La Dense Inert Metal Explosive (DIME) est, en 2009, une munition expérimentale à base d'une enveloppe en fibres de carbone contenant un explosif mélangé à un alliage de poudre de tungstène avec également du cobalt, du nickel ou du fer. Sa production à usage militaire a débuté au début des années 2000.
Il est emporté par la bombe GBU-39 d'une masse totale de 113 kg contenant 17 kg d'explosif. Il possède un grand pouvoir létal mais son effet se dissipe au-delà de 10 mètres grâce à l'inertie du tungstène dont le rôle est de remplacer les éclats habituellement générés par l'enveloppe qui, dans le cas des DIME en fibre de carbone, se pulvérise à l'explosion. Le souffle de l'explosion a un rayon d'action limité afin d'éviter les dommages collatéraux,.
Ce type d'armes se compose de deux éléments principaux, le vecteur et l’explosif :
Deux types d'alliage HMTA existent :
Les bombes de ce type créent des dommages très importants sur la matière vivante et les tissus mous (derme, muscles et os, constitués essentiellement d’eau) dans un rayon inférieur à 10 mètres, et peu ou pas au-delà. Les blessures provoquées sont quasiment incurables et conduisent généralement à l'amputation. Effet connexe, la contamination de l’organisme par ces métaux lourds favorise l’apparition de cancer chez les survivants. Les particules induisent à court terme des transformations néoplasiques des ostéoblastes chez l'Homme. Une étude du Département américain de la santé sur les rats a indiqué en 2005 que l'HMTA induisait à court terme des rhabdomyosarcomes.
Les armes DIME sont particulièrement utiles dans le cadre d'une guerre asymétrique, puisqu'elles permettent à une armée de frapper des cibles limitées, y compris dans des zones de forte densité.
Ce nouvel armement aurait été expérimenté par Israël au Sud-Liban et à Gaza durant l'été 2006 pendant l'opération Pluie d'été, ainsi qu'en 2009 durant l'opération Plomb durci. Selon plusieurs médecins en activité à Gaza, qui ont observé sur les victimes des lésions identiques à celles constatées lors des opérations précitées, ces armes seraient également utilisées dans le cadre de l'Opération Bordure protectrice qui est menée en 2014.