Formation en ligne

Partage d'écran dans une visioconférence pour une formation en ligne.

La formation en ligne, l'apprentissage en ligne, l'e-formation ou encore l'e-learning est l'ensemble des solutions et moyens permettant l'apprentissage par des moyens électroniques. Elle offre une flexibilité d'accès et de contenu, incluant ainsi des sites web éducatifs, la téléformation, l'enseignement télématique, ou encore l'e-training, notamment.

Ce type d'enseignement apparaît dans les années 1990. Il est permis par les progrès de l'informatique associés à ceux des moyens de télécommunication (téléphonie, visioconférence, Internet et courrier électronique, forum de discussion, messagerie instantanée…). Il existe différentes plates-formes et applications pour la communication et le téléchargement de tâches et pour des sujets spéciaux (Moodle, Coursera, Preply, Duolingo).

La formation en ligne est une des technologies de l'information et de la communication pour l'éducation (TICE), intégrée dans la cyberculture. C'est aussi un des éléments et enjeux de ce que certains, comme M. Toupin, désignent comme le « cybermarché de la formation », marché évalué selon la commission européenne à plus de deux milliards de dollars en 2000. Près de 80 % des ressources en ligne viennent aujourd'hui des États-Unis, pour les logiciels, de produits et services multimédias éducatifs destinés à la formation et à l’éducation mais une part importante de ces services se construit hors des services marchands (dans les campus virtuels, les espaces virtuels européens du programme Socrates (Comenius, Erasmus, Minerva, Lingua, Grundtvig), ou par exemple via Moodle ou les outils de la Wikimedia Foundation et beaucoup d'autres initiatives dans le monde).

Selon le cadre des cours, la personne peut avoir accès à de nombreux contenus et services mis à disposition par l'utilisation de nombreuses technologies de gestion de l'information (GED, CMS) et de communication (Messagerie), de partage d'information (Groupware, wiki, blog, syndication RSS), de l'organisation du temps/personnes/lieu (calendrier) et la prise en compte des demandes de l'apprenant (CRM). Un LMS a pour but de fournir la structure de base autour de laquelle seront liés des services propres à chaque contexte d'apprentissage.

Le Conseil de l'Europe encourage à mutualiser les installations et salles d'informatique des écoles, cybercentres, cyberplateformes, cybercafés, etc., qui peuvent aussi bénéficier d'outils partagés ou « libres » de formation en ligne.
En présence, ou éventuellement à distance, le vidéoprojecteur et/ou le tableau numérique permettent au formateur d'interagir avec le groupe.
Salle de classe d'une école de commerce (Jansons School of Business) à Coimbatore (Inde).
Diagramme coût-efficacité. L'e-learning (vert) nécessite un investissement informatique initial le rendant d'abord plus coûteux. Au-delà d'un seuil, la formation en présence devient plus coûteuse. Selon les contextes (degré d'expertise voulu, mutualisation ou non des moyens, etc.), la position du point change.

Dans tous les cas, la méthode de formation/d'éducation permet théoriquement de s'affranchir de la présence physique d'un enseignant à proximité. En revanche, le rôle du tuteur distant apparaît, avec des activités de facilitateur et de médiateur. Dans le cadre d'un tutorat omniprésent, on parle alors de formation téléprésentielle.

Terminologie

Dans le monde anglophone

En anglais, l'expression e-learning, largement diffusée dans les années 1990, associe sémantiquement plusieurs notions :

L'expression e-learning désigne ainsi à la fois des technologies nées de l'Internet pour la formation, Distributed Learning et une approche pédagogique les utilisant, de type constructiviste et s'appuyant sur une Cognition Distribuée (Grabinger et al., 2001).

L'apprentissage en ligne est une modalité pédagogique et technologique qui a d'abord concerné la formation continue, l’enseignement supérieur puis la formation en entreprise, c’est-à-dire au service d'un apprenant adulte ayant une certaine autonomie dans l’organisation de son processus d’apprentissage. Cependant, aux États-Unis notamment, dans des textes officiels, le e-Learning a été élargi (Enhanced-Learning through Information Technologies) à un service offert à tout public, de la maternelle à la formation continue, incluant les didacticiels, CD-Rom, hypermédias, tuteur intelligent… (US DoE, 2000). Dans ce pays, des mesures de réduction des coûts d'accès à l'internet (dont haut-débit) pour les centres d’éducation et de formation ont contribué au succès de ce concept.

Le vocable e-Learning évoque donc une synergie nouvelle entre des pratiques pédagogiques et des technologies éducatives existantes ; synergie permise par l’explosion de la Toile (2000/2001) et de son potentiel d’« ubiquité ».

