Debout sur le zinc, abrégé Debout ou DSLZ, est un groupe de la nouvelle scène française, originaire de Rambouillet. Ses membres empruntent leurs mélodies aux rythmes rock, tziganes, yiddish ou orientaux mais en font une musique originale grâce à leurs textes et à leurs arrangements.
Biographie
Débuts (1995—2000)
Le groupe DSLZ émane de deux formations l’une de chanson rock, l’autre de folkirlandais. En , deux duos d’amis se rencontrent au lycée, à Rambouillet: Simon Mimoun et Olivier Sulpice, puis Christophe Bastien et Cédric Emolieff dit «Momo». Peu de temps après, Fred Trisson, un ami de Simon, se joint au groupe. Ils créent alors un répertoire basé sur les compositions et les influences de chacun. Ils entament une série de concerts dans les bars, la rue ou en première partie d’artistes confirmés tels que La Tordue, Louise Attaque, Rachid Taha, Les Garçons bouchers…
Le groupe compose et participe musicalement sur scène avec Romain Sassigneux ami de Fred, à L'Éveil du printemps de Frank Wedekind mis en scène par Bruno Lajara (notamment au festival d'Avignon en 1997). En , à la recherche d’un contrebassiste, le groupe rencontre William Lovti. En , parait leur premier album, homonyme du groupe, auquel participe Romain Sassigneux, qui fera définitivement partie du groupe par la suite. L’album est enregistré à Acousti et réalisé par Alain Cluzeau, qui a également été le directeur artistique de Bénabar. Sa diffusion est assurée par Wagram.
Succès et diversification (2001—2014)
Leur deuxième album, encore édité par Wagram, parait en sous le titre L’Homme à tue-tête, proposant des chansons dans un univers proche des Têtes raides. Il reçoit des critiques du Nouvel Obs et de Télérama l’évaluant à trois étoiles. DSLZ écrivent et interprètent la chanson Poil aux yeux qui parait en dans l’album de chanson jeunesse La Pittoresque Histoire de Pitt'ocha, coordonné par Les Ogres de Barback.
Les DSLZ en sont à plus de 80 concerts et sortent sous la marque Wagram, un troisième album autoproduit, Des singes et des moutons. Les DSLZ accélèrent le rythme des tournées partout en France avec des scènes marquantes comme l'Olympia, la Cigale, le Printemps de Bourges, Solidays et à l’étranger (Suisse, Belgique, Russie, Madagascar…). Ils préparent en même temps un quatrième album, Les Promesses, avec une volonté de pousser un peu plus vers la musique électrique. Celui-ci parait en . Le , ils clôturent le festival LaSemo, accompagnés des Ogres de Barback.
Prenant une «pause musicale», DSLZ se consacre à l’interprétation de l’Abécédaire musical écrit par Boris Vian et mis en musique par Lucienne Vernay, dans un livre-CD qui parait en 2012, et se vend à plus de 10 000 exemplaires dans les six mois qui suivent sa sortie. Les artistes écrivent alors un spectacle théâtral mettant en scène les pistes de l’album pour se produire jusqu’en devant les enfants.
Nouveaux albums et concerts (depuis 2015)
DSLZ le à Grandchamps-des-Fontaines (Loire-Atlantique).
En , deux membres quittent le groupe et deux autres arrivent: William Lovti pour raisons médicales et Christophe Bastien sont remplacés par Thomas Benoît et Marie Lalonde (elle même très vite remplacée par Chadi Chouman)
En , Debout sortent leur neuvième album intitulé Eldorado(s) dans lequel ils abordent les thèmes de l’immigration (Lampedusa), de la condition féminine et de l’enfance.
En 2021, le groupe sort son 10e album, L'Importance de l'hiver, qui a été initié lors du premier confinement de 2020 en France. À la fin 2021, le groupe chante des textes de Boris Vian. À l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Boris Vian, Debout sur le zinc présente, en , à l’Antichambre, un album écrit en hommage à l’artiste. Le , le groupe joue un concert, à l'Orange Bleue de Vitry-le-François.
En 2012, le groupe enregistre une version de l’abécédaire écrit par Boris Vian, à destination des enfants. Ces chansons sont ensuite mises en scène et font l’objet d’un spectacle théâtrale et d’une tournée en 2015.
↑Philippe-Jean Catinchi, «Nuits blues de Tavagna», Le Monde, , p.30 (lire en ligne).
↑Hugo Charpentier, «Bellegarde-sur-Valserine «On peut être plus libéré en écrivant pour les enfants»», Le Progrès - Lyon, , page Bellegarde-région 20.