Émile Gentil

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Émile Gentil
Portrait d'Émile Gentil par Nadar.
Biographie
Naissance
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BordeauxVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
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Vue de la sépulture.

Émile Gentil (né le à Volmunster en Moselle et mort le à Bordeaux) est un officier de marine, explorateur et administrateur colonial français. Il a donné son nom à Port-Gentil, la capitale économique du Gabon.

Biographie

Gentil est diplômé de l'École navale. Après avoir servi dans la Marine, il est chargé en tant qu'enseigne d’une mission hydrographique au Gabon, entre 1890 et 1892. Il choisit ensuite d'intégrer l’administration coloniale.

Première mission : 1895-1897

Son but est de trouver la voie la plus praticable entre le Gabon et le Tchad pour constituer un bloc unique.

Le , il entreprend la remontée du fleuve Congo à bord du Léon-Blot, un vapeur monté sur place. Le Léon-Blot est démonté, transporté à travers la forêt tropicale pour naviguer sur l’Oubangui, le Kemo, son affluent, puis, après un nouveau démontage, le Chari.

En , il signe avec le sultan Gaourang un traité d’alliance qui confie à la France le protectorat sur le Baghirmi pour le protéger de Rabah.

Le , il pénètre dans le pays de Rabah et atteint le lac Tchad le 28. Il rentre ensuite en France.

Seconde mission : 1899

Son but est de refouler Rabah, qui a défait Gaourang, qui demande secours en vertu du traité de protectorat. Le , descendant le Chari, il atteint le village de Tounia Kankao (futur Fort-Archambault, aujourd'hui Sahr), où il apprend la mort d'Henri Bretonnet, qui dirigeait une mission dans le Chari, tué lors du combat de Togbao le .

Le , il attaque à Kouno la plus importante garnison de Rabah où il est mis en échec. Le , à Mandjafa, il fait sa jonction avec la mission Foureau-Lamy et la mission Joalland-Meynier pour l’affrontement final avec Rabah à Kousséri, qui a lieu le et au cours duquel le commandant Lamy est tué. Gentil prend le commandement et fonde, le , Fort Lamy — actuelle capitale du Tchad (Ndjamena).

Commissaire général : 1902

Le , il est nommé commissaire général du gouvernement au Congo français. Hostile à la mission Brazza, venue enquêter en 1905, sur les exactions des Français à l'endroit des populations indigènes, malmené par la presse dans l'affaire des massacres du Congo, mais innocenté par la commission Lanessan qui livre le rapport Brazza, Gentil reste en poste et organise les quatre circonscriptions du Gabon, du Moyen-Congo, de l’Oubangui-Chari et du Tchad, qui formeront l'AEF. Il quitte l’Afrique en 1910.

L'ensemble de ces missions a été consigné dans des Comptes rendus de la Société de géographie. Le gouvernement a conféré le nom de l'explorateur à un port établi à l'embouchure de l'Ogooué : Port-Gentil, au Gabon.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (85e division) avec son épouse, la pianiste Rose Depecker.

Plusieurs timbres à son effigie ont été émis en Afrique équatoriale française, certains surchargés « Afrique française libre » ou « Libre ». Un billet de 20F le représentant au recto a été émis en 1946 par la Caisse Centrale de la France d’Outre-mer.

Décorations

Publications

Notes et références

  1. ↑ Histoire militaire de l'Afrique Équatoriale Française, exposition internationale de Paris 1931, rédigé sous la direction du général Desclaux par M. le Commandant M. Denis de l'infanterie coloniale, de l'Etat-Major à Brazzaville, page 51 (lire en ligne).
  2. ↑ Jean Martin, « Le rapport Brazza, mission d’enquête du Congo. Rapports et documents. 1905-1907. Mission Savorgnan de Brazza. Commission Lanessan, préface de Catherine Coquery-Vidrovitch. Éditions : Le passager clandestin, Neuvy-en-Champagne, 2014 », Outre-Mers. Revue d'histoire, vol. 101, no 382,‎ , p. 295–297 (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

Sources partielles

Liens externes

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