Émile Bergerat

Émile Bergerat
Portrait photographique par Nadar.
Fonction
Directeur de la publication
La Vie moderne
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonymes
L'Homme masqué, Ariel, CalibanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Rédacteur à
Conjoint
Estelle Gautier (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Parentèle
Théophile Gautier (beau-père)
Théophile Gautier fils (beau-frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinctions
signature d'Émile Bergerat
Signature dans son dossier de Légion d'honneur.

Émile Bergerat, né le à Paris 6e et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un poète et dramaturge français.

Considéré à son époque comme un « excellent chroniqueur » à l’esprit « verveux et paradoxal », il utilisa aussi les pseudonymes de « l’Homme masqué », d'« Ariel » et de « Caliban ».

Biographie

Durant les événements de la Commune de Paris, Émile Bergerat est en amitié avec le peintre Auguste-Émile Pinchart ; il rapporte dans ses souvenirs que l'artiste, durant cette période, était devenu un boucher occasionnel rue des Saints-Pères, assurant à ses camarades de quoi survivre durant le siège de la capitale

Chroniqueur au Voltaire et au Figaro, membre de l'Académie Goncourt, il épouse, le , la fille cadette de Théophile Gautier, union dont naîtront deux enfants, Théo Bergerat, qui deviendra réalisateur et chroniqueur radiophonique, et une fille, Herminie. Dans une lettre de de Théophile Gautier à Carlotta Grisi, celui-ci présente son futur gendre comme un

« jeune poète qui a fait Les Cuirassiers de Reichshoffen, une pièce de vers sur la bataille, dont le succès a été immense pendant le siège et qu'on a répétée ensuite dans toute la France ; non seulement, il est poète, mais il écrit très bien en prose et a le travail certain et régulier. C'est en outre mon plus fervent admirateur et nous travaillons côte à côte, dans le même journal, au Bien Public. »

Il est ensuite nommé directeur de publication de La Vie moderne, revue éditée par Georges Charpentier où il publie notamment les premiers poèmes de Jules Laforgue ().

En 1895, l’Académie française lui décerne le prix Calmann-Lévy pour l'ensemble de son œuvre.

En 1908, il est candidat malheureux à l'Académie française.

Dans le 16e arrondissement de Paris, l'avenue Émile-Bergerat lui rend hommage. Une bibliothèque de Neuilly-sur-Seine, située en face de l'immeuble où habitait Émile Bergerat, porte aussi son nom. Son nom a également été donné à Saint-Lunaire, cité balnéaire d'Ille et Vilaine où il séjourna l'été pendant 30 ans ; il s'y était fait construire une résidence (« Caliban ») dans le style des villégiatures propres à Charles Garnier. Il y reçut, avec sa femme Estelle, de nombreuses personnalité du monde des lettres : Jules Verne et son fils Michel, Georges Feydeau, la comédienne des Variétés Ève Lavallière, Robert de Flers et Caillavet, Rosemonde Gérard, les Richepin, Raoul Ponchon, sa belle-sœur Judith Gautier.

Œuvres

Théâtre
Affiche pour la pièce d'Émile Bergerat Plus que reine à New York en 1899 avec Julia Arthur.
Témoignage

Œuvres en ligne

Pour approfondir

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Bibliographie

  • Maurice Hamel, « Émile Bergerat », notice nécrologique dans Floréal : l'hebdomadaire illustré du monde du travail, 4e année, no 44 du 3 novembre 1923, p. 690–691 (lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ « Acte de décès n° 539 cote : 1E_NUM_NEU_D1923 - 1923 - 31/12/1922 - 29/12/1923 », Archives départementales des Hauts-de-Seine (consulté le ), p. 137/192
  2. ↑ Paris-Parisien, Ollendorff, , p. 43.
  3. ↑ Saint-Patrice (baron Harden-Hickey, dit), Nos écrivains Paris, éditions Georges Hurtrèl, 1887, p. 39.
  4. ↑ Émile Bergerat, Souvenirs d'un enfant de Paris : les années de bohème, Paris, Charpentier ; E. Fasquelle, , 429 p., 4 vol. ; in-12 (OCLC 2843586, lire en ligne sur Gallica), p. 260-2.
  5. ↑ Généalogie de Théo Bergerat, sur Kinematoscope.
  6. ↑ Société Théophile Gautier, Bulletin de la Société Théophile Gautier, t. 23, Paris, La Société, (lire en ligne), p. 113.
  7. ↑ « Calames », sur abes.fr.
  8. ↑ O.-L. Aubert, « Nécrologie », La Bretagne touristique, no 20,‎ .