Un don de sang est un processus par lequel un donneur est volontaire pour se voir prélever du sang qui sera gardé dans une banque du sang avant d’être transfusé à une personne malade lors d'une transfusion sanguine. Dans certains pays comme la France, la Belgique, la Suisse ou la Turquie, le don de sang est bénévole et gratuit : autrement dit, les donneurs ne sont pas rémunérés ; d'autres pays comme les États-Unis, l'Allemagne ou Madagascar considèrent le sang ou certains de ses sous-produits comme un bien marchand au sein du marché de la santé. Le don du sang peut reposer sur un monopole d'État, sur la Croix-Rouge ou sur des banques de sang.
Ce don du sang implique le respect de contraintes biologiques, immunologiques, médicales, mais aussi réglementaires et législatives encadrant cette pratique. Les principes d'identitovigilance, d'hémovigilance et de sécurité transfusionnelle s'appliquent notamment.
Le don de sang concerne très majoritairement les humains, mais existe aussi, avec des contraintes comparables, pour les animaux domestiques.
Les premières transfusions sanguines attestées d'humain à humain remontent au moins au début du XIXe siècle, la découverte des groupes sanguins par Karl Landsteiner au XXe siècle. Les techniques se développent pendant la Première Guerre mondiale, au début de laquelle les donneurs et receveurs doivent se trouver à proximité immédiate l'un de l'autre pour effectuer un don bras à bras ; les donneurs sont généralement d'autres patients ou des infirmières. La capacité à conserver et stocker le sang se développe progressivement au fil du conflit puis pendant l'entre-deux-guerres.
Le premier centre de transfusion est fondé en 1928 à Paris par Arnault Tzanck,. Les donneurs de sang n'y sont plus seulement des proches des malades ou des personnels médicaux, et les dons sont rémunérés,. La faible conservation des produits sanguins a en effet pour conséquence que les donneurs sont appelés en urgence en cas de besoin, ce qui légitime leur dédommagement. Dès les années 1930, l'état de santé des donneurs français est vérifié pour écarter ceux atteints du paludisme, de la tuberculose, et des tests de dépistage de la syphilis sont pratiqués systématiquement. Tzanck établit progressivement un réseau de donneurs universels (c’est-à-dire du groupe O) à Paris. La guerre d'Espagne voit de nombreuses innovations dans la logistique des dons de sang. 9 000 litres de sang sont transfusés, essentiellement collecté à Barcelone par le service de Frederic Durán-Jordà (en) mais une partie non négligeable est issue de dons effectués à l'hôpital Saint-Antoine à Paris ; le service hispano-canadien de transfusion sanguine fondé par Norman Bethune assure la logistique du sang fourni par les collectes et acheminé jusque sur le front. La première banque du sang ouvre quant à elle à Chicago en 1937 ; les donneurs y sont rémunérés. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Croix-Rouge collecte plus de 7 millions de litres de sang.
La première collecte mobile civile du monde est organisée le en France à Vincennes pour fournir du plasma à des ouvriers gravement brûlés par une explosion ; ces dons ne sont pas rémunérés, comme partout en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le progrès technologique fait évoluer les dons de sang dans l'après-guerre. En effet, il devient possible d'extraire du sang des produits dérivés de plus en plus nombreux tels que le facteur VIII prescrit aux hémophiles à partir des années 1960. Cela entraîne des tensions avec les fédérations de donneurs de sang, qui y voient un dévoiement de la gratuité du don et un risque de marchandisation du sang en direction des produits à plus forte valeur ajoutée. Au début des années 1980, les donneurs sont plus réticents à donner du fait de cette évolution. Le début à cette période de la pandémie de SIDA met à mal les procédures de sûreté des poches de sang, au point que plusieurs pays dont la France connaissent un grave scandale du sang contaminé. Cet événement suscite une réforme des organismes de collecte et de traitement du sang au cours des années 1990. Malgré tous les changements subis en un siècle, l'économie du sang reste in fine dépendante du don bénévole comme à ses débuts, et ce bien que ses applications concernent de moins en moins le sang total et de plus en plus ses produits dérivés.
