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| Nom de naissance |
Émile Jean Baptiste Charles Bevernage |
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Émile Bevernage (né le à Roost-Warendin et mort le à Agen), fraiseur de son état, est, pendant l'occupation nazie, un résistant communiste français, déporté au camp de concentration de Mauthausen.
Ami de Marcel Cretagne, son voisin à Issy-les-Moulineaux, qui le guide vers le Parti communiste, Émile Bevernage fait partie du premier noyau constitué en 1941 de ce qui allait devenir le « détachement Valmy », groupe d'action sous la direction du Parti communiste visant notamment à exécuter les « traîtres », anciens cadres ralliés à la politique de collaboration.
Le , Bevernage participe, en soutien de Marcel Cretagne, à l'exécution de Marcel Gitton, secrétaire général du Parti ouvrier et paysan français (POPF) qu'il avait fondé. Quelques semaines plus tard, il échoue dans sa tentative, où il est chargé de tirer, pour éliminer Fernand Soupé, ex-maire communiste de Montreuil devenu membre du Parti populaire français (PPF) collaborationniste.
Après avoir aussi failli à l'exécution d'Élie Ventura, qui devait se dérouler en même temps que celle de Georges Déziré, Bevernage est accusé par d'autres membres du détachement Valmy, notamment Marcel Cretagne et André Jacquot, d'être un « lâche ». Craignant pour sa vie, il déserte le détachement et se réfugie à Angers.
Découvert par la police, il est arrêté en et déporté sous le sigle Nuit et brouillard et interné au camp de Mauthausen le sous le matricule 47 509. Au sein du complexe concentrationnaire, il est affecté à Gusen le (sous le matricule 14998), puis à Wiener Neustadt le et enfin au Camp central le .
Libéré le et rapatrié en France le , il reprend sa carte du PCF, mais est exclu du parti, comme la plupart des membres de son groupe, en 1947.
Il meurt en 1989 à Agen.