Un dibbouk, dibouk ou dybbouk (plusieurs graphies existent à partir de l'hébreuדיבוק signifiant « attachement ») est, dans la mythologie juive et kabbalistique, un esprit ou un démon qui habite le corps d'un individu auquel il reste attaché. Un dibbouk peut être exorcisé.
un esprit malin, habituellement l'âme d'une personne décédée qui pénètre dans une personne vivante avec qui le mort a eu un différend;
un démon qui prend possession de quelqu'un et le rend fou, irrationnel, vicieux, corrompu.
Les Dibboukim sont censés s'échapper de la Géhenne ou s'en détourner à cause de transgressions trop importantes pour que l'âme se voie permise une rédemption en ce lieu.
Le dibbouk peut être emprisonné dans une armoire, ou un placard, mais si le meuble est ouvert, le propriétaire aura des ennuis de santé, ou de la malchance, jusqu'à ce qu'il cède l'objet à une autre personne, pour retrouver une vie normale.
Dans le roman d'Elie Wiesel, Un désir fou de danser (Le Seuil, 2006), le personnage principal, Doriel, est victime d'hallucinations et pense être possédé par un dibbouk.
Dans le roman de Gérald Tenenbaum, Par la racine (Cohen&Cohen, 2023), le protagoniste, Samuel Willar assiste à une représentation de la pièce d'An-Ski précédée, en ouverture, d'extraits de la musique de Leonard Bernstein pour le ballet Dybbuk mis en scène par Jerome Robbins. Cette scène se passe après la mort de son père qui continue, métaphoriquement parlant, de le hanter.
Le film A Serious Man des frères Coen (2009) débute par un conte yiddish dans lequel le personnage de Dora soupçonne le rabbin Groshkover d'être en réalité un dibbouk.
Dybbuk est aussi un groupe de rock tchèque.
Le film Possédée (2012) traite d'une jeune fille possédée par un dibbouk.
Le roman de Richard Zimler, Les Anagrammes de Varsovie, (Buchet-Chastel, 2013) est raconté par un dibbouk (ibbour).