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Elena Eva Reynaga, née à San Pedro de Jujuy en 1953,,, est une ancienne travailleuse du sexe et militante pour les droits humains argentine, qui milite pour la dépénalisation de la prostitution. Elle est membre fondatrice de l'Association de Femmes Prostituées d'Argentine (Asociación de Mujeres Meretrices de Argentina AMMAR), dont a été la première secrétaire générale, et du Réseau de Femmes Travailleuses du Sexe d'Amérique latine et des Caraïbes (Red de Mujeres Trabajadoras Sexuales de Latinoamérica y el Caribe RedTraSex), dont elle est l'actuelle secrétaire exécutive,.
Elena Reynaga est entrée dans la prostitution à l'âge de 19 ans, et a exercé ce métier pendant 30 ans,. Après avoir été plusieurs fois emprisonnée en Argentine, elle a voyagé en Espagne pour y travailler pendant un temps. De retour en Argentine en 1994, elle a fondé l'AMMAR, avec d'autres prostituées, en réponse au harcèlement et aux violences policières. Elle a été Secrétaire Générale de cette organisation pendant 18 ans, jusqu'à être remplacée par Georgina Orellano.
En 1997, Elena Reynaga a confondé la RedTraSex (dont l'AMMAR est adhérente) avec l'objectif d'établir une base internationale de soutien pour les associations de travailleuses du sexe, et pour les travailleuses elles-mêmes. Elle a été la secrétaire exécutive de l'organisation à partir de 1999. Elena Reynaga a coédité Un Mouvement de Talons Hauts (Un Movimiento de Tacones Altos), un manuel de défense des droits des travailleuses du sexe publié en 2007,. En 2012, dans le cadre d'une Assemblée générale de l'Organisation des Etats Américains en Bolivie, Elena Reynaga et le reste de la RedTraSex ont demandé publiquement une résolution reconnaissant que la prostitution est un travail légal.
Elena Reynaga a aussi fait campagne sur des thèmes de santé (notamment sur le VIH / SIDA). En 2008, elle a été la première à aborder le thème des droits des travailleuses du sexe dans une session plénière de la Conférence Internationale sur le SIDA, où elle a demandé de meilleures conditions de travail, une attention médicale, la reconnaissance du travail sexuel comme un travail régulier, et a enjoint l'auditoire de considérer les travailleurs et travailleuses du sexe non comme une partie du problème, mais comme "une partie de la solution",. En 2018, elle a pris la parole devant le Conseil de l'Europe dans le cadre d'une table ronde du Forum Mondial pour la Démocratie, où elle s'est présentée comme une travailleuse du sexe féministe. Elena Reynaga aussi se déclare également apartisane, car elle ne milite pas pour un parti politique.
En 2009, la Législature de la Ville Autonome de Buenos Aires a reconnu Elena Reynaga comme Personnalité Eminente des Droits Humains des Femmes,. En 2014, elle a été distinguée par le Sénat argentin pour son leadership contre la discrimination et la stigmatisation du travail du sexe, ainsi que pour son plaidoyer pour la reconnaissance des travailleuses du sexe comme travailleuses de plein droit. En 2016, elle a été élue membre d'un conseil consultatif de l'ONU.