| Pays | Espagne |
|---|---|
| Zone de diffusion | Nationale |
| Langue | Espagnol (catalan, portugais et anglais en ligne) |
| Périodicité | Quotidienne |
| Format | Berlinois |
| Genre | Généraliste |
| Prix au numéro |
1,40 euro du lundi au vendredi 1,80 euro le samedi 2,50 euros le dimanche |
| Diffusion | 145 191 ex.(2018) |
| Fondateur |
José Ortega Spottorno Jesús de Polanco Juan Luis Cebrián |
| Date de fondation | |
| Éditeur | Ediciones El País, S.L. |
| Ville d’édition | Madrid |
| Propriétaire | Prisa détenue par Joseph Oughourlian, Amber Capital |
|---|---|
| Directeur de publication | Javier Moreno Barber (es) |
| ISSN | 1697-9397 |
| OCLC | 144810943 |
| Site web | elpais.com |
Supplément(s)
El País est un journal espagnol créé en 1976, dont la version en ligne est, en 2017, le site d'information en langue espagnole le plus consulté au monde, avec près de 19 000 000 de lecteurs uniques. Avec un tirage d'environ 110 000 exemplaires (2019), sa version papier comptait environ un million de lecteurs par jour en 2020.
Le quotidien est écrit en espagnol, mais il propose en ligne des versions en catalan, portugais brésilien et anglais. Certains suppléments, comme Quadern Catalunya, sont rédigés dans d'autres langues d'Espagne, pour intégrer les nuances régionales. Il appartient au groupe de médias espagnol Prisa. En 2011, le groupe Prisa annonce une perte de 451 000 000 euros, alors la plus importante de son histoire.
Le siège social et la rédaction centrale de El País se trouvent à Madrid. Le journal édite des éditions territoriales depuis les principales villes d'Espagne (Barcelone, Séville, Valence, Bilbao, Saint-Jacques-de-Compostelle), dans lesquelles il a des délégations. De plus, El País imprime et distribue une « édition globale » en Amérique latine.
La société à travers laquelle ce journal mène ses enquêtes est OPINA Institut.


El País est fondé par José Ortega Spottorno et sa première édition date du , six mois après la mort de Franco, au début de la transition espagnole. Il est le premier journal à vocation clairement socialiste, dans un contexte où le reste des journaux espagnols venaient de la période franquiste. Le journal est conçu par Reinhard Gade et Julio Alonso. El País devient le journal de l'Espagne socialiste, à un moment où la transition du franquisme à la démocratie est encore en plein essor. Son premier directeur (jusqu'en 1988) est Juan Luis Cebrián, qui venait du journal Informaciones. El País suit une ligne éditoriale de centre gauche et est considéré comme proche du PSOE,. Courrier international le décrit comme « l'un des vingt meilleurs journaux du monde ».
En 1989, El País initie des collaborations avec d'autres journaux européens. Il participe à un réseau de ressources en commun avec La Repubblica (Italie) et Le Monde (France). Depuis , un supplément anglophone d’El País est inclus dans la version espagnole du International Herald Tribune.
Le , The New York Times annonce la sortie de son New York Times International Weekly dans El País, entre autres journaux européens. En , le journal décide d'offrir un journal gratuit et actualisé en permanence, 24 horas. Au format PDF et comptant une dizaine de pages, toute personne connectée à Internet peut le télécharger et l'imprimer.
Le , le journal connaît son premier grand changement de maquette depuis sa création en abandonnant notamment le Times New Roman au profit de la police Majerit, dessinée par le typographe portugais Mário Feliciano et en affichant en une l'accent aigu sur le « i » du nom du journal. De même, la phrase située en une devient El periódico global en español, puis simplement El periódico global en lieu et place de la phrase historique El diario independiente de la mañana.
El País est de — à l'occasion du trentième anniversaire du journal — à 2014 dirigé par Javier Moreno Barber (es).
