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David Col, né à Anvers le et mort dans la même ville le , est un artiste peintre belge.
Né à Anvers, le , Jean David Col est le fils de Jacques Col (1793-1867), serrurier, et de Marie Garderes, originaire de Pau (1792-1859). Le , il épouse à Anvers Marie Thérèse Wyns (1824-1899).
Destiné par ses parents à devenir cuisinier, David Col, est, à l'âge de quatorze ans, engagé comme apprenti chez M. Mondoc, retaurateur à Anvers. Il est renvoyé au terme de quelques mois. Un client de la maison lui permet d'effectuer les démarches nécessaires afin d'inscrire David Col à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers dirigée par Gustave Wappers. En 1841, il doit effectuer son service militaire, et trouve le moyen de se constituer de petits revenus en réalisant le portrait de nombreux militaires. Six mois après son incorporation dans l'armée, il obtient son congé et peut entrer pleinement dans la carrière artistique.

À partir de 1846, David Col il participe régulièrement aux salons triennaux belges. En 1853, il reçoit une médaille à Dunkerque, puis il obtient successivement une distinction à Ypres, à Philadelphie et à Vienne. En 1896, il devient membre agrégé au corps académique d'Anvers. Il forme plusieurs artistes tels Karl Geißler et Auguste Zélis.
Grâce à des marchands d'art, tel Albert Dhuyvetter, nombre de ses toiles sont vendues aux États-Unis. En 1897, afin de fêter ses 75 ans, une grande manifestation artistique a lieu à Anvers. De nombreux artistes y assistent dont Pierre Van der Ouderaa qui vient de réaliser un portrait du jubilaire.
Le , après une double pneumonie, David Col meurt, à l'âge de 77 ans, avenue Moretus no 44 à Anvers. Il est inhumé au Schoonselhof,.
David Col peint des scènes de genre, des portraits et des représentations animalières. Il connaît un succès immédiat grâce à ses scènes de la vie quotidienne empreintes d'un humour léger. Ses portraits donnent à voir des physionomies expressives et vraies. Ses premières œuvres témoignent de la forte influence de Jean-Baptiste Madou et surtout de Ferdinand de Braekeleer. Ses tableaux le lient à l'art flamand et particulièrement anversois.
Il collabore souvent avec d'autres artistes, tels que Constant Boon (1830-1882), qui réalise également des scènes de genre, Eugène Remy Maes, qui peint des animaux de ferme (principalement de la volaille) et Henriëtte Ronner-Knip, spécialisée dans la représentation des chats.
Lorsque David Col expose, au Salon de Bruxelles de 1872, le critique d'art du quotidien L'Indépendance belge écrit :
« M. David Col s'attache au sujet et c'est le domaine des idées plaisantes qu'il exploite. […] Dans ses essais de peinture humoristique, M. Col faisait parfois du comique trivial. C'était une erreur dont il est revenu. Sans être moins drôle, il a plus de finesse. Rien de plus amusant de voir que la mine du chasseur qui rentre sans avoir rien attrapé qu'une mouche dans l'œil, dont sa femme ou sa fille essaye de le débarrasser en lui soufflant à pleine joue entre les paupières. Bien divertissante aussi est la grimace d'un bonhomme qui vient de recevoir sur la main un assez rude coup de baguette, en tenant un paillasson qu'une voisine battait pour en faire sortir la poussière. Les deux figures sont parfaites d'expression. Le bonhomme maugrée sans trop se fâcher , car la voisine est jolie et celle-ci n'ose pas trop rire. M. Col ne se borne pas à trouver des situations comiques et à donner de l'esprit à ses figures. Il dessine fort bien et met presque autant de finesse dans sa peinture que dans ses compositions. Ses " Profonds politiques " font aussi un agréable tableau, mais il a eu le tort de répéter ce que M. Madou avait si bien dit avant lui. »




Des œuvres de David Col sont conservées dans les lieux suivants :