Konstantin Savitski

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Constantin Savitski
Konstantin Apollonovitch Savitski
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 60 ans)
PenzaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Константин СавицкийVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Mouvement
Maître
Gymnasium Tchekhov (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Vue de la sépulture.

Konstantin Savitski (en russe : Kонстантин Аполлонович Савицкий, Konstantine Apollonovitch Savitski) est un peintre et un professeur russe des beaux-arts né à Taganrog en Russie, le et décédé le à Penza en Russie.

Biographie

Né dans le village de Frankovka ou Baranovka, tout proche de Taganrog dont Otto Pfeilizer-Frank était le gouverneur, le jeune Konstantin passa son enfance à Taganrog où sa famille résidait dans le bâtiment d'une école secondaire de garçons. Son père était médecin militaire et à la belle saison la famille louait une maison à Frankovka et c'est dans celle-ci que le futur artiste vit le jour. Cette habitation a disparu à tout jamais car depuis 1876 le village a laissé place au complexe sidérurgique TAGMET qui maintenant fabrique surtout des tuyaux pour pipelines.

Tout jeune Kostia (le diminutif russe de Konstantin) montra de l'intérêt pour le dessin et la peinture et ces disciplines furent ses favorites à l'école de Taganrog où il resta cinq années. Il ne dessinait pas seulement en classe mais aussi en dehors : par exemple lorsqu'il se trouvait sur le rivage de la Mer d'Azov avec ses parents. Subitement son papa et sa maman moururent alors qu'il n'avait que seize ans.

L'orphelin avait un oncle en Livonie, actuellement la Lettonie. Il partit le rejoindre et son tuteur le plaça dans un lycée où se retrouvaient des jeunes gens de la noblesse. Après y avoir passé deux ans, il en sortit diplômé en 1862 pour, conseillé par Lev Lagorio et Alexandre Beidman, rentrer la même année à l'Académie russe des beaux-arts à Saint-Pétersbourg. Il se retrouva dans une classe de peinture historique avec des professeurs comme Fiodor Bruni, T.A. Markov et Pavel Tchistiakov. Au cours des nombreuses années qu'il y passa, il eut pour camarades et amis de nombreux représentants célèbres de la culture russe comme le sculpteur Mark Antokolski, le critique d'art et journaliste Vladimir Stassov, l'écrivain et historien Nikolaï Karamzine, les peintres Ilia Répine, Ivan Kramskoï qui réalisa son portrait en 1871 (huile sur carton au musée des beaux-arts Ivan Kramskoï) , Ivan Chichkine, Viktor Vasnetsov et d'autres. Il devint l'un des meilleurs étudiants de l'Académie impériale des arts et commença à exposer. Sept médailles récompensèrent ses travaux : trois petites en argent en 1868 pour Orgue de Barbarie, une grande en argent en 1869 pour la Crucifixion du Christ, une grande en argent en 1870 avec des encouragements pour la Visite au fils malade et Locaux de la poudrière. Expulsé du pensionnat de l'Académie pour avoir critiqué le régime de l'établissement, il perdit sa bourse, se trouva dans une situation financière difficile et ne put concourir pour la grande médaille d'or cependant en 1871, il obtint une petite médaille d'or pour Cain et Abel. En 1873 il réalisa un de ses tableaux les plus connus qui se trouve maintenant à la Galerie Tretiakov à Moscou : Travaux de réparation sur une ligne de chemin de fer alors qu'il se trouvait avec Ivan Kramskoï à la station de Kozlovka-Zaseka près de Toula. Ce tableau, l'un des premiers à illustrer la vie de la classe ouvrière, des agriculteurs, des travailleurs journaliers fut acheté par Pavel Tretiakov et se trouve maintenant à Moscou dans la galerie du célèbre collectionneur.

À partir de 1872 certaines de ses œuvres étaient présentes aux expositions des Ambulants mais en 1874, il devint membre du groupe aux côtés de Kramskoï, Vassili Sourikov, Vassili Perov et bien d'autres. Leur but était de parcourir leur immense pays pour découvrir les sujets à peindre et à exposer rendant compte de la vie des gens simples et ainsi de se démarquer de l'art académique officiel qui illustrait la vie et les préoccupations de la classe possédante, client principal du marché de l'art.

