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Dominique Lormier, né le , est un essayiste français.
Il a écrit de très nombreux ouvrages, particulièrement sur la Seconde Guerre mondiale et sur le bouddhisme — religion qu'il pratique depuis plusieurs années.
Il a travaillé aux éditions Atlas dans les années 1980, puis collaboré aux revues La Gazette des armes et Uniformes.
Il vit à Bordeaux ; son bureau se divise en deux : une partie avec un ordinateur pour écrire ses ouvrages, et une autre pour pratiquer le bouddhisme tibétain qu'il a rencontré à la fin des années 1990.
Membre de l'institut Jean-Moulin à Bordeaux, il consulte régulièrement des archives, mais sa préférence va aux témoignages de survivants qu'il rencontre parfois. C'est un collectionneur de casques de combat, mais il n'aime pas les armes à feu.
En 2016, un collectif d'historiens du Pays basque, dont notamment Peio Etcheverry-Ainchart, dénonce des plagiats de Manex Goyhenetche par Dominique Lormier pour ses livres Petite histoire du Pays basque et Histoire du Pays basque, accusation dont se défend l'auteur, soutenu par son éditeur,. Contacté par le journal Sud Ouest à ce sujet, Lormier a déclaré : « Au début de mon livre, je cite Goyhenetche plusieurs fois. Pages 23, 24, 32. Je cite des localités où l’on a retrouvé des fouilles d’objets, des dolmens. Je ne vois pas où est le problème. Un plagiaire ne cite pas ses sources. [...] J’ai écrit 122 livres en trente ans et je n’ai jamais eu de problèmes. » L’accusation a été rejetée par le Tribunal judiciaire de Bordeaux dans son jugement du , ce jugement a été confirmé le par la Cour d’appel de Bordeaux (première chambre civile).
En 2018, parlant de son livre Les 100.000 collabos : le fichier interdit de la collaboration française, Vingtième Siècle : Revue d'histoire écrit : « Tout est dit dans le titre, ou presque. L’auteur, grâce à la décision prise par François Hollande fin décembre 2015 de rendre publiques les archives de la Seconde Guerre mondiale, dit avoir retrouvé un document original qu’il pense issu des papiers du colonel Paul Paillole, « le fichier très secret du 5e bureau (contre-espionnage) de l’armée de 1945 ». Dix pages d’introduction, dont deux d’abréviations, ne situent pas complètement son histoire et surtout ne constituent pas un appareil critique nécessaire à la présentation d’une telle source, aussi discutable que toutes les listes parues à la Libération. Faute de publier la source ou de la critiquer, l’auteur présente une sélection de parcours de personnalités déjà connues (« les figures marquantes ») et de fiches sur les organisations, avec à la fin une esquisse de sociologie. Tout cela est loin de valoir les notices et fiches des dictionnaires spécialisés. Les erreurs fourmillent. Les notes de bas de pages sont quasiment inexistantes et imprécises. Seule réussite, le coup éditorial. » Interviewé par Le Télégramme, Dominique Lormier explique que cette liste est « en partie » fiable : « Le thème de mon livre est justement de montrer qu'il y a eu des oublis volontaires et que la collaboration économique a été totalement sous-estimée. Les grands patrons n'y figurent pas. Cela est dû à la volonté du général de Gaulle, afin de relancer la machine économique après la guerre. »