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9 748 007 (2024) |
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2 948 426 (2023) |
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223 532 (2024) |
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25 976 (2020) |
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21 305 (2023) |
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19 545 (2021) |
| Régions d’origine |
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| Langues | Espagnol |
| Religions | Catholicisme, Religions afro-cubaines, Protestantisme |
| Ethnies liées | Européens, Africains subsahariens, Taïnos |
Cubains (en espagnol: cubanos) désigne les citoyens et ressortissants de la République de Cuba, ainsi que les membres de la diaspora cubaine qui s'identifient culturellement ou ethniquement comme Cubains, indépendamment de leur citoyenneté actuelle.
La population résidente de Cuba s'établissait à environ 9,7 millions de personnes à la fin de 2024, selon des chiffres préliminaires présentés par l'Oficina Nacional de Estadística e Información (ONEI). Selon l'Oficina Nacional de Estadística e Información (ONEI), la population du pays connaît une baisse soutenue sous l'effet combiné d'une émigration importante et d'un taux d'accroissement naturel négatif. Des analyses démographiques indépendantes suggèrent que la population résidente réelle pourrait être inférieure aux chiffres officiels, notamment en raison d'une sous-estimation de l'émigration vers des destinations autres que les États-Unis.
Hors de l'île, les États-Unis abritent de loin la plus importante communauté cubaine, estimée à environ 2,9 millions de personnes d'origine cubaine en 2024, concentrées principalement en Floride — notamment dans la région métropolitaine de Miami — ainsi qu'au Texas, en Californie, dans le New Jersey et à New York,. L'Espagne constitue la deuxième communauté diasporique cubaine en importance, avec des populations moindres présentes au Mexique, en Italie et au Canada.
La population de Cuba se compose principalement de trois groupes d'origine: les colons et immigrants espagnols — issus en grande partie d'Andalousie, de Galice, des Asturies et des Îles Canaries — les Africains subsahariens déportés vers l'île dans le cadre de la traite transatlantique des esclaves, ainsi que les peuples autochtones précolombiens, au premier chef les Taïnos et les Ciboneys,. Une part notable de la population cubaine — dont l'ampleur exacte demeure sujette à débat démographique — porte une ascendance mêlée héritée des trois groupes, fruit non d'un métissage récent mais de plusieurs siècles d'unions intergroupes accumulées de génération en génération,. Si les communautés afro-cubaines et hispano-cubaines ont perduré en tant qu'entités ethnoculturelles distinctes, aucun groupe équivalent de descendants autochtones n'a survécu à l'effondrement démographique catastrophique du XVIe siècle ; l'ascendance taïno subsiste néanmoins dans la population cubaine au niveau génétique, ainsi qu'en témoignent plusieurs études fondées sur l'analyse de l'ADN mitochondrial,,. La langue espagnole, et plus précisément l'espagnol cubain, est parlée par les Cubains tant sur l'île qu'au sein de la diaspora.
En espagnol: cubanos (singulier masculin cubano, féminin cubana); en français: Cubains (singulier Cubain au masculin, Cubaine au féminin); en anglais: Cubans. Le gentilé dérive du nom de l'île de Cuba, dont l'étymologie est généralement rattachée à la langue taïno, parlée par les peuples autochtones des Grandes Antilles avant la colonisation espagnole au tournant du XVIe siècle siècle; plusieurs hypothèses ont été avancées quant à sa signification exacte, notamment cubao (« là où abonde la terre fertile ») et coabana (« grand lieu »), sans qu'un consensus définitif ne se soit imposé dans la littérature spécialisée.
La nation moderne de Cuba, située dans les Caraïbes, est apparue comme république indépendante à l'issue de la Guerre hispano-américaine de 1898, qui mit fin à près de quatre siècles de domination coloniale espagnole, période sous laquelle une grande partie de l'identité cubaine s'était déjà forgée. La période d'influence directe des États-Unis qui s'ensuivit prit fin avec l'indépendance formelle du pays en 1902.
La Révolution cubaine de 1959, qui porta Fidel Castro au pouvoir, transforma profondément l'ordre politique du pays et chercha à redéfinir l'identité nationale autour d'idéaux socialistes et anti-impérialistes.
