Constant Spring

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Constant Spring
Administration
Ville Kingston
Paroisse Saint Andrew
Géographie
Coordonnées 18° 03′ 29″ nord, 76° 47′ 06″ ouest

Constant Spring est un quartier résidentiel du nord de Kingston, dans la paroisse de Saint Andrew, en Jamaïque. Traversé par la Constant Spring Road, important axe radial reliant Half Way Tree aux contreforts des Blue Mountains, il constitue l’un des principaux secteurs résidentiels aisés développés sur la plaine de Liguanea à partir de la fin du XIXe siècle.

Géographie

Constant Spring se trouve dans la partie nord de la plaine de Liguanea, aux premières pentes des contreforts nord-est de Kingston. Le Constant Spring Gully, l'une des principales ravines de l'agglomération, draine avec le Sandy Gully un bassin versant d'environ vingt-deux miles carrés dans les roches imperméables des collines.

Le toponyme « source constante » renvoie à une source naturelle pérenne exploitée pour l'alimentation en eau de Kingston. Cette eau, acheminée par un tunnel de construction ancienne à travers la crête principale de l'île, faisait l'objet de droits appartenant aux estates de Constant Spring et de Temple Hall, rachetés par le gouvernement colonial.

La Constant Spring Road constitue l'un des axes majeurs partant de Half Way Tree vers le nord, aux côtés de la Hope Road et de la Old Hope Road. Dans les années 1990, les densités de population y demeuraient inférieures à quinze habitants par hectare, caractéristiques des secteurs résidentiels aisés du nord de Kingston.

Histoire

Époque coloniale

Avant l'urbanisation de la plaine de Liguanea, Constant Spring désigne une habitation-sucrerie comptant environ 300 esclaves. À l'approche de l'émancipation, sa valeur s'était effondrée au dixième de ce prix d'estimation.

À partir des années 1870, la plaine de Liguanea se développe selon un modèle d'urbanisation en ruban (ribbon development) le long des grandes routes rayonnant depuis Half Way Tree et Cross Roads. La Constant Spring Road, comme la Hope Road et la Old Hope Road, est alors bordée de grandes maisons individuelles dans leurs propres terrains. Ce développement est rendu possible par le réseau de tramways ouvert en 1876. Dans les années 1880, une extension de ligne est construite jusqu'à Constant Spring au nord, permettant à la population de Kingston de s'installer à distance du centre-ville.

Au tournant du XXe siècle, Constant Spring constitue une destination prisée des visiteurs étrangers cherchant à échapper à la chaleur de Kingston. Le quartier est desservi par le tramway électrique toutes les vingt minutes depuis le port de Kingston. Le Constant Spring Hotel est réputé être l'un des deux meilleurs établissements de l'île avec le Myrtle Bank du centre de Kingston.

Développement et période coloniale tardive

Entre les deux guerres mondiales, la population de Kingston double et l'urbanisation progresse vers les quartiers nord de Saint Andrew. Dans les années 1940, le tissu bâti atteint la zone adjacente à la Constant Spring Road au nord du Sandy Gully. Constant Spring s'affirme alors comme l'un des secteurs de peuplement blanc et de classes supérieures de l'agglomération. En 1943, les concentrations de population blanche les plus marquées se trouvent dans les environs de Half Way Tree et de Constant Spring, où elles représentent plus de 20 % de la population.

Le Constant Spring Golf Club figure parmi les clubs de l'élite kingstonienne au milieu du XXe siècle.

Période contemporaine

Depuis l'indépendance, Constant Spring s'inscrit dans la ceinture des quartiers résidentiels de statut élevé développés au nord du Sandy Gully, aux côtés de secteurs comme Liguanea, Mona et les Red Hills. Dans les années 1990, ces nouvelles zones résidentielles du nord figurent parmi les secteurs à indice socio-économique le plus élevé de l'ensemble de l'agglomération de Kingston.

Références

  1. ↑ Clarke 1975, p. 35-36.
  2. ↑ (en) The Handbook of Jamaica, Kingston, Government Printing Office, , 414, 541
  3. ↑ Clarke et Howard 2006, p. 113.
  4. ↑ Guy Victor Duperré, Précis de l'abolition de l'esclavage dans les colonies anglaises, vol. 4, Paris, , p. 21
  5. ↑ Clarke 1975, p. 62.
  6. 1 2 Clarke 1975, p. 35.
  7. ↑ Edgar Mayhew Bacon et Eugene Murray Aaron, The New Jamaica, New York, Walbridge & Co., 1890, p. 98.
  8. ↑ B. Pullen-Burry, Jamaica As It Is, London, T. Fisher Unwin, 1903, p. 41.
  9. 1 2 Clarke 1975, p. ?.
  10. ↑ Clarke et Howard 2006, p. 114.

Bibliographie

Voir aussi

Articles connexes