Les substituts sanguins de synthèse étant au stade de la recherche, les besoins en produits sanguins sont couverts par les donneurs.

Les besoins en produits sanguins labiles étaient en diminution au cours des années 1990, et ce jusqu'au début des années 2000. La situation s’est inversée à partir de 2001, et depuis les besoins en produits sanguins augmentent d'année en année,.
Plusieurs facteurs expliquent ce revirement de situation observé depuis 2001 :
Pour assurer un parfait approvisionnement des hôpitaux et des cliniques en produits sanguins, il faudrait être en permanence à 14 jours de stock. Les globules rouges ne se conservent que 42 jours, soit moins que l'intervalle minimal possible entre deux dons individuels (2 à 3 mois), les plaquettes quant à elles ne se conservent que 7 jours alors que le délai entre deux dons est de l'ordre d'un mois. S’ils sont congelés, la durée de conservation des globules rouges peut monter à 10 ans, mais cette procédure n'est guère effectuée que pour les sangs rares. De cette différence entre durée de conservation et intervalle entre deux dons individuels découle l’importance de disposer de dons réguliers de la part de personnes nombreuses ; pour cela, il faut donc conquérir de nouveaux donneurs et également augmenter le nombre de dons par donneur. Les professionnels de santé considèrent qu'il n'est pas souhaitable de réquisitionner des donneurs et que leur volontariat est essentiel.
Il est fortement conseillé de manger et de bien boire avant un don, ainsi que d'être en bonne forme. Un don de sang commence par un questionnaire médical dans lequel le donneur précise les informations utiles telles que son âge, son poids, la date du dernier don, son état de santé, et divers facteurs de risque comme les tatouages, l'usage de stupéfiants (usage récréatif ou dopant), les derniers voyages internationaux, et l'anamnèse sexuelle. Les réponses sont associées au sang donné, mais l'anonymat reste garanti. De plus un médecin de collecte a pour mission de garantir à la fois la qualité du don et la sécurité du donneur : il s'entretient avec le candidat au don et évalue l'état de santé du candidat et son aptitude, ou non, par souci de sécurité tant pour lui que pour le receveur, à donner son sang.
L'âge minimum pour pouvoir faire un don de son sang est l'âge légal de la majorité.
Concernant la limite haute, le don de sang est possible en général jusqu'à environ 70 ans ; sous certaines conditions et suivant les pays il peut ne pas y avoir de limite supérieure à l'âge du donneur. On a donc d'un côté une limitation juridique, résultant de la nécessité d'un consentement libre et éclairé à l'acte de prélèvement (on considère que le mineur n'est pas suffisamment éclairé par principe), et d'un autre, une limitation d'ordre médical. Le donneur doit aussi avoir une masse minimale de l'ordre de 50 kg pour un don de sang total et pour un don de plasma ou de plaquettes.

Le questionnaire et l'entretien médical permettent de savoir si des personnes appartiennent à des populations à risque. Si tel est le cas, le don de sang est contre-indiqué afin de prévenir tout risque transfusionnel pour le malade qui doit recevoir. Cette contrindication prend la forme d'un ajournement du don, pour une durée variable selon la population à risque considérée.
Les critères de contrindication incluent généralement,:
Certains pays peuvent appliquer des restrictions supplémentaires d'ampleur très variable, notamment vis-à-vis des personnes ayant déjà été transfusées ou des hommes ayant eu des rapports sexuels avec d'autres hommes. En France notamment, de 1983 à 2016, les homosexuels n'étaient pas autorisés à donner leur sang. Ces restrictions ont pour origine l'affaire du sang contaminé ; en effet, la prévalence du VIH, transmissible par transfusion, est plus élevée dans la population homosexuelle masculine, les tests de dépistage sont inexistants au début des années 1980 et, par la suite, ils sont inopérants pendant les dix jours suivant une infection. La contrindication définitive au don de sang est cependant perçue comme discriminatoire et son remplacement par une analyse individuelle des pratiques du donneur n'augmente pas le risque de transmission. L'écart des personnes transfusées est quant à lui justifié par le risque faible d'amplification et de transmission de maladies difficiles à détecter, notamment les maladies à prions.