Il semble cependant, comme pour les évolutions récentes des organisations, que l'e-learning tel qu'il évolue possède maintenant des caractéristiques émergentes (organisation et gestion de la connaissance, approches collaboratives) qui le rendent différent des outils pédagogiques antérieurs.

En Europe

La Commission européenne a lancé une « initiative eLearning » et un « projet de campus européen virtuel et multilingue ».

Elle vise à « mobiliser les communautés éducatives et culturelles ainsi que les acteurs économiques et sociaux européens afin d'accélérer l’évolution des systèmes d’éducation et de formation ainsi que la transition de l'Europe vers la société de la connaissance », avec 4 priorités : améliorer les infrastructures, la formation, les contenus et les services.

Elle peut bénéficier de fonds structurels et de la Banque européenne d'investissement (BEI), du programme de recherche IST (Information Society Technologies) et s'inscrit dans les programmes culturels et éducatifs européens (Socrates, Leonardo da Vinci, Culture 2000...), mais aussi dans le cadre du processus de Luxembourg, du Plan d’action eEurope, d'une résolution visant à soutenir les logiciels multimédias éducatifs et de formation, et de sa volonté de promouvoir la compétitivité.

Micro-certifications

Depuis 2024, les micro-certifications proposées par des universités comme Harvard ou l’INRIA connaissent une adoption massive par les entreprises.

E-Learning 2.0, évolutions et tendances

L'expression E-Learning 2.0, est un néologisme désignant les systèmes de CSCL (Computer-supported collaborative learning) nés de l'émergence du Web 2.0,. Voir aussi (Seely Brown et Adler 2008).

Avant le Web 2.0

Avant le Web 2.0, l'informatique était surtout un « lieu de stockage » de données, et un moyen de les médiatiser,. Des « paquets de connaissance » étaient ainsi délivrés en classe (dans les universités essentiellement dans un premier temps, dans les années 1990), par disciplines et par « niveaux de formation », avec des didacticiels améliorés. L'informatique était aussi un moyen d'évaluer et noter le niveau de connaissance de l'élève, par son professeur ou de permettre, via les mails,, des échanges plus rapide et plus interactifs, dont en formation continue et formation de formateurs (formation des maîtres d'école par exemple). Ces outils, et notamment les courriels ont rapidement montré des limites éducatives, notamment en ce qui concerne la déperdition, le temps passé et la surcharge informationnelle nécessitant une pédagogie de la gestion des messagerie électronique, alors que dans le même temps, la puissance des moteurs de recherche augmentait de manière exponentielle l'accès à l'infosphère.

Arrivée du Web 2.0

Le Web 2.0 crée un changement de paradigme, avec l'émergence, l'auto-organisation et autogestion de formes et de plus en plus complexes de réseaux de communautés apprenantes.

Certains de ces réseaux ont construit leurs propres outils collaboratifs, éventuellement multilingue (comme Wikipédia et ses projets-frères), parfois plus vite et mieux que les entreprises et systèmes éducatifs existants. Les pédagogues utilisant ces outils s'appuient sur l'efficacité d'une connaissance et compréhension coconstruite et socialement construites. Les apprenants (avec ou sans formateurs) participent à l'amélioration continue des savoirs et savoir-faire. Ils les explorent, mais ils peuvent aussi les reclasser, les réorganiser et les traduire en langues étrangère.

L'apprentissage donne alors plus de place aux conversations sur le contenu, le sens et la forme, aux l'interaction à la terre sur les problèmes et les actions, et cherche à produire de la « donnée ouverte », qui pourra à son tour librement être exploitée et améliorée par d'autres.

Selon les promoteurs de ce que les anglophones appellent l'« apprentissage social » (social learning), l'un des meilleurs moyens d'apprendre quelque chose, et de bien le comprendre, est de l'enseigner à d'autres. Ils ont d'abord utilisé les blogs, puis les wikis, le podcast et une large palette d'outils informatiques permettant les interactions entre apprenants, une meilleure valorisation des données archivées et une autre gestion du temps de l'apprentissage et de la production de savoir.

Parmi les premiers « cours en ligne », tels que ceux développés par Murray Turoff et Starr Roxanne Hiltz dans les années 1970 et 80 au Nouveau Jersey Institute of Technology, des cours à l'Université de Guelph (Canada), la British Open University, et les cours à distance en ligne de l'Université de Colombie-Britannique (où le Web CT, maintenant incorporé dans le Blackboard Inc. a été inventé), nombreux étaient ceux qui ont toujours fait un usage intensif de discussion en ligne entre étudiants, si ce n'est avec les formateurs. En outre, dès le début, les praticiens comme Harasim (1995) ont mis fortement l'accent sur l'utilisation des réseaux d'apprentissage pour la construction des connaissances, bien avant le terme e-learning, et encore plus d'e-learning 2.0, a même été considéré. Le Web 2.0 a cependant considérablement permis d'élargir les potentialités de l'apprentissage collaboratif, ainsi que d'accroître le nombre des apprenants-sachants connectés.

