En mathématiques, un espace T1 (ou espace accessible, ou de Fréchet) est un cas particulier d'espace topologique, obéissant à l'axiome T1 des axiomes de séparation.
Un espace topologique est dit T1 si pour tout couple d'éléments distincts , il existe un voisinage de x qui ne contient pas y et il existe un voisinage de qui ne contient pas .
Dans un espace T0, le « et » est seulement un « ou » ; montrant au passage que tout espace T1 est T0.
Un espace topologie est T1 si et seulement si les singletons sont fermés,. On en déduit que toute partie finie est fermée et que tout singleton est l'intersection de ses voisinages.
L'axiome de séparation T1 est plus fort que T0 (voir supra), ainsi tous les espaces T1 sont T0. Cependant la réciproque est fausse : la topologie du point particulier (en) est un exemple d'espace T0 qui n'est pas T1. De façon analogue, tous les espaces T2 sont T1, en particulier les espaces métriques sont T1. Mais réciproque est aussi fausse : certains espaces, comme la topologie cofinie sur un ensemble infini, sont T1 sans être T2.
Le caractère T1 est stable par passage au sous-espace et par formation de produits. En effet, un sous-espace d'un espace T1 hérite naturellement de cette propriété pour la topologie induite. De plus pour une famille d'espaces T1, le produit est aussi T1, car pour tout point , le singleton s'écrit comme qui est fermé.
On définit ici un point limite d'une partie comme étant tel que tout voisinage de admette au moins un élément de différent de .
On définit ici un point d'accumulation d'une partie comme étant tel que tout voisinage de admette une infinité d'éléments de .
Une propriété fondamentale est que dans un espace T1, les notions de point limite et de point d'accumulation sont synonymes.
Ainsi, dans un espace T1, si une partie admet un point limite, alors cette partie et donc l'espace sont infinis.
Les espaces T1 ont été introduits par Frigyes Riesz dans un article publié en 1909,.