
Un ordre contemplatif est un ordre religieux régulier monastique catholique dont les clercs, moines et moniales, ont prononcé des vœux religieux et fait un choix de vie, généralement cloîtrés, en respectant une règle monastique de vie commune principalement consacré à la prière et à la contemplation. Le « but de leur vie est l'union à Dieu dans l'amour », « une union aussi profonde et aussi continuelle que possible qui s'achèvera au ciel dans la vision de Dieu tel qu'Il est » d'où le nom de « vie contemplative » ou d'« ordre contemplatif ».
Pour l’Église catholique, la vie contemplative n'est pas réservée aux religieux consacrés : elle est destinée à tous,. Le Catéchisme de l’Église catholique rappelle que « Dieu nous appelle tous à cette intime union avec lui », c'est-à-dire que tous les chrétiens sont appelés à devenir des contemplatifs. Mais le catéchisme précise que les « grâces spéciales ou des signes extraordinaires de cette vie mystique » ne sont accordés qu'à une minorité de croyants, « en vue de manifester le don gratuit que Dieu fait à tous ». Ce point concernant les grâces mystiques (réservées par Dieu à quelques-uns) est régulièrement repris par des auteurs religieux, comme le père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus, qui, citant les écrits de Thérèse d'Avila et de Jean de la Croix, écrit que Dieu, dans sa liberté, n'accorde des grâces contemplatives qu'à certains. De nombreux autres religieux expriment régulièrement la même idée,.
Le père Marie-Eugène ajoute « toute âme peut être portée par Dieu à la plénitude de la vie mystique et de la contemplation »,. De même, pour les Chartreux, le « but de leur vie est l'union à Dieu dans l'amour », « une union aussi profonde et aussi continuelle que possible qui s'achèvera au ciel dans la vision de Dieu tel qu'Il est ». C'est pour cela que dans leur engagement monastique, leur « vie tout entière est tournée vers ce but d'où le nom de « vie contemplative ». »[réf. incomplète]. L'expérience contemplative n'est donc pas réservée aux chrétiens, ni même aux croyants : les athées peuvent avoir des grâces mystiques de contemplation (divine). Ainsi, le père carme Philippe de Jésus-Marie (ocd), cite comme exemple le cas d'André Comte-Sponville, athée, qui témoigne dans un de ses ouvrages d'une expérience mystique de contemplation.

Dès les premiers siècles de l’Église, des hommes et des femmes ont cherché à quitter leur vie quotidienne pour rechercher dans la solitude « l'union à Dieu ». Si les premiers ordres contemplatifs se développent très vite (comme les Bénédictins au VIe siècle), ceux-ci conservent une part de travail importante. Ainsi, la devise des Bénédictins est Ora et labora (« Prie et travaille »). Des ordres religieux à vocation pleinement contemplative se développent plus tard, au Moyen Âge avec les Chartreux (XIe siècle), les Carmes ou les Clarisses (XIIIe siècle). Si ces ordres mettent la prière et la contemplation au centre de leur vie spirituelle, ils conservent une part de leur temps au travail, pour gagner de quoi se nourrir. Pour ces religieux, le « but de leur vie est l'union à Dieu dans l'amour », « une union aussi profonde et aussi continuelle que possible qui s'achèvera au ciel dans la vision de Dieu tel qu'Il est ». C'est pour cela que dans leur engagement monastique, leur « vie tout entière est tournée vers ce but d'où le nom de « vie contemplative ». ».
Pour l'Église catholique, cette vie consacrée contemplative est une des sources de « la vie spirituelle dans l’Église ».
Dans le catholicisme, plusieurs ordres religieux sont dits dits « contemplatifs » (même si certains ont eu des évolutions vers l'ouverture apostolique), notamment :
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