| Sortie | 1923 |
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| Genre | Chanson française |
| Auteur | Ernest Dumont |
| Compositeur | Louis Bénech |
Du gris est une chanson française de Bénech et Dumont, paroles de Ernest Dumont, musique de Ferdinand-Louis Bénech, interprétée la première fois par Georgel en 1920 et éditée par Louis Bénech éditeur.
Popularisée par Georgel en 1920 puis Emma Liébel en 1925, la création de cette chanson sur scène est souvent attribuée à Fréhel, alors que celle-ci faisait partie du répertoire de Berthe Sylva,.
Cette dernière chante Du gris en 1925, lors d'une soirée organisée à l'Olympia[réf. nécessaire] après son retour parisien en 1925, après son rapatriement de Turquie. Mais Fréhel n'a pas laissé d'enregistrement de cette chanson.
La narratrice de la chanson est une prostituée qui arrête les hommes dans la rue en leur demandant une cigarette. Mais elle refuse les marques de luxe, « ah non, pas d'anglaises ni de bouts dorés », et ne veut que « du gris que l'on prend dans ses doigts et qu'on roule ». Dans le deuxième couplet un médecin lui apprend « qu'il n'y a plus d'espoir », elle répond que « le tabac c'est le baume de la souffrance, quand on fume le fardeau est moins lourd ».
Les interprètes successifs ayant enregistré la chanson ont parfois modifié les paroles (inversion, changements des mots et élisions, …) Lorsque l'interprète de la chanson est un homme, il change généralement la phrase « le coupable je vais vous le dire, c'est les hommes avec leur amour » en « c'est les femmes avec leur amour ». C'est notamment la solution adoptée par Renaud en 1981, pour son album de reprises de chansons du début du XXe siècle : Le P'tit Bal du samedi soir et autres chansons réalistes.
Charles Vanel en fredonne une partie à Yves Montand dans Le salaire de la peur de Clouzot en lui disant "T as pas connu ça, toi".
- Fiche de Du gris (78 tours numérisé) sur le site de la Médiathèque musicale de Paris