| Escource | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Landes | ||||
| Arrondissement | Mont-de-Marsan | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Cœur Haute Lande | ||||
| Maire Mandat |
Pierre Lasterra 2026-2032 |
||||
| Code postal | 40210 | ||||
| Code commune | 40094 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
824 hab. (2023 |
||||
| Densité | 8 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 09′ 55″ nord, 1° 01′ 55″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 23 m Max. 84 m |
||||
| Superficie | 102,74 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Mimizan (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Haute Lande Armagnac | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Landes
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.escource.fr | ||||
| modifier |
|||||
Escource (Escorce, en occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).
Située dans la forêt des Landes, la commune d'Escource se trouve dans la partie la plus occidentale de la Haute Lande, en bordure du Pays de Born, à environ 12 km au sud-ouest de Labouheyre et environ 17 km à l'est de Mimizan.
Elle est proche d'un lieu touristique connu, à 25 km vers l'est : l'écomusée de Marquèze, qui se trouve au cœur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, sur le territoire de la commune de Sabres. Le territoire d'Escource est bordé à l'est par l'autoroute A63 (ancienne RN 10).
Traversée par le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle comporte plusieurs points de repos qui accueillent les pèlerins.

Les communes limitrophes sont Lüe, Mézos, Onesse-Laharie, Pontenx-les-Forges, Saint-Paul-en-Born et Solférino.
La rivière d'Escource, alimentant l'étang d'Aureilhan, passe par la commune, où elle porte le nom de ruisseau de Belloc sur une partie de son cours.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (6,5 °C), soumis à la brise de mer. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 122 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sabres à 24 km à vol d'oiseau, est de 13,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 100,6 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 42,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le .
Au , Escource est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mimizan, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 5 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (51,4 %), forêts (34,7 %), terres arables (7,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %), zones urbanisées (1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Le territoire de la commune d'Escource est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.
Escource est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures,.
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. Aucune partie du territoire de la commune n'est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 451 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, aucun n'est en aléa moyen ou fort, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM,.
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2009 et par des mouvements de terrain en 1999
L'origine du nom de la commune fait l'objet de plusieurs hypothèses.
Il s'agit peut-être d'un transfert à la localité du nom du ruisseau d'Escource, selon un processus fréquent en toponymie. Ce qui n'explique pas pour autant l'origine du nom lui-même. A ce stade plusieurs hypothèses cohabitent.
L'étymologie d'Escource n'est pas établie, venant peut-être d'un terme signifiant « source ». Le nom du village pourrait en effet dériver du mot gascon escorra (prononcer "escourre" en français) qui signifie "canal d'écoulement", "déversoir" ou encore "rigole".
Selon le Pr Jean-Baptiste Orpustan, le nom du village pouvait venir du mot basque ezkurra (prononcer « escourra », comme Ezkurra en Navarre ou Escurès en Béarn) , qui signifie « le gland » ou par extension désigne l'arbre (le chêne) - d’une part parce qu’on sait que la langue basque (ou proto-basque) s’étendait au nord il y a plusieurs siècles bien au-delà de ses limites actuelles, et d’autre part parce qu’il n’est pas difficile d’imaginer qu’il y avait beaucoup de chênes, et donc de glands, sur le territoire de cette commune, autrefois nourriture principale des porcs.
Une autre hypothèse rattache le toponyme Escource au verbe occitan escorchar (prononcer "escourtcha" en français), qui signifie "accourcir", c'est-à-dire "rendre plus court", par exemple un trajet entre deux autres communes voisines plus importantes (Labouheyre et Mimizan ?).
Encore plus proche phonétiquement, le verbe occitan escorçar (prononcer "escourça" en français) - qui signifie "écorcer" - pourrait témoigner d'une activité ancienne (et bien antérieure à celle, industrielle, de la sylviculture à partir du XIXe siècle) pratiquée sur les arbres dans le territoire de la commune.