Le donneur peut choisir, en l'absence de contre-indication spécifique, le type du don qu'il souhaite faire : don de sang total ou don d'une partie seulement du sang par aphérèse. Les équipes de l'organisme collecteur peuvent toutefois l'orienter vers un don en particulier en fonction de son groupe sanguin, de son taux d'hémoglobine, de son taux de plaquettes, de la qualité de ses veines, etc. Pour les dons par aphérèse, don de plasma (plasmaphérèse) ou de cellules (cytaphérèse), le sang est partiellement traité durant le don par centrifugation ; cela permet de séparer le plasma ou les plaquettes puis de restituer au donneur le reste du sang. Ce type de don nécessite une mise en œuvre plus importante due au fait qu'une partie du sang prélevé est traitée immédiatement.

Une poche de sang est prélevée à partir du sang du donneur. Elle est ensuite traitée afin de séparer le sang en ses différents composants. Le prélèvement dure habituellement entre 5 et 15 minutes.
Une poche de 420 à 480 mL environ est prélevée ainsi que des tubes échantillons sur lesquels seront effectués les contrôles et tests.
La quantité de sang prélevée est prescrite par le médecin-préleveur et est adaptée aux poids, sexe et âge du donneur. Mais la quantité de sang prélevée doit être au moins égale à environ 450 mL pour obtenir un produit fini qui corresponde à une unité thérapeutique, l'intérêt du malade étant au centre des préoccupations avant tout. Si le donneur ne peut fournir suffisamment de sang (veines trop fines, par exemple), le don peut être interrompu.
Une minorité des dons de sang ont une finalité non thérapeutique, soit dès le départ lorsque le sang du donneur présente des propriétés intéressantes, soit après analyse lorsqu'il apparaît que le sang ne peut être transfusé sans risque à un malade. Le don non thérapeutique est utile car il permet de produire notamment des réactifs indispensables pour réaliser les tests sur les tubes échantillons. Il permet également la formation du personnel médical en conditions réelles.
Pour un don total une femme peut donner son sang 4 fois par an, un homme 6 fois, en respectant un délai d’au moins 8 semaines entre deux dons.
La plasmaphérèse est le prélèvement du plasma sanguin. Le procédé est similaire au don de plaquettes, mais dure moins longtemps (35 minutes à 1 heure). On prélève en aphérèse jusqu’à 875 mL de plasma au donneur, puis on lui restitue ses autres composants (globules rouges et plaquettes) ; il est possible de donner son plasma toutes les deux semaines.
Le sang prélevé est séparé en ses différents composants. Ce processus de séparation est appelé aphérèse. Les plaquettes sont alors collectées dans une poche contenant six fois plus de plaquettes que lors d’un don de sang total. Ce don prend plus d'une heure, deux heures en comptant l'entretien médical et la collation. Il est important de ne pas prendre d'aspirine ou d'anti-inflammatoire non stéroïdien tel que l'ibuprofène dans les jours précédant le don de plaquettes, car ces médicaments sont des antiagrégants plaquettaires et rendent les plaquettes inefficaces. Au Canada, la période d'attente minimale après la prise de médicaments est de 24 heures pour l'ibuprofène et de 72 heures pour l'aspirine et le naproxène.
Lorsqu'une maladie (leucémie, aplasie médullaire) ou des traitements lourds (chimiothérapie, radiothérapie) empêchent la fabrication de cellules sanguines par la moelle osseuse, la personne atteinte de cette maladie est dite en aplasie. La transfusion régulière de plaquettes permet alors d’éviter les risques d’hémorragies qui mettraient sa vie en péril.
