Emmanuel Guillon, né à Poitiers le , docteur d'État, est un écrivain, orientaliste scientifique spécialiste de deux civilisations anciennes de l'Asie du Sud-Est, celle des Môns (Birmanie, Thaïlande), et celle du Royaume de Champā (Viêt Nam) qui nous a laissé comme legs artistique celui de l'Art du Champā, avec les sites du sanctuaire de My Son, de Po Klong Garai et de Po Nagar.
Après des études de philosophie, d'ethnologie et de birman à la Sorbonne à Paris, Emmanuel Guillon enseigne pendant quatre ans[Quand ?] le français à Rangoun (Birmanie), puis pendant trois ans[Quand ?] la philosophie à Saïgon (Viêt Nam).
De retour en France, il enseigne la psycho-pédagogie à Rouen, puis, la philosophie en région parisienne. Parallèlement il fait connaître les fruits de ses travaux orientalistes par des ouvrages, des articles, des conférences, notamment à l'École pratique des hautes études à Paris.
En 1994, il fonde la Société des Amis du Champa Ancien (SACHA), qui peu à peu réunit les amateurs et spécialistes du Champa ancien. Il en est le président jusqu'à sa dissolution en 2011. La SACHA publie, de 1997 à 2011, quatorze numéros d'un bulletin qui contribue à la renaissance des études sur le Champa ancien. Elle organise un colloque international en 2005 au musée Cernuschi à Paris. L'auteur mène, jusqu'en 2009, de nombreuses enquêtes de terrain.
En 2000, il crée et assure, pendant neuf ans, un cours d'initiation à la civilisation Môn et à sa langue à l’Institut national des langues et civilisations orientales(INALCO) de Paris.
Il a dirigé plusieurs thèses de doctorat.
Il a été marié à Claude Delachet-Guillon, a eu une fille, née en 1967, Claire Guillon et deux petits-fils, nés en 1997 et 1999, Baptiste Neil et Clément Neil.