| Président du conseil d'administration Office national d'études et de recherches aérospatiales | |
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| depuis le | |
Jean Leger (d) | |
| Délégué général pour l'Armement | |
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| Directeur Agence de l'innovation de défense | |
| - | |
Patrick Aufort (d) |
| Naissance | |
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| Directeur de thèse |
Philippe Tarroux (d) |
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| Site web | |
| Distinction |
Emmanuel Chiva, né le à Paris, est un haut fonctionnaire français. Normalien, docteur en biomathémathiques et entrepreneur, il est délégué général pour l'armement au sein de la direction générale de l'Armement (DGA) du au , après avoir notamment dirigé l’Agence de l'innovation de défense du ministère des Armées du au . Il est depuis le président-directeur général de l'Office national d'études et de recherches aérospatiales (ONERA).
Né à Paris en 1969, Emmanuel Chiva effectue sa scolarité à l’École alsacienne.
Après une classe préparatoire au lycée Saint-Louis, il intègre l’École normale supérieure de Lyon (promotion 1989).
Durant ses études, il effectue plusieurs séjours sur le campus de l’université d’Harvard, aux États-Unis, consacrés à l'épistémologie et l'immunologie.
Il devient docteur en biomathématiques de l'université Paris VI-Pierre-et-Marie-Curie avec une spécialisation en intelligence artificielle et dans le domaine des systèmes complexes et du biomimétisme.
Plus tard, en 2013-2014, il suit en qualité d'auditeur la 49e session nationale Armement et économie de défense de l'Institut des hautes études de défense nationale, puis exerce les fonctions de conseiller des études de cet organisme pendant trois ans.
Il commence sa carrière en 1997 chez MASA (Mathématiques appliquées SA), entreprise alors spécialisée dans les mathématiques appliquées, la robotique et la biologie. Il y exerce les fonctions de directeur général adjoint puis de vice-président exécutif, tout en fondant et développant la division « Simulation militaire », à travers un jeu de stratégie en temps réel baptisé Conflict Zone, qu’il développe avec Ubisoft en 2001. Cette année-là, la société réalise également le système SCIPIO d’entraînement des postes de commandement de l’armée de Terre.
Cofondateur en 2007 de la société SILKAN, dont il est associé, celle-ci se spécialise dans le calcul haute performance, les techniques embarquées et la simulation.
Entre et , il est directeur général adjoint chargé de la stratégie et du développement de la société AGUERIS, issue de SILKAN et filiale de CMI Defence (devenue aujourd’hui John Cockerill Defense), société spécialisée dans la simulation opérationnelle et l’entraînement pour les opérateurs de systèmes d’armes.
En parallèle de ses activités professionnelles, il est, entre 2014 et 2018, président du comité recherche, technologie et innovation du GICAT et président du jury du programme « Generate » d’accompagnement des jeunes pousses innovantes dans le domaine de la défense aéroterrestre et de la sécurité.
Le , il est nommé par la ministre des Armées, Florence Parly, directeur de l’Agence de l'innovation de défense (AID), qu'il doit mettre en place afin de mener des activités de prospectives stratégiques. La ministre le décrit alors comme l'« Homme de la situation : il connaît la défense, il connaît l’entreprise, il connaît l’innovation et possède une inépuisable envie d’entreprendre »,,.
Premier directeur de l'AID, qualifiée d'« innovation institutionnelle », il installe l’agence comme guichet unique de l’innovation du ministère des Armées et structure les relations entre les armées, la DGA et l'écosystème de l'innovation.
Dotée d'un budget initial de 720 millions d'euros avant de dépasser le milliard d'euros dès 2022, l'agence devient une interface pour capter des « pépites », sélectionner puis accompagner des projets d’innovation, issus aussi bien du civil que du militaire, dans des domaines tels que l'intelligence artificielle, informatique quantique, hyper-vélocité ou la neuroscience.
Sous l’impulsion d’Emmanuel Chiva, l’AID lance en 2019 la Red Team Défense, dispositif inédit de prospective stratégique. Inspirée de la science-fiction, elle associe écrivains, scénaristes, chercheurs et experts militaires pour imaginer des menaces futures à l’horizon 2030-2060. L’objectif est de confronter les armées françaises à des scénarios radicaux — ruptures technologiques, guerres hybrides ou bouleversements sociétaux — afin d’éclairer la réflexion stratégique et les choix capacitaires. Conçue comme une « cellule d’auteurs » intégrée à la réflexion du ministère des Armées, la Red Team a produit trois saisons de scénarios exploratoires, partiellement publiés. Présentée comme une première mondiale dans le domaine de la défense,, elle illustre la coopération entre milieux militaires, scientifiques et culturels,.
Depuis 2024, le programme RADAR prend le relais de Red Team Défense pour rassembler acteurs de tous horizons afin de de penser les menaces et de construire des réponses adaptées,.
Le , il est nommé en, Conseil des ministres, délégué général de la DGA à compter du .
À la tête de cette administration de plus de 10 000 personnes, dont la moitié d’ingénieurs, il est chargé de coordonner, en lien avec les armées, l’ensemble des programmes d’armement français, notamment nucléaire, pour soutenir et orienter la base industrielle et technologique de défense (BITD).
Dans le contexte des contraintes géostratégiques modernes et de la guerre d'agression russe en Ukraine en particulier, il est l’un des principaux acteurs de la mise en œuvre de l’« économie de guerre » appelée de ses vœux par le président de la République.
À ce titre, tout en soutenant l’innovation et la souveraineté technologique française, il s’attèle à accélérer les cadences de production, notamment pour les munitions et équipements clés, et à réduire les délais dans les processus d’armement. Il lance des chantiers de simplification des spécifications techniques, de rationalisation des coûts, de renforcement de la sous-traitance (PME/ETI), et développe des partenariats publics-privés pour renforcer la réactivité et la résilience industrielle.
Il est remplacé dans cette fonction, le , par le conseiller d'État, Patrick Pailloux, jusqu'ici directeur du cabinet civil et militaire du ministre des Armées.
En , il prend la présidence de l'ONERA, organisme de recherche aérospatiale français.
Emmanuel Chiva est également capitaine de vaisseau de réserve dans la Marine nationale où il entre en 2007. Il a travaillé sur des sujets liés à l’innovation technologique (notamment l’intelligence artificielle) pour l'état-major de la Marine nationale.
Emmanuel Chiva crée en 2015 le blog VMF214, consacré à l’innovation technologique de défense, qu'il anime jusqu'à sa prise de responsabilité au sein du ministère des Armées.
Membre du comité consultatif d’investissement de DEFINVEST (fonds d’investissement du ministère des armées), il a été vice-président de l’association des auditeurs et cadres des hautes études de l’armement (3AED-IHEDN) pendant 3 ans.
Emmanuel Chiva est marié et père d’un enfant. Il est passionné notamment par la photographie et la science-fiction.