ; il a toutefois apprécié le concept de jeu appelé « La Cellule » (The Cell), où les joueurs doivent s'entendre sur les détails de leur base d'opérations. Swan a également aimé l'utilisation du test de Zener pour les capacités psychiques, trouvant « sympa » que « la réussite du personnage dépende des pouvoirs "psychiques" réels du joueur. Malin, non ? ». N'ayant testé le jeu qu'au cours d'une seule aventure, Swan hésite à le recommander sans réserve. « Mais notre scénario d'introduction n'a révélé aucun défaut majeur. Plus important encore, il a laissé les joueurs satisfaits et avides d'en voir plus. ».
Le magazine Pyramid (en) a consacré une critique à Conspiracy X, affirmant : « En combinant le meilleur d'Illuminati et d'Over The Edge avec sa propre touche d'événements tordus, Conspiracy X offre un univers richement détaillé que le maître de jeu doit appréhender et sur lequel les joueurs peuvent spéculer. ».
Lors d'un sondage auprès des lecteurs réalisé en 1996 par le magazine Arcane pour désigner les 50 jeux de rôle les plus populaires de tous les temps, Conspiracy X s'est classé 23e. L'éditeur Paul Pettengale a commenté : « De loin le meilleur des jeux d'horreur contemporains inspirés par X-Files, Conspiracy X possède un univers méticuleusement construit, mêlant réalité et fiction pour créer un cadre d'une plausibilité effrayante. La simple lecture de cet univers suffit à susciter des idées de scénarios, voire de campagnes entières. Les règles sont simples et rapides tout en offrant une certaine complexité, et intègrent un système unique et intéressant pour la gestion des pouvoirs psychiques. Un excellent jeu. ».
En 1999, Mehdi Sahmi, pour Casus Belli no 120 et lors de son adaptation en français, qualifie le jeu de : « Net, carré, solide. Voilà trois adjectifs qui résument bien ce que l'on ressent à la lecture de Conspiration X [sic]. Sans conteste, ce jeu est une réussite dans son genre. Tout juste peut-on lui reprocher un certain manque de souffle et un système de jeu peu intuitif. Mais, une fois lancé, le jeu ne devrait poser aucun problème. ».
En 2001, Sarah Hollings a publié une critique de la première édition de Conspiracy X pour le magazine de jeu de rôle en ligne Places to Go, People to See. Hollings a apprécié le jeu, mais a trouvé certaines règles concernant les lancers de dés excessivement complexes. « Le système de dégâts est effrayant. Les termes "redoutable" et "confus" viennent également à l'esprit… Le système de combat contient de très bonnes idées et les concepts sous-jacents ne sont pas complexes. Cependant, la traduction de ces idées en mécanique de jeu a abouti à un système très compliqué et lourd, voire impraticable par endroits. » Tout en appelant à une révision des règles pour remplacer les « règles maison » ad hoc que la plupart des meneurs de jeu devaient inévitablement adopter, Hollings a néanmoins recommandé le jeu, déclarant : « Il y a beaucoup à aimer dans Con X, tant pour son système que pour son univers. Oui, la mécanique est médiocre à bien des égards ; oui, le jeu frôle souvent l'injouabilité ; mais l'effort nécessaire pour en tirer une version jouable (comprenez : un ensemble de règles maison) en vaut finalement la peine au vu du plaisir que l'on peut en retirer. ».