Europe 2020

La stratégie « Europe 2020 » ou UE 2020 est une stratégie de coordination des politiques économiques au sein de l'Union européenne sur une période de dix ans.

Adoptée le par les États membres, cette stratégie succède à la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l'emploi qui avait été adoptée par le Conseil européen des 23 et , puis révisée à mi-parcours en 2005.

La stratégie Europe 2020 veut concilier l'amélioration des indicateurs de développement durable en matière de croissance, d'emploi et de protection de l'environnement tout en augmentant la compétitivité de l'Europe au niveau mondial.

Axée sur les investissements dans la recherche et l’innovation, la croissance verte ou encore l’éducation et l’emploi, la stratégie Europe 2020 identifie des objectifs quantifiés à l'échelle de l'Union européenne et entend créer une nouvelle forme de « gouvernance économique » pour mieux piloter la réalisation de ceux-ci. Ces objectifs sont ensuite divisés en initiatives phares détaillant leur modalité d'opérationnalisation . Ils sont ensuite articulés avec des objectifs nationaux découlant des ambitions fixées au niveau européen.

Histoire

La première ébauche de cette stratégie a été esquissée lors du Conseil européen informel du . Elle a été formalisée dans une communication de la Commission européenne du intitulée pour une croissance « intelligente, durable et inclusive ».

Préalablement, la Commission avait procédé à une consultation de la société civile en donnant la possibilité à toute personne de soumettre des propositions sur sa vision de l'Europe en 2020.

La stratégie a été débattue lors du Conseil européen des 25 et puis adoptée le .

Objectifs

La stratégie « Europe 2020 » comporte cinq grands objectifs :

  1. taux d’emploi : doit passer de 69 % pour la population âgée de 20 à 64 ans à au moins 75 %, notamment par une plus grande participation des femmes, des travailleurs âgés et une meilleure intégration des migrants dans la main-d’œuvre ;
  2. recherche et développement (R&D) : l’objectif actuel de l’Union est d’investir 3 % du PIB dans la R&D. La Commission concevra un indicateur qui reflétera l’intensité de la R&D et de l’innovation ;
  3. environnement : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20 % par rapport aux niveaux de 1990 ou de 30 % si les conditions sont favorables ; faire passer la part des sources d’énergie renouvelable dans la consommation finale d’énergie à 20 % ;et accroître de 20 % l'efficacité énergétique ;
  4. niveau d'éducation : s'attacher à réduire le taux de décrochage scolaire à moins de 10 % et porter à 40 % au moins la proportion de personnes âgées de 30 à 34 ans ayant obtenu un diplôme de l'enseignement supérieur ou atteint un niveau d'études équivalent ;
  5. inclusion sociale : réduire la pauvreté en s'attachant à ce que 20 millions de personnes au moins cessent d'être confrontées au risque de pauvreté et d'exclusion.

États membres et associés

Le programme est ouvert à l'ensemble des État membres de l'UE mais également à un ensemble de pays associés (européens ou non) : Islande, Norvège, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine du Nord, Monténégro, Serbie, Turquie, Israël, Moldavie, Suisse, Îles Féroé, Ukraine, Tunisie, Géorgie et Arménie.

Initiatives phares

Critiques

Les eurodéputés socialistes au Parlement européen, à l’image de Catherine Trautmann, présidente de la délégation socialiste française, se sont fixé comme objectif « […] le renforcement des capacités d’innovation et d’investissement » car concrètement le plan vise à créer des emplois. Les eurodéputés mettent en avant deux points :

Dans le cadre de la stratégie Europe 2020, le groupe socialiste milite pour que l’Europe « se dote d’une vision stratégique de moyen-long terme pour le numérique », dans le but de développer le secteur des technologies et de l’information mais aussi plus largement, « pour la compétitivité européenne ». L’agenda numérique est défendu par les socialistes comme étant une occasion unique de croissance économique et de transition vers une économie verte et durable. Pour remplir l’objectif de mettre en place le haut débit sur l’ensemble du territoire européen pour 2013 à un prix compétitif et de poursuivre le développement de la fibre, « le paquet télécom doit être transposé le plus rapidement possible par les États membres », estime Catherine Trautmann.

Sources

Références

Compléments

Consultez la bibliographie sur l'Union européenne

Articles connexes

Liens externes