

La contorsion est une discipline acrobatique pratiquée au cirque, en gymnastique et en cabaret-variété. Elle est basée sur des mouvements de flexion et d'extension extrêmes du corps humain. Elle nécessite une importante souplesse, une aptitude physique souvent naturelle, associée à un long (plusieurs années) et exigeant entraînement.
Dans quelques très rares cas, certains contorsionnistes sont atteints du Syndrome d'Ehlers Danlos, une maladie génétique qui modifie la structure du collagène et rend les tissus conjonctifs très élastiques.
L'un des pères de la contorsion est Eduard Klischnigg (1813-1877) qui étonna ses amis aux XIXe siècle en leur faisant croire qu'il avait des os en caoutchouc. La plupart des contorsionnistes ont une souplesse plus marquée vers l'avant ou vers l'arrière. Il est rare qu'un même contorsionniste puisse travailler dans les deux directions, même si certains cirques l'exigent.

Le contorsionniste peut choisir entre un style de présentation agréable et élégant, athlétique, mystérieux, choquant, sensuel voire érotique ou encore humoristique en fonction de la chorégraphie ou des tenues vestimentaires.
Exemples de numéros d'acrobaties contorsionnistes particuliers :
La contorsion est une discipline de cirque pouvant enrichir d'autres disciplines de cirque : équilibre-contorsion, trapèze fixe, main à main…

Un contorsionniste peut se produire seul ou être accompagné par un ou deux assistants, voire travailler en groupe de quatre ou cinq, chacun exécutant alors des figures différentes ou en pyramide (mandragores).
Dans le passé, le contorsionniste se produisait exclusivement dans les cirques et les foires. De nos jours, il travaille pour des cabarets, des boîtes de nuit, des parcs d'attractions, des spectacles de variétés télévisées, certains concerts.
Le Cirque du Soleil travaille fréquemment avec des contorsionnistes comme dans les spectacles Alegria, OVO (KURIOS ou Amaluna), Koozå, Viva ELVIS, Zumanity, Quidam, Varekai, O et Luzia.
Aujourd'hui, en lien avec le Nouveau cirque et le Cirque contemporain, certains contorsionnistes créent des réalisations artistiques poussées sous forme de spectacles. De nombreux chorégraphes et metteurs en scène travaillent également avec des contorsionnistes dans leurs spectacles.
Bien des mythes et erreurs ont été répandus pour expliquer les possibilités physiques des contorsionnistes. La plupart sont dus à l'ignorance de l'anatomie et de la physiologie humaine. Certains sont des racontars véhiculés par les protagonistes eux-mêmes dans le but de faire paraître leur art plus mystérieux.
La contorsion est très pratiquée en Asie et plus particulièrement en Mongolie où on la pratique depuis de nombreuses années. On a voulu y voir une connotation religieuse car beaucoup d'écoles se sont établies dans l'enceinte des temples. En fait, il s'agit plus d'une culture de la maîtrise du corps. En Mongolie, ainsi qu'en Chine, les enfants entrent dans des écoles spécialisées dès l'âge de cinq ans. Le matin est consacré aux exercices physiques et l'après-midi aux cours scolaires,. Les parents sont très fiers que leur enfant soit intéressé par le contorsionnisme et consentent des sacrifices pécuniaires importants pour ce peuple par ailleurs pauvre. Pour certains jeunes contorsionnistes, leur art est pour eux un moyen de se libérer de leur condition sociale en s'exhibant dans les cirques occidentaux où ils sont mieux payés.
En Chine, les jeunes artistes de cirque sont rémunérés par l'état, et sont considérés comme fonctionnaires et militaires. Ils travaillent toute leur enfance sur la réalisation de plusieurs numéros créés par leurs professeurs qu'ils tourneront dans le monde entier.
En France, il existe peu d'écoles de cirque qui enseignent la contorsion. Pour rentrer dans l'une de ces écoles professionnalisantes il faut avoir entre 18 et 23 ans et posséder une souplesse innée ou déjà acquise. La durée de la formation varie entre 2 et 4 ans.
Depuis 2003 à l'Automne, se déroule " The International Contortion Convention" à Cologne en Allemagne.
Pour devenir contorsionniste, il n'y a pas de formation spéciale. Bien sûr, on peut se former dans une des multiples écoles circassiennes, même si on ne peut pas apprendre la contorsion dans toutes les écoles. Beaucoup de contorsionnistes ont également pratiqué la gymnastique rythmique ou le ballet, deux disciplines où une grande souplesse est un critère essentiel.
Chacun peut pratiquer quelques tests pour évaluer sa souplesse : essayer de toucher son avant-bras avec le pouce du même membre, ou bien depuis la position debout descendre son buste jusqu'à toucher le sol avec ses mains. Si on arrive à faire ces deux exercices, on pourrait devenir contorsionniste.