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Adolf Emil Baur, né le à Ulm et mort le à Zurich, est un chimiste allemand. Entre 1911 à 1943, il est professeur titulaire de chimie physique à l'École polytechnique fédérale de Zurich. Il a contribué à la recherche en électrochimie, principalement sur les piles à combustible. Baur est un pionnier dans les domaines des piles à combustible à oxyde solide (SOFC) et des piles à combustible à carbonate fondu (MCFC), parmi lesquelles la pile à combustible au carbone.
Baur naît à Ulm et vient d'une famille de commerçants et de fonctionnaires. Il étudie la chimie physique à Munich et à Berlin. Il obtient son doctorat de l'université Louis-et-Maximilien de Munich en 1897 puis effectue sa recherche postdoctoral dans la même ville jusqu'en 1901. Il travaille auprès de Wilhelm Muthmann à l'université technique de Munich et comme assistant de Wilhelm Ostwald à Leipzig. À partir de 1905, il travaille comme assistant scientifique à l'office impérial à la Santé à Berlin. En 1907, il devient professeur de chimie physique à l'université technique de Brunswick.[réf. nécessaire]
En 1913, Baur est l'un des évaluateurs de la thèse d'habilitation d'Otto Stern.
Baur travaille déjà sur les piles à combustible en 1909 et en 1910,. En 1911, il s'installe à Zurich pour exercer comme professeur de chimie physique et d'électrochimie à l'École polytechnique fédérale de Zurich,, parallèlement à la poursuite de ses recherches sur les piles à combustible. Avec l'un de ses étudiants, William Dupré Treadwell, ils déposent deux brevets conjoints, sur ces piles. Baur travaille également sur une pile à combustible hydrogène-oxygène utilisant de l'hydroxyde de sodium fondu comme électrolyte, puis d'autres oxydes solides. Il travaille extensivement sur les piles à carbonates fondus, particulièrement au charbon.
Dans les années 1930, avec l'aide de Hans Preis, il se tourne vers les piles SOFC. Il en construit à partir de divers métaux de transition tels que le cérium, le lanthane, le tungstène le zirconium ou encore l'yttrium. Ces expériences mèneront à des recherches sur les propriétés de conduction anionique de la zircone dans les années 1960, puis à l'utilisation industrielle de ces propriétés. La publication de Baur de 1937 à ce sujet a permis de faire connaître les piles à combustible à oxyde solide dans la communauté scientifique.[réf. nécessaire]
Il contribue de plus à l'étude des propriétés spectroscopiques de plusieurs composés chimiques.
En 1914 et 1919, Baur dépose des brevets pour l'extraction d'or à partir de solutions diluées, notamment à partir de l'eau de mer,. Selon lui, les océans contenaient la majeure partie des réserves d'or mondiales. Cette théorie conduit à un projet de recherche dans les années 1920, dirigé par Fritz Haber, qui visait à extraire l'or des océans, mais qui n'a finalement pas abouti.[réf. nécessaire]
Il a également travaillé sans succès sur la conversion carbone en diamant.
Le sujet d'intérêt majeur de la recherche de Baur reste toutefois ce qu'il désigne comme la « cosmographie chimique ». En mêlant plusieurs disciplines (entre autres la géochimie et la cosmochimie, mais aussi la paléontologie et la pétrographie), il cherche à comprendre le rôle des transformations chimiques dans l'évolution de l'univers et plus généralement dans la nature. Cette étude approfondie de la cosmographie le pousse à travailler sur les réactions cycliques ou irréversibles. Il est possible que ses recherches aient inspiré Boris Pavlovitch Belooussov dans son travail sur les réactions oscillantes,.
Baur se marie en 1905. Il a une fille et un fils, Arthur Baur (1915-2010), qui est devenu connu comme linguiste et espérantiste.
Baur a publié plus de 150 publications scientifiques. Ses ouvrages les plus importants sont :