Cyriaque Gillain en 1918. | ||
| Surnom | Kabalu au Congo belge | |
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| Nom de naissance | Cyriaque Cyprien Victor Gillain | |
| Naissance | Biesme-la-Colonoise (Namur, Belgique) |
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| Décès | (à 74 ans) Uccle (Brabant, Belgique) |
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| Allégeance | ||
| Arme | Cavalerie | |
| Grade | Lieutenant-général | |
| Commandement | District de Lualaba 4e lanciers 1e brigade de cavalerie |
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| Conflits | Première Guerre mondiale | |
| Faits d'armes | Bataille de Haelen Bataille de la Lys |
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| Distinctions | Grand cordon de l'ordre de Léopold Commandeur de la Légion d'honneur |
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| Autres fonctions | Secrétaire général de l'Union coloniale belge Premier président de l’Université coloniale d'Anvers |
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Cyriaque Gillain, né à Biesme le et mort à Uccle le , est un général belge, ancien chef d'état-major de l'armée belge qui a pris une part importante à la Première Guerre mondiale.
Cyriaque Cyprien Victor Gillain, né à Biesme le , est le fils d'Adolphe Gillain et de Virginie Alexandre. Après son retour du Congo belge, il se marie le à Marchienne-au-Pont dans l'entité de Charleroi avec Adèle Ménétrier qui lui donne une fille. Son épouse décède le . Le , il se remarie à Marchienne-au-Pont avec Eugénie Ménétrier, sœur de sa défunte épouse, qui se charge de l'éducation de sa fille orpheline. Dans le privé, il est amateur du jeu de balle-pelote dont il encourage la pratique dans l'armée.
Engagé volontaire à l'âge de 18 ans auprès du 4e régiment d'artillerie, il entre à l'École royale militaire en 1878. Il en sort en 1880 avec le grade de sous-lieutenant d'artillerie. En Il est transféré à sa demande dans la cavalerie au 2e régiment des Guides. Lieutenant en 1886, il est admis à l'École de guerre. Il en sort en 1888 avec le brevet d'état-major.
À peine sorti de l'École de guerre, il répond à l'appel du roi Léopold II et débarque à Boma au Congo belge le . Promu capitaine de la Force publique, il reste au Congo jusqu'en 1896 et prend part à toutes les grandes opérations contre les esclavagistes. Il prend part à l'expédition Le Marinel de 1890 pour explorer le Lomami et réorganise le camp de Lusambo. Il revient en Belgique de à avant de revenir au Congo comme commissaire de district et de collaborer avec Francis Dhanis. À la suite d'un désaccord après la prise de Kasongo, ce dernier demande son retour à Lusambo, ce qui est fait en . À la suite de fièvres dysentériques, il retourne définitivement en Belgique le .
Il reprend alors son service à l'armée métropolitaine comme capitaine du 1er régiment de Lanciers.
En 1890, il est capitaine-commandant. Il devient aide de camp du général Mallet et, en 1904, du général Mersch à la division de cavalerie. Il est promu major en 1906, puis lieutenant-colonel chef d'état-major adjoint au 3e régiment de Lanciers en 1909. En 1913, il est colonel et commande le 4e régiment de Lanciers.
Au tout début de la Première Guerre mondiale, son régiment se distingue à la bataille de Haelen le qui voit la cavalerie belge défaire la 4e division de cavalerie allemande. Lors du siège d'Anvers, il combat avec son régiment à Werchter, Aerschot, aux environs de Pellenberg près de Louvain et dans la région d'Alost. Le , il est désigné pour commander la 1re brigade de cavalerie qui contribue à protéger le flanc de l'armée belge en retraite vers l'Yser. Avec la cavalerie anglaise et française, la 1ère brigade participe aux combats du sur le front de l'Yser dans la forêt de Houthulst .
Il est promu général-major le . Le , il est nommé lieutenant-général, grade le plus élevé dans la hiérarchie militaire belge, et remplace à cette date le lieutenant-général Ruquoy à la tête de la 5e division d'armée. Le , il succède à ce dernier comme chef d'état-major général de l'armée belge, le roi Albert Ier ayant porté son choix sur lui parce qu'il avait la réputation d'épargner la vie des hommes.
Son action aux côtés du souverain s'avère en particulier déterminante à deux reprises. Lors de la bataille de la Lys, l'armée belge brise dans son secteur la grande offensive allemande en . À cette occasion, il ordonne « de se cramponner jusqu'à la dernière extrémité au territoire national et au camp retranché de l'Yser » . Le , les 3e et 4e division belges remportent la victoire de Merckem. De même, l'offensive des Flandres du amène les alliés belges, français et anglais du Groupe d'armées des Flandres (GAF) à la victoire. Sous la direction du général Gillain, l'état-major organise l'engagement des forces belges disponibles et la nécessaire coopération avec les armées française et anglaise. À la suite de ces victoires décisives pour le cours de la guerre, il est cité à l'ordre du jour de l'armée française le et de l'armée belge le . Selon cette dernière citation: « A mérité la reconnaissance de l'Armée et du Pays pour l'habilité et la maîtrise avec lesquelles il dirigea d'après les ordres du Roi, l'offensive victorieuse de l'Armée belge ».

Il demande à être démis de son commandement en en raison de son mauvais état de santé dû aux fièvres contractées en Afrique.
Il continue toutefois à manifester un vif intérêt pour l'armée. Le , il est élu sénateur coopté. Il participe à ce titre aux débats parlementaires et est vice-président de la Commission sénatoriale de la Défense nationale. Il est aussi un des signataires de la proposition de loi visant à créer une université flamande.
Il garde un vif intérêt pour la colonie belge du Congo. Il est le fondateur du Cercle africain en 1920 et est le secrétaire général de l'Union coloniale de 1920 à 1930. Il accepte également la présidence de l'Université coloniale de Belgique créée à Anvers en 1920 et la dote d'une organisation modèle.
Le , il décède à Uccle et reçoit des funérailles nationales le . Il est inhumé au cimetière de Marchienne-au-Pont dans l'entité de Charleroi.
Il refuse le titre de baron le justifiant ainsi à ses proches : « Je suis Gillain, je resterai Gillain ».
Une rue a été baptisée « Rue du lieutenant-général Gillain » à Marchienne-au-Pont.
Un monument en pierre est érigé le à sa mémoire, à celle des militaires et des déportés à Biesme.