Les premiers dons de moelle osseuse ont été effectués par prélèvement osseux sous anesthésie générale, et non par prélèvement sanguin. Ce processus est toujours utilisé en 2026 mais coexiste avec le prélèvement dans le sang de cellules souches hématopoïétiques par cytaphérèse. Le donneur est inscrit sur un registre national, lui-même affilié au World Marrow Donor Association (en), et sera appelé en cas de compatibilité HLA avec un malade qui en a besoin.
Le don du sang total s’effectue en plusieurs étapes :
Le sang est prélevé et partiellement traité immédiatement par une machine qui va le centrifuger afin de séparer les composants du sang et réinjecter au donneur tout ce qui n'est pas collecté. Lors du processus, un anticoagulant est ajouté au sang afin que celui-ci ne coagule pas. Inévitablement, une petite partie de cet anticoagulant est repassée au donneur lors du retour des composantes du sang non utilisées. Des sensations désagréables peuvent s'ensuivre : de légers picotements dans les lèvres, des nausées ou une sensation de froid. Dans le cas où le donneur ressent ces effets, le don ne s'arrête pas, mais le débit de retour de la pompe du séparateur peut être diminué (ceux-ci n'entraînent pas non plus l'exclusion du donneur). Ces sensations ne sont pas liées à une réaction allergique, mais à la baisse transitoire du calcium sanguin, capté par le citrate utilisé comme anticoagulant. Une supplémentation en calcium peut aussi être administrée par voie orale.
Le don de plasma présente de nombreuses similitudes avec le don de plaquettes. Cependant, dans ce dernier cas, certains groupes sanguins sont recherchés en priorité en raison de la faible durée de conservation des plaquettes. Un premier échantillon de sang est préalablement récolté et analysé sur-le-champ afin de déterminer la teneur en plaquettes du sang du donneur.
Le procédé de don de moelle osseuse par prélèvement de cellules-souches est similaire à celui d'un don de plasma, à ceci près qu'il dure plus de quatre heure et nécessite aux préalable des injections de facteurs de croissance afin que les cellules-souches passent dans le sang.
Le don de sang nécessite de disposer d'individus volontaires, en bonne santé et suffisamment nombreux pour faire face aux besoins. Pour sensibiliser l’opinion aux besoins de dons de sang réguliers, remercier les donneurs et en recruter de nouveaux, l'Organisation mondiale de la santé organise chaque année la Journée mondiale du donneur de sang, le — anniversaire de Karl Landsteiner, découvreur des groupes sanguins —, depuis 2005.
Du fait de la place centrale du don volontaire et gratuit dans de nombreux pays, les facteurs qui peuvent inciter à aller donner son sang ont été très étudiés, tant d'un point de vue psychologique sous le prisme de la théorie du comportement planifié que sociologique sous l'angle de la sociologie des organisations ou anthropologique. En effet, il n'est pas suffisant que les professionnels de santé affirment l'importance du don de sang pour que cela soit suivi d'effet. Plus précisément, sont étudiées les motivations des primo-donneurs, des donneurs réguliers et des non-donneurs. Elles varient selon les pays étudiés ainsi que selon les catégories socioprofessionnelles. La distinction entre primo-donneurs et donneurs réguliers est importante car dans certains pays une forte proportion de primo-donneurs ne redonnent jamais, en Suisse par exemple cette proportion est de 50 %.
Les donneurs et donneuses de sang ne sont pas uniformément répartis dans la population : leur proportion varie selon les classes d'âge (les trentenaires étant ceux qui donnent le moins), selon le genre (plus de femmes sont primo-donneuses mais moins sont donneuses régulières) ou encore le niveau d'étude ou de revenus (les professions intermédiaires sont surreprésentées chez les donneurs réguliers).
En Europe, le régime de collecte influence directement le profil des donneurs. Les donneurs sur un régime étatique (comme en France) sont plus nombreux, mais plus réguliers lorsqu'ils donnent via la Croix Rouge (comme en Belgique), tandis que les collectes gérées directement par les banques du sang (comme en Norvège) sont moins efficaces,. Certains traits chez les donneurs ne sont pas représentés de manière équivalente suivant les régimes d'organisation du don ; la pratique religieuse n'est ainsi corrélée à des dons de sang plus fréquents que lorsque ceux-ci sont organisés par la Croix Rouge. Le mode de recrutement des donneurs a également une influence : les primo-donneurs recrutés via l'influence des donneurs actifs de leur environnement ont tendance à rester donneurs plus longtemps que ceux recrutés via des campagnes publiques de sensibilisation au don.
D'une manière générale, la motivation des donneurs n'est pas qu'individuelle : les primo-donneurs sont souvent influencés par leur entourage amical ou familial ; le don de sang est parfois également vu comme un signal d'intégration sociale. Les questions purement pratiques de transport, d'horaires et plus généralement d'accessibilité exercent aussi une influence forte sur la motivation à donner son sang. Les modes de collecte doivent également tenir compte des évolution de la société : l'essor du télétravail dans les années 2020 rend par exemple certaines collectes en entreprise inefficaces.
Les motivations individuelles des donneurs sont variables, mais font généralement partie des arguments couramment mis en avant par les organismes responsables des collectes. À un niveau individuel, les études distinguent habituellement les donneurs occasionnels et les donneurs réguliers, dont les motivations peuvent être légèrement différentes ; l'estime de soi est par exemple un déterminant plus fort chez les occasionnels que chez les réguliers. Cette analyse individuelle des motivations est rendue difficile par l'absence de définition consensuelle de concepts tels que l'altruisme ainsi que par des variations possiblement importantes entre les pays ou par l'habitude de prendre comme sujets d'étude surtout des étudiants universitaires. Les motivations des donneurs sont genrées : les hommes ayant plus tendance à voir des bénéfices individuels au don (en termes de santé ou de reconnaissance) tandis que les femmes ont plus tendance à être désintéressées. Les donneurs de toutes les catégories, expérimentés ou non, hommes ou femmes, citent également les facilités d'accès au don comme un facteur important de motivation. L'auto-identification du donneur à son groupe ethnique est également un facteur important : plus elle est élevée, plus l'intention de donner son sang est basse, le destinataire du don ne faisant pas nécessairement partie de la même communauté que le donneur.
Les non-donneurs sont également étudiés en tant que tels, et la position selon laquelle ceux-ci seraient moins altruistes que les donneurs est minoritaire dans la recherche. Les donneurs ont tendance à identifier moins de barrières au don de sang que les non-donneurs : pour les donneurs les principaux freins sont la conciliation entre don et style de vie ainsi que les aspects pratiques du don (horaires de collectes, transports, etc.) tandis que les non-donneurs citent aussi la phobie des aiguilles ou du sang, la peur pour la santé ou un faible engagement.
Le don de sang est certes un acte qui vise à aider un futur receveur, mais il peut présenter également des avantages pour le donneur en termes de santé physique ou mentale, voire financiers dans certains pays. Ces bienfaits peuvent participer à la motivation des donneurs et les institutions responsables des collectes les avancent parfois comme arguments pour donner.
Le don de sang est parfois présenté comme un moyen de bénéficier gratuitement d'analyse sanguine et de contrôler des paramètres physiologiques tels que la tension artérielle. Le don de sang pour obtenir un test de dépistage de maladies telles que le sida fait cependant courir un risque au receveur et est donc contre-indiqué,. Le don de sang est aussi parfois présenté comme un facteur de réduction de maladies cardio-vasculaires. Le prélèvement de sang fait baisser la quantité de fer dans l'organisme, et à ce titre la saignée constitue un traitement standard de l'hémochromatose ; le sang ainsi récupéré peut dans certains pays dont la France faire l'objet d'un don.
Selon une étude publiée en 2022, portant sur des pompiers particulièrement exposés aux PFAS, le don de sang, et, plus encore, le don de plasma, permettrait de réduire la quantité de ces toxiques chez les donneurs, avec une réduction pouvant atteindre 30 % en un an,,.

La monétisation du don du sang est écartée dans la plupart des pays mais parfois discutée dans l'optique de couvrir les besoins des malades et donc atteindre l’objectif d’augmentation des dons. Une telle rémunération étant en place dans certains pays, il en ressort des conséquences positives comme négatives.
Ces considérations ne sont pas propres au don de sang rémunéré par de l'argent, des critiques similaires ont été formulées en Inde à l'égard des personnes donnant par dévotion religieuse tels que les membres de la Dera Sacha Sauda (en) collectant en une seule journée 12 000 L de sang en répondant à l'appel de leur guru Gurmeet Ram Rahim Singh.
La Fédération française des donneurs de sang bénévoles (FFDSB) est fondée en 1948 ; il s'agit de la première fédération nationale de ce type. Généralement subventionnées par les pouvoirs publics, les fédérations rassemblent des associations d'individus, généralement donneurs ou anciens donneurs, souhaitant promouvoir le don de sang,. Les associations de donneurs de sang peuvent servir d'interlocuteurs auprès des pouvoirs publics afin de veiller au bon accueil et aux intérêts des donneurs ; à ce titre, elles siègent au conseil d'administration de certaines instances responsables des collectes et des transfusions (comme, par exemple, en France et en Italie). Leurs objectifs principaux sont cependant le recrutement de nouveaux donneurs et leur rétention. En effet, deux tiers des donneurs de sang ont été recrutés par contact interpersonnel direct, ce qui nécessite des effectifs nombreux et motivés. Des partenariats entre les différentes fédérations nationales sont également organisés.

Une fois les produits sanguins recueillis, ceux-ci sont préparés (les globules blancs sont filtrés puis le sang est séparé en différents composants). Les tubes échantillons sont analysés afin de vérifier qu'il n'y a aucun risque, notamment par le dépistage d'infections transmissibles, hépatites, sida, paludisme si besoin. Si les tests ne révèlent aucun problème, les produits sanguins (globules rouges, plasma et plaquettes) sont prêts à être distribués aux hôpitaux et cliniques qui les délivreront aux malades.
Particularité du plasma, celui-ci peut avoir deux orientations une fois prélevé : le conditionnement pour transfusion et le fractionnement, cette seconde orientation étant en 2026 très majoritaire.
Le donneur est averti des éventuels problèmes que le dépistage aurait relevés, que le problème soit en apparence mineur (petite anémie…) ou plus sérieux (signe d'hépatite, VIH…).
Cependant les réactifs utilisés sont très sensibles et peuvent parfois réagir avec certains composants du sang, sans même qu'il y ait maladie (on parle alors de faux positifs).
Les catastrophes majeures ont souvent tendance à susciter un afflux important de donneurs de sang, afin de retrouver un sentiment de contrôle sur les événements,. Ce fut notamment le cas lors en France en 1939 lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale ou encore lors des attentats du 13 novembre 2015. Un phénomène similaire a pu être observé chez les populations des territoires républicains pendant la Guerre d'Espagne, lors des attentats du 11 septembre 2001 — y compris en dehors des États-Unis — et au Maroc lors du séisme de 2023. Dans ces circonstances il arrive que des chefs d'État se mettent en scène donnant leur sang pour manifester leur soutien; ce fut le cas par exemple de Yasser Arafat après les attentats du 11 septembre ou de Mohammed VI en 2023 après le tremblement de terre du .
