En arabe, le dīwān est le lieu du pouvoir.
Le premier dīwān est attribué au deuxième calife de l'islam Umar ibn al-Khattâb. Selon al-Baladhuri, les conquêtes organisées par ce calife (comme en témoigne notamment la bataille d'al-Qadisiya) furent l'occasion d'inscrire sur des rouleaux de papyrus le nom des soldats. Ce registre s'intitula le dīwān al-jund. À la suite de cette première pierre posée sur l'édifice du second califat, le terme se déclina sous différentes formes à compter de l'avènement des Omeyyades puis du le califat abbasside. Aux côtés du dīwān al-kharaj, les dynasties déléguèrent leurs charges à un système de chancellerie, le dīwān al-ras’il. Le dīwān al-birr procurait quant à lui, la gestion des biens de mainmorte telle que les waqfs et les dons de particuliers.
De nos jours le mot dīwān subsiste dans certains pays sous différentes formes :