L'histoire démographique contemporaine de Cuba fut marquée, depuis la révolution, par plusieurs vagues d'émigration importante, notamment à partir du milieu des années 1960, lors de l'exode de Mariel en 1980 et durant la crise des balseros de 1994. L'exode le plus récent — et de loin le plus important —, survenu dans le contexte de la crise économique aiguë et des tensions politiques qui suivirent les manifestations de juillet 2021, aurait conduit au départ de plus d'un million de Cubains entre 2021 et 2024, selon plusieurs analyses démographiques et économiques,.
Cuba possède l'un des âges médians les plus élevés d'Amérique latine et des Amériques, estimé à environ 42 ans selon la révision 2024 des Perspectives de la population mondiale des Nations unies,. Ce profil démographique — résultant de taux de fécondité historiquement bas, d'une espérance de vie relativement élevée et d'une émigration disproportionnée de jeunes adultes — est généralement associé à des sociétés connaissant un vieillissement rapide.
Le peuple cubain descend principalement de trois grands groupes de population: les colons et immigrés Espagnols; les Africains réduits en esclavage et leurs descendants, transportés vers l'île dans le cadre de la Traite négrière transatlantique; et les peuples autochtones de Cuba, principalement les Taïnos et d'autres peuples arawaks des Caraïbes. Une proportion importante de la population cubaine est d'ascendance mixte, résultat de plusieurs siècles de métissage entre ces groupes. Bien qu'il n'existe plus de communautés autochtones distinctes et organisées à Cuba, des études génomiques ont identifié une persistance variable d'ascendance amérindienne dans la population contemporaine, particulièrement dans l'est du pays.
D'après le recensement de 2012, 64,1 % des Cubains sont blancs, 9,3 % sont noirs et 26,6 % mulâtres. Ces chiffres ont été contestés par certains chercheurs et organisations, qui estiment que l'auto-identification raciale à Cuba demeure influencée par des facteurs historiques et sociaux hérités de la période coloniale,. Le recensement de Cuba de 2012, réalisé en septembre 2012 par l'Oficina Nacional de Estadísticas e Información (ONEI), demeure en 2026 le plus récent recensement national achevé sur l'île. Un nouveau recensement de la population et des logements, initialement prévu pour 2022, a été reporté à plusieurs reprises en raison de la crise économique du pays et de contraintes logistiques.
Les principales traditions religieuses à Cuba sont le catholicisme, historiquement dominant; la Santería (également appelée Lucumí ou Regla de Ocha), religion afro-cubaine issue de l'intégration syncrétique de croyances yorubas et d'éléments catholiques; ainsi que diverses dénominations protestantes qui se sont développées au XXe siècle.
La dévotion mariale à la Vierge de la Charité d'El Cobre (Nuestra Señora de la Caridad del Cobre), dont le culte remonte à la période baroque espagnole et qui fut proclamée patronne de Cuba par le pape Benoît XV en 1916, constitue un axe central de l'identité religieuse et nationale cubaine, partagé au-delà du catholicisme par les pratiquants des religions afro-cubaines, qui l'identifient à l'orisha Ochún.
Implanté durablement à Cuba à partir de 1898 dans le sillage de l'intervention américaine, le protestantisme — longtemps contraint sous le régime révolutionnaire — connaît un essor marqué depuis les années 1990, dominé par le courant pentecôtiste,.
Une proportion significative de la population se déclare sans religion ou séculière, phénomène souvent associé à l'athéisme d'État promu durant les premières décennies du gouvernement révolutionnaire.
La cuisine cubaine résulte d'une synthèse progressive entre les traditions culinaires des Taïnos, peuple autochtone de l'île, et les apports espagnols et africains introduits durant la période coloniale, auxquels se sont ajoutées, au XIXe siècle siècle, des influences chinoises liées à l'immigration de travailleurs sous contrat,.
La base aromatique commune à la majorité des préparations est le sofrito — mélange d'oignons, d'ail, de poivrons et de tomates revenus à l'huile, souvent relevé de cumin et d'origan — auquel s'associent fréquemment l'adobo et le sazón.
La cuisine cubaine se distingue par ailleurs des autres cuisines des Caraïbes par une relative absence de piment fort, les saveurs privilégiées étant davantage celles de l'ail, du cumin et des agrumes, notamment la orange amère.
Parmi les plats les plus représentatifs figurent la ropa vieja, les moros y cristianos, le lechón rôti et les tostones.