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Daniil Andreevitch Solojef (en cyrillique: Даниил Андреевич Соложев), né à Pétrograd le 7 février 1908 ( dans le calendrier grégorien) et décédé le à Paris,, est un poète, peintre et illustrateur russe s’apparentant à l’école surréaliste et néo-primitiviste.
Dan Solojoff est né à Saint-Pétersbourg le (selon le calendrier julien en cours jusqu’en 1918 en Russie) dans une famille de médecin.
Il quitte la Russie en 1920 et séjourne tout d’abord en Bessarabie.
En 1944, il est déporté avec sa femme dans un camp de travaux forcés en Allemagne. De 1945 à 1960, il s'établit à Lyon. Puis, à partir de 1960, il vit à Paris.
Il meurt le à Paris. Il est enterré au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).
Artiste éclectique, son œuvre picturale (à l’huile ou à la gouache), sans se rattacher à aucune école, présente des caractéristiques proches du surréalisme et du néo-primitivisme chers à Marc Chagall qu’il rencontra à Cannes en 1962).
Jean-Pierre Delarge le qualifie de « dessinateur elliptique et aquarelliste symboliste qui reprend parfois à Picabia le système des transparences ».
Pour Jerzy Waldemar Jarocinski, dit Waldemar-George, « ses teintes phosphorescentes […] scellent progressivement l’unité et engendrent l’harmonie. Si le motif : oiseau de feu ou sirène, est un fil conducteur, la cadence des valeurs chromatiques apparaît comme la raison majeure de ses poèmes picturaux […]. Les œuvres de Solojoff trahissent un peintre slave, d’éducation française. »
À partir de 1957, il commence, en parallèle, une carrière d'illustrateur qui se traduit par de nombreux ouvrages dont ceux des éditions de Baudelaire, Verlaine, La Bible, etc. Il édita, lui–même, certains de ses livres.
Sa poésie est singulière. Antonia Bernard, dans la Revue des études slaves, la décrit comme « le vers est libre sans être relâché, original sans recherche d’extravagance. Le poète ne s’est guère soucié de modernismes de toute sorte, leur préférant une humble authenticité. Voir les commentaires d'Antonia Bernard dans la Revue des études slaves : Année 1996 / Volume 68 / N° 68-1 PP 144 à 147