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Emmanuel de Haller, né le à Göttingen et mort le le à San Benedetto Po, est un banquier et financier suisse.
Rudolf Emanuel von Haller naît le à Göttingen, alors dans l'électorat de Brunswick-Lunebourg, au sein du Saint-Empire romain germanique. Originaire de Berne, en Suisse, il est le fils de Albert de Haller et de Sophie Amalie Christine Teichmeyer, fille d'un professeur de médecine à l'université d'Iéna. Son frère cadet est le botaniste et homme politique bernois Albrecht von Haller. L'historien Gottlieb Emanuel von Haller (de) est son demi-frère aîné.
Il se marie à deux reprises : vers 1773 à Amsterdam avec Gerardine van der Dussen, de Delft (divorce en 1782) ; et en 1797 Trieste avec Élisabeth Sophie Burdel, originaire de Lyon.
Après une formation commerciale dans une banque de Genève, il devient commissionnaire en 1777 puis bientôt associé de la Banque Necker, Girardot, Haller et Cie, à Paris. Il démissionne en 1790 et s'installe à Marseille où il trouve place dans un comptoir bancaire, nommé Bouillon, Haller et Compagnie,.
Sous la Terreur, protégé par Paul Barras, il est nommé fournisseur aux armées mais est très vite inculpé par Cambon qui déclare : « L’agiotage horrible et la conversion en or de tous les vols de Robespierre cadet qui avait pour agent l’infâme banquier Haller qui convertissait en lingots les fonds destinés à l’entretien de nos armées ». Après le 8 thermidor et la chute de Robespierre, il s'enfuit à Gênes, puis à Chiasso,.
Revenu en grâce sous le Directoire grâce à Barras, il est nommé en juin 1795 trésorier de l'Armée française d'Italie et directeur de la Monnaie de Milan en 1796. Peu après, il passe en conseil de guerre pour malversations, mais est relaxé. En 1798, il organise, en pleine vague de mutinerie au sein de l'Armée française, le « pillage » de Rome et le transfert des trésors artistiques italiens à Paris.
Envoyé du Directoire helvétique auprès de la République cisalpine à Milan (1798-1799), il s'établit en 1799 à Lausanne et remplit occasionnellement des missions diplomatiques informelles pour les autorités de la République helvétique.
En janvier 1799, la presse parisienne évoque un projet de « banque nationale » pour la France, développé par Haller et Jean-Joseph Johannot.
Il fait de fréquents séjours à Paris sous l'Empire : il fréquente les proches de Grimod de La Reynière, et ses fameux repas, comme en témoigne les menus anecdotiques de l'Almanach des gourmands.
En 1819, il ouvre un comptoir bancaire à Paris, qui fait faillite en 1820.
En fuite en Italie loin de ses créanciers, il meurt ruiné le à San Benedetto Po.