Dumanoir

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Dumanoir
Fonction
Directeur de théâtre
Théâtre des Variétés
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Philippe François Pinel DumanoirVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
DumanoirVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinctions
Œuvres principales

Philippe François Pinel Dumanoir, dit Dumanoir, né le à Capesterre-Belle-Eau et mort le à Pau, est un dramaturge et librettiste français.

Biographie

Fils de Françoise Recordier et Guillaume Philippe Parfait Pinel Dumanoir, Dumanoir quitte la Guadeloupe en 1816, pour effectuer ses études au collège Bourbon, puis faire ses études de droit.

Sa licence en droit obtenue, il compose, en collaboration avec Julien de Mallian, son ami d’enfance à la Guadeloupe et condisciple aux écoles parisiennes, le Jour de médecine et la Cuisine au salon. Tous ont l’idée de leur pièce suivante, la Semaine des amours, signée des prénoms respectifs des auteurs : « Julien Philippe », après avoir assisté à une représentation de l'Héritière d’Eugène Scribe et Germain Delavigne au théâtre du Gymnase, et entendu le Hussard de Felsheim de Villeneuve, Saint-Hilaire et Dupeuty.

Après le succès de la Semaine des amours, les deux amis mettent fin à leur collaboration, et ne retravailleront plus ensemble que pour l'Homme qui bat sa femme, une bluette en 1 acte de . Dumanoir signe un petit acte en vers, au Gymnase, l’École des Agneaux, mais ses plus grands succès ont été écrits en collaboration : Être aimé ou mourir avec Eugène Scribe, les Premières Armes de Richelieu avec Jean-François Bayard, Don César de Bazan, ou la Case de l’oncle Tom, avec Adolphe d'Ennery.

Auteur prolifique, il n’en a pas moins composé, en quarante ans, 194 pièces du type bleuette de vaudeville, seul ou en collaboration, notamment avec Mélesville, Anicet-Bourgeois, ou Clairville, avec qui il a composé des pièces « aristophanesques ». Il collabore également, un temps, avec Dumas père à une pièce intitulée les Deux Serments, qui n'a jamais vu le jour.

Très réceptif au gout du public, il a su en capter l’évolution, pour produire des pièces en accord avec l’air du temps, et devenir l’un des auteurs les plus estimés de sa génération. Lors de la vogue du drame historique, il donne successivement le Cabinet de Lustucru, les Premières Armes de Richelieu, le Vicomte de Létorières, et plus tard, Gentil Bernard. À l’heure du règne presque sans partage du drame romantique, il collabore, en , à de Don César de Bazan, à la demande de Frédérick Lemaître, qui en fera un chef-d’œuvre. Son flair lui a également valu la bonne fortune de voir successivement créer les principaux rôles de ses pièces par les autres artistes étoiles de son temps, comme Virginie Déjazet, Hugues Bouffé, ou Rose Chéri dans Clarisse Harlowe.

Le succès de ses pièces lui assure de confortables revenus. De à , il dirige du théâtre des Variétés. Il est également l'auteur de livrets d'opéras ou de ballets comme Griseldis ou les Cinq Sens, musique d’Adolphe Adam et chorégraphie de Joseph Mazilier ().

Malade, ses médecins parisiens l’avaient envoyé à Pau, où il est mort quinze jours plus tard. Il avait épousé une actrice des Variétés, Caroline Olivier (1817-1893), qui lui a donné quatre filles, Geneviève, Berthe, Lucie et Marie.

Œuvre

Théâtre

Le Petit Poucet par MM Dumanoir et Clairvile ; Le général Tom Pouce au théâtre du Vaudeville.

Opéra et ballet

Adaptation cinématographiques

Notes et références

Notes

  1. ↑ Après 42 jours d’une collaboration dont Dumas trouvait in petto qu’elle lui faisait perdre du temps, Dumanoir a dû interrompre la lecture du quatrième acte, Dumas lui ayant fait servir des biscuits purgatifs Caroz. Rétabli, Dumanoir n’a remis, de longtemps, les pieds au château de Monte-Cristo.
  2. ↑ Cette farce connaitra même les honneurs d’une traduction en anglais.
  3. ↑ Créé d’après un personnage du Ruy Blas de Victor Hugo.

Références

  1. ↑ « On annonce… », L'Artiste messin, Metz, vol. 6, no 25,‎ , p. 2 (ISSN 2796-2040, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  2. 1 2 3 4 Benoît Jouvin, « Les Hasards de la plume », Figaro, Paris, vol. 12, no 1123,‎ , p. 2-5 (ISSN 0182-5852, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  3. 1 2 3 « Dumanoir », Le Ménestrel, Paris, Heugel, vol. 32, no 50,‎ , p. 5 (ISSN 2391-3096, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  4. ↑ « Porte-Saint-Martin : Don César de Bazan, drame-vaudeville en cinq actes, de MM. Dumanoir et Dennery », Le Mercure des théâtres, Paris, vol. 2,‎ , p. 1-2 (ISSN 2419-2023, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  5. ↑ Claire Parfait, « Un succès américain en France : la Case de l’Oncle Tom », e-Rea, Paris, vol. 7, no 2,‎ (ISSN 1638-1718, DOI 10.4000/erea.981, lire en ligne, consulté le ).
  6. 1 2 « Les Pinel des Antilles », Le Monde des Pinel, Paris,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. ↑ « Variétés », Le Courrier du Gers, Auch, vol. 14, no 126,‎ , p. 4 (ISSN 3036-681X, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  8. ↑ « Chronique de la semaine », Le Foyer, Paris, Lescuyer fils, vol. 8, no 13,‎ , p. 2 (ISSN 2425-3197, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  9. ↑ (en) « Webster Rewarded », The Puppet-show, Londres, no 2,‎ , p. 142 (lire en ligne, consulté le ).
  10. ↑ Christian Goubault, « Dumanoir », dans Joël-Marie Fauquet, Dictionnaire de la musique en France au XIXe siècle, Paris, Fayard, , ill. ; in-8º (ISBN 9782213593166, OCLC 804159368), xviii, 1406 p.
  11. ↑ « Causerie », Le Petit journal, Paris, no 1020,‎ , p. 2 (ISSN 1256-0464, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  12. ↑ Pierre, Paul et Jean, « Propos de théâtre », Revue universelle illustrée, Paris, Librairie de l’Art, vol. A, t. 1,‎ , p. 371 (ISSN 2613-3059, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).

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