

La correspondance (langage courant) est un échange de courrier généralement prolongé sur une longue période. Les correspondances de personnalités publiques, auteurs, artistes, apportent une lumière nouvelle, sous le prisme de l'intimité, à des œuvres déjà bien connues. La correspondance de personnes non publiques, comme celles de Madame de Sévigné, peut également éclairer sur le quotidien vécu.
La correspondance peut aussi devenir le support d'une œuvre épistolaire, c'est-à-dire un échange régulier de messages dont le contenu a une valeur littéraire avérée (si les lettres sont fictives, on parlera de roman épistolaire). Cet aspect de la littérature s'est particulièrement affirmé à partir du XXe siècle, en concomitance avec le développement de la sociologie de l'art. Toutefois, certaines correspondances antérieures à cette période ont également connu une « reconnaissance » en leur temps, comme celles d'Érasme ou de René Descartes.
La correspondance est aussi un support affectif, pour les correspondants de guerre qui écrivaient à leur marraine de guerre pendant la Première Guerre mondiale. Avec le temps, ces lettres sont devenues une précieuse source d'informations sur la façon dont le conflit était perçu par les poilus.
Pour des raisons économiques, la technique de l'écriture croisée fut utilisé pour la correspondance au XIXe siècle en Angleterre.
Les plus anciennes correspondances privées connues datent de 4 000 ans. Des milliers de tablettes d'argile trouvées en Mésopotamie entre Assur et Kanesh, écrites en paléo-assyrien par des femmes (épouses, veuves, éleveuses de bœufs, comptables ou dévotes), relatent des mariages et des divorces, le commerce et la fraude fiscale, le métier d'éleveuse ou de tisseuse. Nombre de ces récits diffèrent très peu de récits actuels,.