| Titre original |
(es) Egin |
|---|---|
| Langues | |
| Date de création | |
| Date de dissolution | |
| Pays |
Egin (qui signifie « faire » en basque) est un ancien journal basque d'information générale, d'idéologie de la gauche abertzale. Principalement rédigé en espagnol, il comportait également des sections en basque. Il était publié à Hernani, dans le Guipuscoa, par la société Orain S.A., qui exploitait également la station de radio Egin Irratia,.
Le premier numéro d'Egin paraît le , pendant la transition démocratique espagnole. Le journal couvre principalement l'actualité du Pays basque, la politique espagnole, les mouvements sociaux et les questions internationales. Il est diffusé principalement dans la Communauté autonome basque et en Navarre,.
Le journal est édité par la société Orain S.A., qui lance également la station de radio Egin Irratia.
Egin adopte une ligne éditoriale proche de la gauche abertzale. Cette orientation lui vaut de faire l'objet de nombreuses controverses. Les autorités espagnoles estiment que le journal entretient des liens avec l'organisation Euskadi ta Askatasuna (ETA), accusation contestée par ses dirigeants et par une partie de ses soutiens.

À l'aube du , le juge Baltasar Garzón ordonne la fermeture préventive du journal Egin et de la station de radio Egin Irratia, ainsi que l'arrestation de plusieurs responsables d'Orain S.A., accusés d'intégration à une bande armée. Des dizaines de personnes sont arrêtées. Dans son ordonnance, le juge considère que l'entreprise est soumise à l'organisation Euskadi ta Askatasuna (ETA),,.
Le jour de la fermeture d'Egin, le président du gouvernement espagnol José María Aznar se trouve en visite officielle en Turquie. Interrogé lors d'une conférence de presse sur les événements, il répond : « ¿Creían ustedes que no nos íbamos a atrever? » (« Vous croyez que nous n'allions pas oser ? »),.
La fermeture d’Egin provoque d'importantes manifestations de protestation. La gauche abertzale lance notamment la campagne Hitz Egin (« Parle »), dont le nom est emprunté à la chanson homonyme du groupe de rock basque Negu Gorriak,.
Après plus d'un an d'instruction, l'Audience nationale requalifie les faits en collaboration avec une bande armée, ce qui rend, selon cette décision, la fermeture injustifiée. Entre-temps, Orain S.A. est déjà en situation de faillite et la part de marché d'Egin a été reprise par le quotidien Gara. Ni le journal ni la station de radio ne reprennent leurs activités.
Aucun des accusés n'est finalement condamné ni indemnisé.
Après la fermeture d’Egin en juillet 1998, plusieurs décisions judiciaires espagnoles modifient progressivement le cadre de la procédure. Toutefois, la disparition de la société éditrice Orain S.A. empêche la reprise du quotidien,.