Un tronçon de l'ancienne voie romaine littorale, reliant Bordeaux à Dax, est identifié en 1988 au lieu-dit Lucet.
Le 28 mars 1427, des privilèges sont accordés par Charles II d'Albret à la baronnie de Labouheyre dont la paroisse d'Escource fait partie. A Saint-Antoine des Traverses, une commanderie avec hôpital sert de relais aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle sur la Via Turonensis. La chapelle présente sur le site est démolie au début du XIXe siècle (on donne un temps à ces vestiges le nom de Glisi dous loups).
Saint-Antoine des Traverses, vendu vers le milieu du XVIIIe siècle à Jean-Roger Darricau, grand-père du général Augustin Darricau, est érigé en baronnie. La paroisse d'Escource possède sur son territoire un relais de poste sous l'Ancien Régime. Installé originellement à Jeanquillet, il est déplacé au cours du XVIIIe siècle, d'abord à La Basse, puis à Belloc, lieux-dits situés le premier au nord et le second au sud de Jeanquillet.
A Cap-de-Pin, par la suite rattaché à Solférino, un poste du télégraphe aérien Chappe est installé en 1822 et fonctionne jusqu'en 1853.
Le , la commune d'Escource cède 100 hectares au profit de Napoléon III pour son domaine impérial de Solférino. La même année, 2500 hectares de terrains communaux sont vendus à des propriétaires privés locaux conformément à la loi du 19 juin 1857 relative à l'assainissement et la mise en culture des Landes de Gascogne. Le village passe ainsi peu à peu d'une économie pastorale à une économie forestière.
Plusieurs activité économiques font vivre la commune au XIXe siècle : du minerai de fer est extrait du sous-sol pour alimenter la forge de Pontenx. Des gisements de garluche fournissent des matériaux de construction. L'exploitation de la forêt des Landes tient une place de premier plan. De nombreux fours à goudron sont construits et assurent une production importante. Des usines (distillation, noir de fumée) coexistent au cours de ce siècle.
Un grand orme au tronc penché par un ouragan situé à Saint-Antoine des Traverses sert dans le passé de repère aux bergers landais. Selon Félix Arnaudin, la croyance populaire attribue à cet arbre la vertu de redonner des forces aux jeunes mariés qui viennent y déterrer un bout de racine. Arnaudin signale aussi la découverte d'un pot empli de pièces d'argent anciennes dans un champ près de Saint-Antoine.
Depuis la loi du , le conseil municipal d'Escource, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Pierre Lasterra (79,24 %), maire sortant élu en 2024, et Anne-Laure Brustis (20,76 %). 14 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Pierre Lasterra et un à celle de Anne-Laure Brustis. Pierre Lasterra est réélu maire le .
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 824 habitants, en évolution de +14,29 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La société Escobois, filiale du groupe Gascogne S.A., possède un site de production dans la commune.
Sources de Saint-Antoine : trois sources regroupées sur le site de Cap de Pin attirent les visiteurs pour leurs vertus thérapeutiques :
Autrefois, il fallait passer devant une « recommandaïre » qui, comme son nom l'indique, recommandait l'une des trois fontaines selon la maladie à traiter. Les vertus des saints restaient sinon sans effet. La façon d'opérer consiste à imprégner un linge de l'eau de la source désirée et de le passer sur la partie du corps à soigner, puis de l'accrocher aux arbustes près de la source comme un ex-voto. Il est fort déconseillé aux autres personnes de toucher ces linges, car elles risquent d'attraper les infections que les malades sont venus soigner.
Escource possède trois autres sources placées sous la protection d'un saint chrétien :
Dans le passé, ces sources font l'objet de processions religieuses avec bénédiction des fontaines. Les années de sécheresse, il était de coutume de plonger la statue de Saint-Roch dans le ruisseau de l'Arrivat. Une année, la procession se termine par un orage et la grêle ravage les récoltes. Les habitants en titre la leçon que les saints doivent être priés, pas mis dans l'eau.