| Prince de Valachie | |
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| Prince de Moldavie | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
Κωνσταντίνος Υψηλάντης |
| Nationalités | |
| Activité | |
| Père | |
| Mère |
Catherine Mourousi (d) |
| Conjoints | |
| Enfants |
Elena Ypsilántis (d) Aikaterini Ypsilanti (d) Alexandre Ypsilántis Dimítrios Ypsilántis Georgios Ypsilantis (d) Nikolaos Ypsilántis (d) Maria Ypsilanti (d) Gregory Ypsilanti (d) |
Constantin Ypsilántis (en grec : Κωνσταντίνος Υψηλάντης ; en roumain Constantin Ipsilanti) (1760–1816) est un prince phanariote qui est hospodar de Moldavie de 1799 à 1801 et de Valachie de 1802 à 1806. La monarchie est élective dans les principautés roumaines de Moldavie et de Valachie. Le souverain (voïvode, hospodar ou domnitor selon les époques et les sources) est élu par (et souvent parmi) les boyards, puis agréé par les Ottomans : pour être nommé, régner et se maintenir, il s'appuie sur les partis de boyards et fréquemment sur les puissances voisines, habsbourgeoise, russe et surtout turque, car jusqu'en 1859 les deux principautés sont vassales et tributaires de la « Sublime Porte ».
Il est l'aîné des fils d'Alexandre Ypsilántis et de Catherine Mourousis. Il aurait eu le poète Rigas comme précepteur et ami à partir de 1774. En 1776, il quitte Constantinople pour aller compléter ses études en Allemagne.
Grand Drogman de la Sublime Porte de 1796 à 1799, inspiré par la philosophie des Lumières et encouragé par les progrès de la Russie qui commence à se poser en protectrice des chrétiens des Balkans et en éventuelle restauratrice de l'empire byzantin, il participe à une conspiration et, découvert, s'enfuit à Vienne. La Russie, dont il a demandé la protection, obtient du sultan son pardon et le trône de la Moldavie en 1799, puis de la Valachie en 1802, pour une période de sept ans. Le sultan ayant voulu le révoquer malgré cette clause, il s'ensuit la guerre russo-turque de 1806-1812 : il s'enfuit à nouveau en 1805 à Saint-Pétersbourg et, en 1806, à la tête de 20 000 Russes, il attaque Bucarest au cours d'une nouvelle tentative de libérer les Balkans.
La paix de Tilsit fait échouer son projet. Il se réfugie en Russie et meurt à Kiev. Il a cinq fils dont deux jouent un rôle important dans la guerre d'indépendance grecque :
Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Constantin Ypsilántis » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)