Des plates-formes numériques de travail, et des salles de classe virtuelles (présentations en ligne livrées en direct, plus ou moins organisées) sont utilisées par les fournisseurs de services éducatifs tels que (aux États-Unis, parmi les précurseurs) les collèges d'État et université du Minnesota ou le district scolaire de Sachem,, et les réseaux sociaux prennent dans les années 2000 une importance grandissante dans le E-learning 2.0. Ils ont été testés, voire encouragés, avec des communautés d'apprentissage en ligne autour de sujets aussi divers que la préparation aux examens ou l'enseignement des langues (projet « Linguanet Europa »). L'apprentissage assisté et mobile des langues (ou Mobile Assisted Language Learning (MALL), pour les anglophones) est l'expression qui désigne l'utilisation d'ordinateurs portables et/ou de téléphones cellulaires pour faciliter l'apprentissage des langues. Pour plus de détails concernant les différentes applications des technologies mobiles pour l'apprentissage des langues, consulter cet article.

Arrivée de l'IAg

Dans les années 2020, l'intelligence artificielle générative (IAg) émerge, dont au sein des technologies de l'éducation.

L'IAg, principalement connue au travers des chatbots et de ChatGPT en particulier est aussitôt source de débats quant à ses limites, risques environnementaux, psychosociaux (temps d'écran...), manque de cadres éthique et réglementaire, conséquences incertaines pour l'emploi, etc. D'autre part, si elle est bien utilisée, on lui prête un fort potentiel pédagogique, avec de prise en compte des besoins individuels des apprenants (apprentissage adaptatif, contenus et méthodes pédagogiques personnalisés en fonction du profil et des objectifs, de la langue et des compétences de l'apprenant), de favoriser l'engagement et certaines interactions des apprenants, notamment via des plateformes intégrant des outils d'IA pour personnaliser le parcours d'apprentissage. Elle offre des possibilités nouvelles de recommandations personnalisées, d'aide à la correction, basées sur l'analyse des performances, de l'attention et de la personnalité de l'apprenant en temps réel. L'IA peut aussi aider l'enseignant(e) à détecter les plagiats, les erreurs et à corriger les élèves.

Des capacités de transcription et/ou de traduction automatiques peuvent faciliter l’accès de nombreux contenus à apprenants non natifs, malentendants, handicapés, etc..

De nombreuses start-up et sociétés privées cherchent à capter et exploiter ce nouveau marché (en 2024, de nombreux Etats, associations et fonds philanthropiques aident les pays ou régions à revenu faible et intermédiaire à acheter et utiliser l’edtech, de l'école élémentaire à l'université puis dans la formation continue). Environ 500 000 applications éducatives sont disponibles en 2024 pour presque tous les niveaux et de nombreuses matière, souvent avant même d'avoir été scientifiquement évaluées pour leur efficacité et d'éventuels risques ou effets pervers (en 2023, un rapport de l'UNESCO montre un manque de données solides prouvant la valeur des outils Edtech, alors que déjà dans chaque district des États-Unis, 2 700 outils de ce type ont été utilisés). En 2024, Natalia I. Kucirkova alerte dans la revue Nature : « avec peu de réglementation et peu de normes appliquées, je crains que les gouvernements, les écoles et les familles du monde entier dépensent collectivement d’énormes sommes d’argent dans des applications inefficaces qui ne servent qu’à apprendre aux enfants à jouer à des jeux manipulateurs (...) Les gouvernements devraient stipuler que les applications ne peuvent pas être vendues comme « éducatives » à moins que des recherches rigoureuses n’aient démontré qu’elles améliorent l’apprentissage et le bien-être des enfants. Des systèmes nationaux de certification basés sur des recherches indépendantes et des catalogues de ressources recommandées aideraient les enseignants à décider quelles applications acheter ».

Caractéristiques entre le tuteur à distance par rapport au tuteur en présentiel

L'animation d'un groupe à distance ne se fait pas de la même manière qu'en présentiel. Généralement, la gestion de ce dernier comporte trois axes : "le leadership d’un groupe peut s’exercer partiellement :

• à la tâche à produire (aider à apprendre)

• à l’organisation de la procédure de travail

• aux relations entre les personnes."