En 2012, la diffusion est de 324 814 exemplaires. Fin 2013, le journal lance les éditions El Pais Brasil et El Pais America et étend sa donc sa diffusion au Brésil et en Amérique. Le , Antonio Caño (es) prend la direction du journal,. La chute des ventes du journal sous la direction d'Antonio Caño est importante. C'est ainsi qu'El País voit ses ventes (en kiosque et par abonnement) passer de 224 551 exemplaires journaliers en à 145 191 exemplaires journaliers en 2018, soit une chute de plus de 35 %. En , devant les mauvais résultats du journal, Antonio Caño est remplacé par Soledad Gallego-Díaz (es). Cette destitution suit de près la mise à l'écart de Juan Luis Cebrián, l'un des trois fondateurs, directeur de la publication de 1976 à 1988, puis conseiller délégué de la direction. Juan Luis Cebrián était proche de Mariano Rajoy et de Soraya Sáenz de Santamaría, personnalités politiques du parti conservateur PP, et le journal s'éloignait de plus en plus de son lectorat historique de gauche.
En 2020, l'édition mexicaine est créée (journal et site). En 2021, l'édition brésilienne est arrêtée, faute de budget. Depuis 2025, le président du quotidien, Joseph Oughourlian, décide d'écarter plusieurs journalistes vus comme « favorables au gouvernement socialiste ». C'est pour cela que la directrice du journal depuis 2021, Pepa Bueno, est limogée.
Depuis toujours, le journal se définit comme ayant une tendance « européiste ». Il a montré à plusieurs reprises son soutien à la figure du roi Juan Carlos Ier pour sa contribution à la consolidation démocratique, en particulier, pour son intervention décisive pour annuler la tentative de coup d'État du 23-F. Le journal est caractérisé par le traitement d'informations et nouvelles internationales, la culture et l'économie, tout cela en plus des informations sur l'Espagne. Des chroniqueurs et contributeurs occasionnels provenant de différents milieux sociaux offrent leur collaboration, tout en suivant la ligne éditoriale du journal démocratique et pro-européen.
El País est connu pour sa ligne éditoriale progressiste et social-démocrate. Le journal est aujourd'hui[Quand ?] perçu comme plus libéral qu'autrefois,.
En Catalogne, ses ventes s'effondrent, passant de 20 766 exemplaires journaliers en à 9 023 exemplaires journaliers en 2018, soit une chute de plus de 55 %.

Officiellement, El País se caractérise par sa simplicité d'expression, à la fois dans le traitement de l'information que dans l'esthétique : les pages cinq colonnes permettent de faire passer l'information clairement. Les photographies et graphisme viennent jouer un rôle secondaire en tant que soutien simple à l'information écrite.
Depuis sa fondation jusqu'à la fin de 2007, le journal maintient toujours le même design, avec peu d'évolution (avec utilisation exclusive de photographies en noir et blanc, mais aujourd'hui[Quand ?], accepte les photographies couleur, principalement dans les divers suppléments), et la même typographie : le Times New Roman.
Le , El País devient le deuxième journal en Espagne à offrir une édition électronique en ligne, El País numérique (après le journal catalan Avui). Il est également le premier journal espagnol le à imposer un système de paiement pour accéder au contenu de l'information de son site web. Ce changement entraîne une diminution des visites sur le site. Avant de prendre cette décision, El País est suspendu en 2002 par le Bureau de contrôle numérique de la diffusion en Espagne pendant quatre mois pour avoir commis deux fautes graves. Le , El País remet un contenu gratuit tous les jours, et permet aux abonnés d'accéder à certains suppléments comme le contenu multimédia et les versions PDF des journaux.
Le , El País lance une édition en ligne en catalan, elpais.cat, en pleine montée indépendantiste de cette région où il fait concurrence à La Vanguardia, le plus vendu des journaux catalans.
En , le journal informE ses lecteurs qu'il serait « 100 % numérique » à partir du et que sa version imprimée ne serait plus distribuée en Europe (à l'exception de l'Espagne).
Le journal a également cherché à publier des versions locales de El País : en Andalousie (1995), en Catalogne, dans la communauté valencienne (1995), en Galice, à Madrid (1993), et au Pays basque (1997).