Diplômé de l'Académie, selon la tradition, avec une bourse accordée par le Tsar Alexandre II de Russie, il partit deux ans à l'étranger pour voir et apprendre ce qui se faisait ailleurs. Il visita les Académies de Dresde et de Düsseldorf et aidé par l'argent qu'il retira de la vente du tableau Travaux de réparation sur une ligne de chemin de fer put vivre à Paris où il retrouva ses amis Ilia Répine et Vassili Polenov. Il profita de son séjour en France pour étudier le travail des paysagistes et cela l'inspira peut-être pour peindre, en 1875, lorsqu'il résida en Normandie, à Veules-les-Roses, Pêcheurs normands en péril. Cette année-là, en février, sa première épouse Catherine Savitskaya née Mitrokhine mourut tragiquement à Paris : elle se suicida lors d'une crise de jalousie. En 1876, il se rendit dans le centre où il peignit Voyageurs en Auvergne. C'est aussi au cours de son voyage en France qu'on apprit qu'il avait été impressionné par des réalisations de gravure sur métal. En 1878, certaines de ses œuvres furent présentées à l'Exposition universelle de Paris et en 1882 à l'exposition d'art de toute la Russie au palais de l'industrie à Moscou.

Assis de gauche à droite : Pavel Ossipovitch Kovalevski, Ilia Répine, Iegor Ourlaub (ru), Konstantin Savitski, Ievgueni Makarov. Debout : Vassili Polenov et Mikhaïl Koudriavtsev (ru) (1871)

De retour dans son pays, pendant vingt ans, il se consacra à l'enseignement. De 1883 à 1889 il résida à Saint-Pétersbourg et à Dinabourg, aujourd'hui Daugavpils pour exercer le métier de professeur à l'école centrale de dessin technique du baron Stieglitz à Saint-Pétersbourg. En aout 1886, il épousa une de ses élèves âgée de dix-neuf ans, Valeria Ippolitovna Dioumoulin dont les parents habitaient le petit village de Kossino dont il nous a laissé au moins une image dans son œuvre. Elle lui donna un fils, Gueorgui qu'il représenta dans les bras de sa mère en 1899.

De 1891 à 1897 il habita à Moscou pour donner des cours à l'école de peinture, de sculpture et d'architecture et y diriger, à partir de 1894, les classes supérieures. Enfin en 1897 il s'installa à Penza pour être, jusqu'à sa mort, directeur de la toute nouvelle école des beaux-arts « Nikolaï Dmitrievitch Seliverstov » ainsi appelée car elle avait été édifiée grâce au patrimoine, en grande partie, et sur les terres de ce général assassiné à Paris. La même année, il fut élu Académicien de l'Académie impériale des Arts dont il était membre depuis deux ans. De cette école sortirent, les diplômés les meilleurs étaient inscrits sans examen à l'Académie impériale des beaux-arts. Parmi les élèves qui fréquentèrent cet établissement on peut retenir, entre autres, Michel Larionov, Aristarkh Lentoulov, Vladimir Tatline, Alexandre Borissovitch Deltsov.

En 1896, avec Ivan Chichkine il travailla au tableau Un matin dans une forêt de pins où l'on voit quatre ours jouer dans un rompis. Longtemps on crut que ces oursons étaient des ajouts de Savitski mais plus récemment on découvrit que l'esquisse préliminaire était due aux deux artistes et que Savitski avait retiré sa signature.

Il est enterré à Penza, dans le cimetière Mitrofanovski près de la tombe du peintre Ivan Goriouchkine-Sorokopoudov et la galerie régionale d'art pictural de cette ville porte son nom :Galerie de peintures C. Savitski de l'oblast de Penza.

Son fils ainé, Gueorgui Konstantinovitch Savitski (ru) né le 10 octobre 1887 ( dans le calendrier grégorien) mort en 1949 a été également peintre.

Œuvres

La liste de la plus grande partie des œuvres que l'on peut observer dans les images fournies par internet.


Pour les titres d'œuvres ci-dessous, les dates n'ont pas été trouvées.

Hommages

La ville de Penza n'a pas voulu oublier le rôle qu'y a joué Konstantin Apollonovitch : ainsi dans cette ville on trouve la Galerie de peintures K. Savitski de l'oblast de Penza avec, à l'intérieur, depuis les années 1980, un musée commémoratif. Depuis 1955, une plaque sur le mur de l'École d'art de Penza K. A. Savitski (ru) explique pourquoi cet établissement porte son nom. Il y a aussi, depuis 1950, une rue K. Savitski et depuis 2011, un monument à K. A. Savitski (ru) a été érigé dans la cour de la Maison du gouverneur à Penza (ru).