Cependant, un nouvel axe fait surface et est rendue « inhabituellement complexe du fait de la difficulté de gérer une activité organisée de groupe dans un environnement écrit. Les échecs et les ruptures apparaissent bien plus souvent au niveau des relations sociales qu’au niveau technique » (Feenberg, 1989, p. 28). C'est pourquoi un bon leadership doit pouvoir contrebalancer le manque de signaux non verbaux de communication. Un bon leadership permet également d'entretenir une bonne interaction dynamique et cela est nécessaire afin de maintenir un cadre propice à la bienséance de l'apprentissage.

Avantages

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Les avantages souvent cités sont :

Dans le cadre de la formation en ligne, e-formation, les capacités à mobiliser par l'apprenant en situation d’apprentissage sont de nature psychologique, pédagogique et technologique.

Ces dimensions peuvent entacher la réussite des apprenants.

Les dimensions environnementales assurant le succès de l’apprentissage en ligne rejoignent celles relatives à la formation en présentiel.

Elles s’articulent dans divers domaines :

La combinaison de ces trois points (utilité, utilisabilité et acceptabilité) favorisera l’apprentissage en ligne pour l’apprenant.

L’apprenant doit sélectionner ses ressources, les hiérarchiser, s’organiser, prendre des notes pour appuyer sa mémoire et instaurer une régularité du temps

La ténacité de l’apprenant est confrontée à la fois aux difficultés, à l’échec et au progrès qui dépendent de processus cognitifs, métacognitifs et motivationnels.

Les moyens pour maintenir la motivation des apprenants dans le cadre de la formation en ligne s’appuie sur la présence d’un soutien organisationnel des proches pour le maintien de la persévérance, sur le fait que les attentes initiales de l’apprenant correspondent à l’offre du dispositif de formation et sur le plaisir d’apprendre. Des auteurs, chercheurs appuient l’importance de maintenir la présence à distance dont A Jézégou (sous la direction de) “Traité de la e-formation des adultes” édition Deboeck supérieur 2019, A Tricot (Psychologie) “Apprentissages et documents numériques” édition BelinSup 2007, F Amadieu et A Tricot “Apprendre avec le numérique mythes et réalités” édition Retz 2020, P Matthieu, C. Deaudelin et L Brouillette “La présence en formation à distance” 2015 https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01278228/document A Jézégou “Le dispositif GEODE pour évaluer l’ouverture d’un environnement éducatif” 2010 https://edutice.archives-ouvertes.fr/edutice-00489395/document et Les conférences CAPSULE 2019/2020 : D Peraya “Les dispositifs hybrides de formation vus du côté des enseignants” 2019 https://www.youtube.com/watch?v=MLwxwLe7K2w , A Jézégou “Les dispositifs hybrides au prisme de l’apprentissage autodirigé et de la présence” https://www.youtube.com/watch?v=z6svQb_EVLo

Limites et conditions de succès de la formation en ligne

Il existe des limites liées aux apprenants et à l'offre en pédagogie. La formation en ligne ne vise d'ailleurs pas à remplacer les fonctions de l'école (sociabilisation, lecture, calcul, apprendre à apprendre, etc.) et il pourrait peut-être être parfois source de trop de confiance en soi, dans certains métiers à risque. Faire l'impasse sur certaines formations en pensant que l'information ou un didacticiel est disponible en ligne pose un problème en situation de gestion de crise ou d'urgences quand la crise est accompagnée d'une coupure générale d'électricité ou d'accès à l'internet. Même avec l'amélioration des simulateurs distants, apprendre la sculpture, la chirurgie, le massage ou la musique où à piloter une voiture sans la présence d'un apprenant reste difficile ou dangereux ; la formation en ligne permet cependant de préparer et accompagner ces pratiques.

[réf. nécessaire]

La formation en ligne nécessite :

Un débat existe sur la question de savoir si l'école doit ou non « rattraper » la tendance générale au réseautage social. Sans nier son importance, il peut aussi être pour l'élève et le cours, une source de dispersion, un frein à la concentration sur un sujet, importance du travail individuel. Peu d'éducateurs traditionnels favorisent le réseautage social, hormis pour communiquer avec leurs propres collègues, mais de nombreuses expérimentations existent et des supports comme Wikipédia ont émergé spontanément sans portage direct des communautés éducatives établies. Jimmy Wales pense que le projet Wikiversité (« projet-frère de Wikipédia ») est l'un des plus prometteurs, même s'il devrait mettre une trentaine d'années à se développer,.

