| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Professeurs, professions scientifiques (), économiste |
| Membre de |
Les Économistes atterrés (2013-2024) |
|---|
David Cayla, né le 12 janvier 1976 à Clermont-Ferrand, est un économiste, français, maitre de conférences en économie politique à l’université d’Angers et chercheur au Granem (Groupe de recherche angevin en économie et management). Ses travaux portent principalement sur l’économie institutionnelle, la macroéconomie critique et les politiques économiques européennes.
David Cayla suit un cursus en économie à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il obtient un doctorat en économie en 2007 .
Sa thèse porte sur l’apprentissage organisationnel et les dynamiques de coordination dans les organisations économiques, dans une approche relevant de l’économie institutionnelle et de la théorie des organisations.
Il exerce également des responsabilités administratives universitaires en tant que vice-doyen à la pédagogie jusqu’en octobre 2025.
Il obtient en 2025 une habilitation à diriger des recherches (HDR) en sciences économiques à l’université Côte-d'Azur, sur la base d'une synthèse de travaux intitulée Essai sur les transitions économiques : une approche par l’économie institutionnelle.
Après son doctorat, il devient maître de conférences en économie politique à l’Université d’Angers, où il enseigne notamment la macroéconomie, l’économie européenne et l’analyse des politiques publiques .
Il est rattaché au laboratoire GRANEM, unité de recherche en économie et management, qui regroupe des enseignants-chercheurs travaillant sur les transformations économiques, sociales et environnementales .
Les travaux de David Cayla s’inscrivent dans l’économie institutionnelle et l’économie politique. Ils portent notamment sur les transformations du capitalisme contemporain, les crises économiques et financières, les politiques économiques européennes ainsi que la transition écologique et ses dimensions institutionnelles.
David Cayla développe dans plusieurs entretiens de presse une critique du néolibéralisme comme cadre institutionnel structurant les politiques économiques européennes, en particulier autour de la concurrence et des mécanismes de marché. Il explique notamment que le néolibéralisme doit être compris comme un système de gouvernance dans lequel l’État organise lui-même les marchés plutôt que de les limiter .
Un axe important de ses travaux porte sur la construction européenne, qu’il analyse comme un ensemble de règles institutionnelles orientées vers la généralisation de la concurrence. Il critique en particulier les traités européens, qu’il considère comme ayant constitutionnalisé certains principes économiques limitant les politiques industrielles nationales .
David Cayla établit un lien entre les politiques néolibérales et la montée des tensions politiques contemporaines, notamment les phénomènes qualifiés de populisme. Il défend l’idée que ces phénomènes doivent être compris comme des réactions structurelles à la réduction du champ des politiques économiques possibles dans les démocraties .
Dans le domaine de l’énergie, il critique les mécanismes de marché européens, notamment le marché de l’électricité, qu’il analyse comme un exemple des limites de la concurrence organisée. Il plaide pour un retour de formes plus fortes de régulation publique, voire de monopoles publics dans certains secteurs stratégiques .
Il développe également une critique du libre-échange généralisé, qu’il associe à des déséquilibres industriels et à une perte de souveraineté économique des États européens. Cette analyse s’inscrit dans une réflexion plus large sur les limites de la mondialisation telle qu’organisée depuis les années 1980 .
David Cayla est membre du collectif des Économistes atterrés à partir de 2013,, un groupe d’économistes hétérodoxes critiquant les politiques économiques néolibérales et proposant des alternatives en matière de politique économique. Il quitte ce collectif en 2024 après l'exclusion de Christophe Ramaux, Henri Sterdyniak et Catherine Mathieu du conseil d’administration,.