De plus, le critique d'art Mikhaïl Porfirievitch Sokolnikov (ru) lui a consacré un livre, Konstantin Savitski : 1844-1905, édité en 1947 .

En 1959, E. G. Levenfich lui a consacré une monographie plus conséquente en gardant le titre mais en y ajoutant des illustrations, une centaine de pages et une couverture rigide.

Enfin à plusieurs reprises, avec quelques variantes, des enveloppes timbrées artistiques lui ont été consacrées.

Notes et références

  1. ↑ Club franco-russe de la culture et des arts ARTCORUSSE, « Konstantin Apollonovitch Savitsky », sur artcorusse.org (consulté le ).
  2. ↑ Dominique Laredo, « De Nice à Saint-Pétersbourg : la Galerie Serge Von Derwies : le Catalogue inédit de la collection Von Derwies (1904) », Revue russe, no 37,‎ , p. 150 (DOI https://doi.org/10.3406/russe.2011.2473, www.persee.fr/doc/russe_1161-0557_2011_num_37_1_2473, consulté le ).
  3. ↑ Selon les références qui suivent,.
  4. ↑ (ru) Kiritchek M. (Киричек М. С.), « né à Frankovka ou plus exactement à Baronovka (Родился на Франковке, точнее, на Бароновке…) », 11 février, Taganrog, МУП «Редакция газеты „Таганрогская правда“»,‎ , p. 7 (lire en ligne)
  5. ↑ Andreï Lebedev, Les Ambulants; société des expositions artistiques ambulantes, Léningrad, édition d'art, , 203 p. (BNF 34797741), p. 81-83
  6. ↑ (ru) Veretennikov V. (Веретенников В.), « Savitski à Dinabourg (Художник Савицкий в Динабурге) », 0, ХРОНОС – всемирная история в интернете,‎ (lire en ligne)
  7. ↑ « Константин Аполлонович Савицкий », sur penza.gallery (consulté le ).
  8. ↑ (ru) « école des beaux arts de Penza C. Savitski (Пензенское художественное училище К. А. Савицкого) », Pnzea News (Информационное агентство «PenzaNews») (consulté le )
  9. ↑ (ru) « Les deux auteurs de Un matin dans une forêt de pins (Два автора одной картины «Утро в сосновом лесу») », 13 juin, House of Art,‎ (lire en ligne)
  10. ↑ https://my.tretyakov.ru/app/masterpiece/10789
  11. ↑ « Коронация императора Александра III », sur culture.ru (consulté le ).
  12. ↑ « Савицкий К. А. Коронация императора Александра III. Шествие из храма Христа Спасителя », sur rusmuseumvrm.ru (consulté le ).
  13. ↑ https://www.geni.com/people/%D0%9A%D0%BE%D0%BD%D1%81%D1%82%D0%B0%D0%BD%D1%82%D0%B8%D0%BD-%D0%90%D0%BF%D0%BE%D0%BB%D0%BB%D0%BE%D0%BD%D0%BE%D0%B2%D0%B8%D1%87-%D0%A1%D0%B0%D0%B2%D0%B8%D1%86%D0%BA%D0%B8%D0%B9/6000000037793259203
  14. ↑ « Инок. 1897 г. - Пензенская областная картинная галерея им. К.А. Савицкого », sur penza.gallery (consulté le ).
  15. ↑ « Портрет жены  К.А. Савицкого  с сыном Георгием. 1899 г. », sur penza.gallery (consulté le ).
  16. ↑ «  Собака Зорька. 1903 г. - Пензенская областная картинная галерея им. К.А.… », sur penza.gallery (consulté le ).
  17. ↑ « Порт - Савицкий, Константин Аполлонович, картина в высоком разрешении », sur biblioclub.ru (consulté le ).
  18. ↑ « Клеть », sur vsdn.ru (consulté le ).
  19. ↑ « Константин Аполлонович Савицкий. 1844 », sur Букинистический магазин «Дракопанда» (consulté le ).
  20. ↑ https://readrate.com/rus/books/konstantin-apollonovich-savitskiy-1844-1905
  21. ↑ « Савицкий Константин Аполлонович на почтовой карточке с литерой В », sur filpersona.ru (consulté le ).

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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