En France, la plateforme d'apprentissage en ligne « Moodle » est retenu par la plupart des universitaires. Elle fonctionne en plus de 100 langues (à comparer à Wikipédia disposant en 2020 de 300 langues).

Enjeux socio-écologiques

Les outils et réseaux informatiques évoluent rapidement, en raison des progrès de l'informatique (loi de Moore), mais aussi de stratégies commerciales d'obsolescence programmée.

Des enjeux importants se dessinent, en matière de soutenabilité du e-learning, concernant :

Un espoir est que le « E-Learning 2.0 », par exemple via une approche de responsabilité sociale et environnementale et une mutualisation accrue de services et bases de données, et d'innovations par la communauté utilisatrice, puisse peut-être lui-même générer une partie des réponses aux problèmes qu'il génère en matière de soutenabilité.

Financement de la formation en ligne en France

En France, la formation en ligne peut faire l'objet de plusieurs modes de financement institutionnels.

Le Compte personnel de formation (CPF) constitue l'un des principaux leviers de financement individuel : tout salarié ou demandeur d'emploi peut mobiliser ses droits CPF pour financer une formation éligible, y compris dispensée entièrement en ligne. Depuis le 2 mai 2024, une participation financière obligatoire est demandée au titulaire (100 euros à l'origine, portée à 150 euros au 2 avril 2026), sauf cas d'exonération — notamment pour les demandeurs d'emploi et les salariés bénéficiant d'un co-financement de leur employeur.

Les opérateurs de compétences (OPCO) peuvent également prendre en charge des formations en ligne dans le cadre du plan de développement des compétences de l'entreprise, notamment pour les salariés des TPE et PME. Selon les dispositifs disponibles (CPF, OPCO, France Travail, MOOC publics), un actif peut dans certains cas accéder à une formation entièrement en ligne sans reste à charge.

Depuis le 1er janvier 2022, tout organisme de formation souhaitant accéder à des financements publics ou mutualisés (CPF, OPCO, France Travail) doit être titulaire de la certification Qualiopi, délivrée après audit par un organisme certificateur accrédité par le Comité français d'accréditation (Cofrac). Cette obligation s'applique aux formations dispensées en ligne comme en présentiel.


Notes et références

Notes

  1. ↑ Natalia I. Kucirkova est directrice de l’« International Centre for EdTech Impact », et professeure à l’Université de Stavanger (Norvège)

Références

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  53. 1 2 3 Commission européenne, e-Learning – Penser l'éducation de demain, Communication de la Commission ; Bruxelles, 2000-05-24 COM(2000) 318 final PDF (Voir page 7/14)
  54. ↑ Commission européenne : « D’ici la fin de l’année 2002, la capacité des services d’orientation professionnelle devrait être significativement renforcée, de façon à permettre à chaque citoyen d’avoir accès aux informations sur les opportunités de formation initiale et continue dans les nouvelles technologies, et sur les compétences et qualifications demandées sur le marché du travail, afin de lui permettre d’orienter ou réorienter sa trajectoire de formation et d’emploi. », in Commission européenne, e-Learning – Penser l'éducation de demain (Voir chap. 3.3. Le développement de services et de contenus multimédias de qualité ; page 9/14)
  55. 1 2 3 DG Éducation et culture, Commission Européenne, rapport : Le e-learning dans la formation professionnelle continue, en particulier sur le lieu de travail, ciblant les Petites et Moyennes Entreprises (Rapport Final EAC-REP-003, écrit par UNISYS), 31 mars 2005; PDF, (Voir page 119/121)
  56. ↑ L Marchand (2001), (pr, Univ. Montréal) , http://www.erudit.org/revue/rse/2001/v27/n2/009939ar.pdf L'apprentissage en ligne au Canada: frein ou innovation pédagogique ?], in L'université, un espace d'innovation pédagogique ? ; (Revue des sciences de l'éducation, volume 27, numéro 2, 2001, p. 403-419) résumé)
  57. ↑ Crane, Beverley E. "Using Web 2.0 Tools in the k-12 Classroom" ; Neal-Shuman Publishers Inc., 2009, p. 3
  58. ↑ Jimmy Wales, conférencier TED
  59. ↑ Clip vidéo de la conférence TED
  60. ↑ « Les défis de l’intégration des TIC dans l’éducation : la fracture numérique », sur tematice.org
  61. ↑ « Décret n° 2024-394 du 28 avril 2024 relatif au reste à charge CPF », sur legifrance.gouv.fr
  62. ↑ « Se former gratuitement en 2026 : tous les dispositifs », sur opcodirect.fr,
  63. ↑ « La certification Qualiopi », sur travail-emploi.gouv.fr

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes