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Denis Monfleur, né à Périgueux (Dordogne) le , est un sculpteur français. Il vit et travaille à Fontenay-sous-Bois et en Dordogne.
Denis Monfleur passe son enfance à Paris puis à Nogent-sur-Marne. Adolescent il s’initie à la sculpture avec le modelage en terre. A 18 ans, il devient ouvrier dans la presse parisienne.
Autodidacte[réf. nécessaire], il décide de se consacrer à plein temps à la sculpture et abandonne les créations en terre et en plâtre car elles impliquent d’être fondues, ce qui est économiquement inenvisageable. Il obtient grâce au maire de Fontenay-sous-Bois un lieu pour travailler le marbre et le bois : la Maison pour tous Gérard-Philipe.
En 1986, il expose pour la première fois à Fontenay-sous-Bois. En 1989, il rencontre le sculpteur José Subirà-Puig qui l’engage comme praticien. Il sera par la suite le praticien de Dietrich-Mohr et de Marcel Van Thienen.
En 1995, il expose à Paris. Sélectionné pour le Prix Fénéon, il se blesse en transportant sa pièce. Immobilisé, il décide de se mettre au granit. Cette pierre plus primitive[pas clair], plus austère est surtout plus résistante à l’extérieur et à la pollution que le marbre.
Son travail est caractérisé par la taille directe sur une pierre dure souvent monumentale. Cette technique implique un geste définitif où l'artiste soustrait de la matière. Son vocabulaire artistique est figuratif. L’humain est au centre de son œuvre avec une dimension universelle,. Pour Olivier Cena de Télérama :
« Quand Denis Monfleur taille ses têtes et ses personnages dans le basalte, il dit la vision qu'il a de l'homme. Il dit les contradictions, la violence et la poésie, l'égoïsme et les élans de générosité parfois, les passions avouables ou condamnables - tout ce que restituent les nuances de la pierre, les ombres et les lumières, les anfractuosités et les pics, le poli et le rugueux, l'élégance des courbes et la tension des arêtes »
Il rentre à la galerie Guigon en 1999,, puis en 2002 à la galerie Suzanne Tarasiève,,. Il expose en France et à l’étranger : Hommage aux déportés juifs de Thessalonique, Creator Vesuvio à Herculanum, Une rencontre granitique dans les jardins des éditions Gallimard à Paris.
En 2010, il entre à la galerie Claude Bernard. Il développe différentes techniques, utilise la couleur et l'émaillage et travaille des pierres de plus en plus dures, notamment des roches magmatiques telles que les orgues basaltiques et la diorite.
En 2014, il réalise en Uruguay une œuvre intitulée El. Atlante del Cerro et expose trente œuvres réalisées sur place.[réf. nécessaire]
Il travaille ensuite sur de plus petites pièces en taille directe qui forment des séries (les Menines, les Assis…). L'exposition avec la série des Individus comprend près de trois cents personnages en lave, tous différents et réunis sur un même socle pour composer une œuvre en développement permanent. Présentée une dizaine de fois depuis, cette œuvre est continuellement augmentée de nouveaux individus.
En 2016, Jean-François Voguet lui remet l’insigne de Chevalier de l'Ordre des Arts et Lettres. La même année, il réalise L’Apporteur de l’espoir, une pièce monumentale installée devant la gare d’Austerlitz, en hommage aux Brigades internationales, parties en Espagne combattre le fascisme auprès des Républicains.
En 2020, il passe le confinement dans une usine du Puy-de-Dôme qui extrait des blocs de lave sur lesquels le sculpteur travaille depuis une dizaine d'années.
En , installation de douze “Monumentales” à Bordeaux, dans le cadre du programme L'art dans la ville : jardin et cour d’honneur de l’Hôtel de Ville, parvis de la Galerie des Beaux-Arts et de la Gare Saint-Jean, en avant-première de l'exposition au MusBA "Denis Monfleur. Peuples de pierre" du au .
