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David Hirsh, né le est un essayiste et sociologue britannique enseignant à la Goldsmiths, University of London. Il est, en 2005, l'un des cofondateurs d'Engage (organisation) (en), une plateforme en ligne britannique de lutte contre le boycott académique d'Israël.
Il grandit dans une famille juive du quartier londonien de Highgate où il est scolarisé à la Highgate School jusqu'à l'âge de 15 ans. Il convainc ensuite ses parents de l'inscrire à la Woodhouse Grammar School,. Durant plusieurs années, il est militant trotskiste au sein de l'Alliance for Workers' Liberty (Alliance pour la liberté des travailleurs) et, dans les années 1980, un militant de premier plan au sein de la National Organisation of Labour Students. Il étudie brièvement la physique à l'Université de Sheffield, puis travaille comme chauffeur pendant plusieurs années. Il est diplômé de la City University, London et titulaire d'une maîtrise en philosophie et théorie sociale et d'un doctorat de l'université de Warwick, sa thèse portant sur les crimes contre l'humanité et le droit international.
Il remporte le prix Philip Abrams Memorial de la British Sociological Association pour le meilleur premier livre en sociologie de l'année 2004, avec son ouvrage Law Against Genocide: Cosmopolitan trials. Ce livre, qui traite de la signification du « droit cosmopolite », contient un compte rendu du procès britannique de 1999 d'Anthony Sawoniuk pour sa participation aux crimes de la Shoah en Biélorussie en 1942.
En 2005, il est l'un des co-fondateurs du site web Engage, une ressource destinée aux opposants du boycott d'Israël,. Entre 2005 et 2007, Hirsh s'implique dans l'opposition aux boycotts d'universités israéliennes proposés par des universitaires britanniques. Hirsh déclare alors au Guardian : « Il n'y a peut-être pas de motivations antisémites, mais le fait d'organiser un boycott universitaire visant uniquement les universitaires juifs israéliens et personne d'autre dans le monde, c'est bel et bien une politique antisémite » .
En 2017, il publie, Contemporary Left Antisemitism, (L'Antisémitisme de la gauche contemporaine) qui combine récit et étude de cas avec analyse sociologique et théorie pour comprendre le phénomène alors contesté de l'antisémitisme à gauche.
Avec Daniel Allington, il met au point l'échelle AzAs (Antisémitisme antisioniste) pour mesurer quantitativement l'antisémitisme tel qu'il s'exprime à l'égard d'Israël et de ses partisans. Dans un article de suivi paru en 2022, il écrit que le terme « sioniste » est devenu, pour certains intellectuels du discours académique contemporain, un élément de code antisémite désignant les « Juifs ». Il affirme que cela contribue à la persistance de l'antisémitisme institutionnel et que l'adoption de la définition de l'antisémitisme de l'IHRA est nécessaire pour remédier à ce problème. Il déclare notamment :
« [t]he left-wing tradition of antizionism, which professes unconditional opposition to antisemitism, is only one tradition. In the real world that tradition finds itself in a broad alliance with antisemitic movements that do not find the distinction between hostility to Israel and hostility to Jews to be of much significance [...] it is impossible to tell whether an element of antizionist rhetoric is right-wing, left-wing, or Islamist [...] Antizionism does not allow Jews, individuals or communities, to define their own identities. It defines their Zionism for them, against their will, and without consultation. It defines Zionism as racism and as support for apartheid. In so doing it defines most Jews as alien to any decent community of human beings. »,.
Il est le directeur académique et le directeur général du London Centre for the Study of Contemporary Antisemitism, dont la mission déclarée est de « remettre en question les fondements intellectuels de l'antisémitisme dans la vie publique ».
En 2010, Hirsh forge l'expression « formule de Livingstone », en référence à Ken Livingstone, pour désigner l'argument avancé par ceux qui sont accusés d'antisémitisme selon lequel cette accusation vise à délégitimer leurs critiques d'Israël ; il s'agit, affirme-t-il, d'accuser les Juifs d'instrumentaliser le racisme. Alvin Hirsch Rosenfeld décrit la formulation Livingstone comme « un trope courant de l'antisémitisme contemporain au Royaume-Uni ». Le Comité pour l'exactitude des reportages sur le Moyen-Orient en Amérique (CAMERA), un groupe pro-israélien, accuse la BBC d'utiliser systématiquement la formule de Livingstone, avec des déclarations telles que : « D'autres affirment que le gouvernement israélien et ses partisans confondent délibérément antisionisme et antisémitisme afin d'éviter les critiques ».