Gilles Estrix

Gilles Estrix
Fonction
Provincial
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Biographie
Naissance
Décès
Formation
Activités
Famille
Parentèle
Jean Estrix (cousin germain)
Jean Neeffs (grand-oncle)
Robert Estrix (d) (cousin germain)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Ordre religieux
Compagnie de Jésus (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata

Gilles Estrix (Esscherix), né à Malines le et mort à Rome le , est un prêtre jésuite des Pays-Bas méridionaux, théologien et polémiste.

Biographie

Gilles Estrix est le fils de Melchior Estrix et de Barbe Neeffs, le cousin de Jean Estrix et le petite-neveu de Jean Neeffs. Après être entré le , au noviciat de la Compagnie de Jésus à Malines, il alla à Courtrai achever ses humanités, sous la direction de Sidronius Hosschius, et étudia la philosophie au scolasticat jésuite de Louvain. Il se voua ensuite à l'enseignement pendant plusieurs années, au bout desquelles ses supérieurs l'envoyrent à Rome pour faire sa théologie sous la direction de Martin de Esparza Artieda et Antonio Pérez. Il y fut ordonné prêtre en 1657. Revenu dans sa patrie, Estrix occupa la chaire de philosophie au Collège des jésuites d'Anvers. Il enseigna ensuite la philosophie (4 ans) et la théologie scolastique (7 ans) au théologat jésuite de Louvain, dont il devint préfet des études, puis recteur. Pendant qu'il remplissait cette dernière charge, il fut nommé provincial de la province Flandro-Belge, le , fonction qu'il conserva jusqu'en 1687. Peu de temps après, il est appelé par Tirso González à Rome comme réviseur des livres et consulteur "a secretis". Dans ce cadre, il s'imposa comme l'un des personnages les plus écoutés au sein de la Compagnie jusqu'à sa mort, en particulier sur les questions académiques. Il proposa notamment une réforme des études philosophiques pour la province Flandro-Belge (1690). Il mourut à Rome le .

Le P. Estrix composa quatorze ouvrages théologiques, parfois sous le pseudonyme de François Simonis, la plupart relatifs au Concile de Trente. Il était engagé dans de nombreuses controverses de son temps (attritionisme, infaillibilité pontificale, probabilisme), mais doit surtout être retenu pour sa Manuductio ad fidem divinam (1667) qui joua un rôle important dans la querelle sur l'optimisme et la perfection du monde.

Écrits

Bibliographie

Liens externes