| Dreux ou Drogon de Boves | |
| Titre | Seigneur de Boves |
|---|---|
| Biographie | |
| Naissance | XIe siècle |
| Décès | XIe siècle |
| Père | Hugues de Boves |
| Conjoint | Melisende |
| Enfants | Enguerrand Ier de Coucy |
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Dreux ou Drogon de Boves était un noble picard qui vécut au XIe siècle, seigneur de Boves au sud-est d'Amiens. Il fut le père d'Enguerrand Ier de Coucy.
Les origines de Dreux ou Drogon de Boves encore nommé Dreux de Parpes (Papiriacum, sans doute Pav(e)ry à Thézy-Glimont) sont controversées, plusieurs hypothèses sont émises. Il apparaît dans les textes à partir de 1034 et 1042,. Il semble le cadet d'un certain Nivelon de Boves, sans doute un frère ou un cousin aîné disparu entre 1034 et 1042.
Il serait soit :
Quant à Boves, tout près d'Amiens, c'est un fief qui était associé à Pav(e)ry, Caix, Fouencamps ; la famille de Boves qui les possédait a dû émerger dans la seconde moitié du Xe siècle.
Dreux de Boves était un fidèle des comtes Gautier II le Blanc, Dreux, Gautier III et Raoul IV. Les comtes lui cédèrent la vicomté de Corbie vers 1030 (les comtes d'Amiens s'étaient peu à peu emparés de la vicomté aux dépens des abbés-comtes de Corbie) ; des tensions persistantes depuis 1071 avec l'abbé de Corbie, auquel le roi avait rendu la vicomté, furent réglées par un accord de l'hiver 1079 entre l'abbé Foulques et Enguerrand de Boves, ce dernier restant le vicomte mais partageant la justice vicomtale avec l'abbé et lui versant des redevances féodales ; Villers-Bretonneux et Villers-Bocage faisaient partie de ladite vicomté.
Les Boves furent aussi avoués de l'Eglise d'Amiens.
Enfin, le fils de Dreux, Enguerrand, accéda au comté d'Amiens en 1085, on ne sait précisément à quel titre. Le saint comte Simon (fils de Raoul IV), aussi comte de Valois, de Vexin et de Bar-sur-Aube, mort en 1082, avait abdiqué en 1077 pour rejoindre la vie monastique puis érémitique. Trois personnages sont alors décorés simultanément du titre comtal : Yves et Guy, peut-être les demi-frères de Simon, et Enguerrand de Boves. Pour justifier cette promotion, Enguerrand bénéficia certainement de son statut de vicomte de Corbie (réconcilié comme on l'a dit avec le puissant abbé), et de l'appui de l'évêque d'Amiens dont il était, nous l'avons vu, l'avoué. Mais il existait sans doute aussi un lien familial (héréditaire ou matrimonial) entre les Boves et les comtes d'Amiens : on a suggéré par exemple que la femme d'Hugues de Boves était peut-être une Adèle de Vexin-Amiens (une fille des comtes Gautier II ou Dreux ?).
Il est l'un des principaux conseillers de Richilde de Hainaut, comtesse de Flandre et de Hainaut.
Il ne serait pas mort lors de la bataille du Mont-Cassel du , où périt le jeune comte Arnoul de Flandre, fils de la comtesse Richilde, mais seulement gravement blessé. En tout cas, il meurt vraisemblablement avant 1076.
Il eut pour enfants avec Mélisende :