Le besoin en sang n'augmente pas significativement lors de catastrophes naturelles mais celles-ci peuvent impacter les chaînes logistiques et les dons prévus, ce qui rend utiles les afflux soudains de donneurs. Il est cependant important, y compris et surtout en cas d'attentat majeur, que la régularité des dons pour tous les groupes sanguins soit maintenue, car les besoins sont sensiblement les mêmes qu'en temps normal et car un individu doit attendre au moins huit semaines avant de redonner du sang, soit plus que la durée de conservation du sang. Ainsi le sang donné par des dizaines de milliers de donneurs américains au lendemain des attentats du 11 septembre a été gaspillé faute de demande suffisante, et le nombre de donneurs a chuté dans l'année qui a suivi.
Le don de sang et la transfusion sanguine sont dès leur essor présents dans l'art dans des œuvres comme Dracula (1897) ou Hôtel du Nord (1938) et comptent parmi les actes médicaux les plus représentés en raison de sa symbolique de transfert de fluide vital.
Dans l'audiovisuel, le don de sang est présent à la fois dans des œuvres aux provenances variées telles que les États-Unis ou l'Inde. La représentation qui en est faite est variable. En Inde celles-ci comportent souvent des erreurs techniques ou médicales mais montrent en général le don de sang et la transfusion sous un jour positif tandis qu'aux États-Unis, les fictions télévisées montrent souvent des donneurs de sang motivés par l'argent et des procédures de collecte défaillantes.
On les retrouve également dans la bande dessinée tant américaine qu'européenne dès le XIXe siècle. Les genres concernés vont des histoires de superhéros comme dans les aventures originales de Superman ou Hulk où ceux-ci sont amenés à donner du sang aux propriétés surnaturelles ou à en recevoir, aux histoires de guerre comme Our Army at War (en) où du sang est donné en situation de combat par un donneur universel. Yoko Tsuno dans La Frontière de la vie est témoin d'une transfusion de sang artificiel. Des auteurs de bande-dessinée comme Jean Tabary ont aussi réalisé des planches faisant directement la promotion du don de sang, ou ont comme Charles Jarry dans le Venin écarlate ou Claude Moliterni dans Sida connection raconté des histoires qui condamnent le don de sang rémunéré. Le don de sang est généralement représenté comme un symbole positif, mais avec de nombreuses erreurs techniques ou des méthodes obsolètes.
À l'exception notable des Témoins de Jéhovah, la plupart des mouvements religieux du XXIe siècle sont favorable au don de sang. Le Pape François a pris publiquement position en faveur du don et des donneurs en présence de représentants de la Fédération italienne des associations des donneurs de sang (it); cette position est celle de l'Église catholique depuis le milieu des années 1950. L'Islam est lui aussi favorable au don de sang et de tissus pour peu que ce don soit gratuit et soit fait dans le but de sauver une vie. Les protestants ont une position similaire; certaines communautés organisant directement des partenariats avec les organismes de collecte. Le judaïsme considère également que le don de sang ne pose aucune contradiction religieuse, du fait de l'impératif biblique d'aider à la poursuite de la vie. Le bouddhisme et l'hindouisme ne manifestent pas non plus de réticence particulière vis-à-vis de l'utilisation de produits sanguins.
Il existe des banques de sang animal, notamment pour les animaux de compagnie de propriétaires qui y consentent,, des prélèvements de sang peuvent également être effectués pour une transfusion immédiate sans transiter par des banques centralisées. Les animaux doivent respecter des conditions d'âge, de poids, de santé et de comportement pour être éligibles, et bénéficient d'une collation ainsi que d'un suivi vétérinaire,. Un chien ou un chat peut donner 15 mL/kg jusqu'à une fois tous les 3 mois sans préjudice pour sa santé. Cette pratique de dons de sang concerne essentiellement les chats et les chiens mais existe aussi marginalement pour les chevaux. Comme pour les humains, les groupes sanguins des animaux doivent généralement être pris en compte pour que la transfusion réussisse.
: Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.