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| Nom de naissance |
Jérémie Emmanuel Ruben Brassac |
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| Distinctions | Liste détaillée Prix Amerigo-Vespucci () Prix Nicolas-Bouvier () Prix Amic () Prix du roman historique (d) () |
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Emmanuel Ruben, nom de plume de Jérémie Emmanuel Ruben Brassac, né le à Lyon, est un écrivain et géographe français. Il est notamment lauréat du Prix des Deux Magots 2021.
Emmanuel Ruben nait le à Lyon,. Il grandit dans le Nord-Isère, à Saint-Victor-de-Morestel et Morestel. Il étudie ensuite la géographie à l’École normale supérieure de Lyon. Il poursuit ses études à Paris, à l'Institut de géographie de l'université Panthéon-Sorbonne et à l'Institut national des langues et civilisations orientales,.
Reçu major à l'agrégation de géographie en 2004, il enseigne l'histoire et la géographie à l'étranger puis en banlieue parisienne.
Après plusieurs séjours à l'étranger (États-Unis, Turquie, Lettonie où il enseigne au lycée français de Riga), il publie son premier roman en . Il collabore à différentes revues (Ravages, Edwarda, Sens Public, Possession immédiate, Remue.net, Le Courrier des Balkans, Huffington Post, Hippocampe, 303).
Son troisième roman, La Ligne des glaces, est le premier volet d'une suite européenne à laquelle il travaille pendant plusieurs années. Le livre est sélectionné pour le prix Goncourt 2014.
De 2014 à 2017, il est accueilli par de nombreuses résidences d’auteur et est l’invité de manifestations littéraires aussi bien en France qu’à l’étranger. Il obtient le prix de la résidence de la Fondation des Treilles en 2016.
A partir de 2015, il participe à l’aventure du collectif Inculte avec lequel il s’engage sur différents projets d’écriture à plusieurs mains. Il contribue ainsi aux volumes collectifs En procès. Une histoire du XXe siècle (2016) et Le Livre des places (2018).
En , lauréat d’une bourse Stendhal de l’Institut français, il remonte le Danube à vélo avec un ami, d’Odessa à Strasbourg, jusqu'en , dans le but d’écrire un livre européen inspiré de cette aventure. Sur la route du Danube est publié en . Le roman reçoit le Prix Nicolas-Bouvier et le Prix Amerigo-Vespucci 2019,.
À partir de , il vit sur les bords de la Loire et dirige la Maison Julien Gracq à Mauges-sur-Loire, un lieu culturel ouvert au public qui organise des événements littéraires et des expositions d'art contemporain et accueille en résidence des écrivains et des artistes. Il y accueille ponctuellement des artistes et écrivains comme Mathias Enard, Maylis de Kerangal et Étienne Davodeau. Au cours de résidences de création, il y accueille des géographes ou jeunes écrivains tels que Francois-Henri Désérable, Jean-Louis Tissier ou Jean-Acier Danès. Il quitte son poste en 2021 et s'installe à Toulon.
En 2020 sort Sabre. Le récit, centré sur la disparition d'un sabre jadis accroché dans la salle à manger des grands-parents du narrateur, Samuel Vidouble, professeur désabusé dans une ville de province, mélange enquête loufoque, légendes familiales et récits historiques,. Le livre est récompensé du prix des Deux Magots 2021.
En 2022, il publie Nouvelles ukrainiennes (Points, Bibliothèques sans frontières) ainsi que Les Méditerranéennes (Stock) pour lequel il figure sur les listes du Prix Goncourt et du Grand Prix du roman de l'Académie française et obtient le Prix du roman historique 2022 des Rendez-vous de l’histoire de Blois, ainsi que le prix du livre européen et méditerranéen.
Son roman Malville, sorti en 2024, fait partie de la sélection 2025 du Prix du Roman d’Écologie. C'est un roman d'anticipation qui raconte l'histoire de Samuel Vidouble, le narrateur, déjà présent dans plusieurs de ses romans, qui est confronté à un accident nucléaire, celui de la centrale fictive Astrid, construite dans les années 2020 sur le site de l'ancienne centrale de Malville, en bordure du Rhône,. L'histoire se déroule en 2036, dans une France gouvernée par l'extrême droite, hors de l'Union européenne désormais dissoute. Enfermé dans sa cave, le narrateur repense à son enfance à l'ombre de la centrale. « Un roman intense, qui fait la part belle à la géographie, et au Rhône en particulier », écrit la journaliste Yasmine Youssi dans Télérama.