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Emile Puttaert, né le à Bruxelles et mort le à Aywaille, est un peintre, graveur et illustrateur belge.
François Emile Puttaert, né le à Bruxelles, est le fils d'Henri Puttaert (né en 1800 dans la même ville, marchand), et d'Anne Catherine Dehaeseleer (née en 1801 à Anderlecht), mariés à Bruxelles en 1828. Domicilié à Etterbeek, il épouse à Bruxelles, le , Marie Anne Lucie D'Ours, née en 1853.
Emile Puttaert est étudiant à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, où il se destine à la gravure sur bois, avant de se diriger vers l'aquarelle, formé par le peintre Paul Lauters. Encore élève à l'École royale de gravure, il expose une gravure et un dessin au Salon de Bruxelles de 1848.
Emile Puttaert est membre de la Société royale belge des aquarellistes. Il y expose à partir de 1864 ; ses débuts favorablement remarqués lui permettent de former plusieurs aquarellistes à Bruxelles. Il devient secrétaire de la Société. En raison de ses connaissances, il est également membre effectif de la Société d'archéologie de Bruxelles à partir de 1889.
Ses talents d'illustrateur lui valent de devenir dessinateur pour la maison d'éditions Bruylant à Bruxelles. Il abandonne dès lors la peinture à l'huile au profit de l'illustration. De 1860 à 1890, il parcourt la Belgique afin de croquer les sites pittoresques ruraux et urbains.
Emile Puttaert, toujours domicilié à Etterbeek, meurt inopinément, à l'âge de 72 ans, à Aywaille, le . Ses funérailles ont lieu trois jours plus tard à l'église paroissiale de Etterbeek, commune où il est inhumé,.
Peintre de vues de ville et de paysages, Emile Puttaert exerce essentiellement son art en qualité d'illustrateur. Il collabore aux albums La Belgique illustrée, Bruxelles à travers les âges (1884), Anvers à travers les âges (1886), de même qu'aux revues L'Illustration européenne, et le Patriote illustré. Les vues de sites disparus depuis lors constituent un fonds documentaire et patrimonial de valeur,,.
La veuve d'Emile Puttaert lègue plus de 500 dessins concernant la Belgique aux Musées des arts décoratifs et industriels, une partie de ses dessins représentant la capitale à la ville de Bruxelles et de nombreuses lithographies au cabinet des estampes de la bibliothèque royale.
Le Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers conserve La Lys aux environs de Gand (1870, inventaire no 1822/17).