| Forces armées de la zone sud de l'océan Indien | |
Emblème des FAZSOI | |
| Pays | |
|---|---|
| Type | Commandement interarmées |
| Rôle | Commandement |
| Effectif | 2 100 |
| Composée de | 2e RPIMa, 5e RE BN du Port des Galets et de Dzaoudzi BA 181 |
| Garnison | Caserne Lambert de Saint-Denis (La Réunion) |
| Commandant | Général de division Jean de Monicault (depuis le 20 juin 2025) |
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Les forces armées de la zone sud de l'océan Indien, abrégées en FAZSOI garantissent la protection du territoire national français et animent la coopération régionale depuis la Réunion et Mayotte.
Elles constituent le point d'appui principal du théâtre océan Indien pour lutter contre les menaces régionales, telles que la piraterie ou l'immigration illégale, assurer la surveillance des zones économiques exclusives (ZEE) associées à l'ensemble des îles de la zone de responsabilité et conserver une capacité régionale d'intervention rapide.
Le positionnement de l'île de la Réunion lui a conféré un rôle stratégique d'importance variable selon les époques.
La Réunion est déjà à l'époque de la route des Indes une position française située entre Le Cap et les comptoirs d'Inde, bien qu'éloignée du canal du Mozambique. L'île Bourbon (son appellation sous l'Ancien Régime) n'est pourtant pas la position préférée pour le commerce et l'armée. En effet, le gouverneur Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais affirme alors que l'Isle de France (l'île Maurice) est une terre d'avenir, grâce à sa topographie peu contraignante et à la présence de deux ports naturels. Il considère que Bourbon a plutôt pour vocation d'être un entrepôt ou une base de secours pour l'Isle de France.
L'ouverture du canal de Suez en 1869 détourne une grande partie du trafic maritime du sud de l'océan Indien et réduit l'importance stratégique de l'île. Ce déclin est confirmé par l'importance accordée à Madagascar, bientôt colonisée.
Depuis les années 2000, un sous-ensemble géopolitique tend à s'esquisser sous l’appellation Sud-Ouest de l'océan Indien.
Force de souveraineté et force de présence dans une zone de responsabilité permanente aux élongations importantes, les FAZSOI remplissent un large éventail de missions qui sollicitent les capacités des trois armées :

Tous les 2 ans, les FAZSOI réalisent un grand exercice interarmées multinational, souvent avec la participation de troupes étrangères de la région. Ces manœuvres sont intitulées « Papangue ».
Les FAZSOI se composent de 1 700 militaires des trois armées dont près de 140 permanents ainsi que de 300 civils de La Défense.
Les FAZSOI sont placées sous la responsabilité d'un commandant supérieur (COMSUP FAZSOI), qui est lui-même sous le commandement opérationnel du chef d'état-major des armées (CEMA). Ce Commandant supérieur est un officier général de l'Armée de terre qui a le grade de général de brigade ou de général de division. Le poste de commandement des Forces armées de la zone sud de l'océan Indien est situé à la caserne Lambert de Saint-Denis.
On trouve dans la zone sud de l'océan Indien, les différentes composantes des forces armées françaises (armée de terre, armée de l'air et marine nationale).
Le 2e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (2e RPIMa) est basé à la Réunion. Il est réparti sur plusieurs emprises (quartier chef de bataillon Dupuis à Saint-Pierre et caserne Lambert à Saint-Denis) et est formé de six compagnies. Le 2e RPIMa dispose du centre d'aguerrissement tropical de la Réunion (CATR) situé à la Saline-les-Bains.
Le 2e RPIMa est composé de :
La compagnie de commandement et de soutien comprend une section commando d’appui à l’engagement (SCAE) composée du groupe de commandos parachutistes (GCP) et du groupe d’assaut par mer (GAM).
Le 2e RPIMa arme des détachements à Europa et à Juan de Nova.
Le 5e régiment étranger est basé à Dzaoudzi. Il est stationné au quartier Cabaribère sur l'île de Dzaoudzi. Il comprend deux unités élémentaires. Le 5e RE dispose du centre d'instruction et d'aguerrissement nautique (CIAN) installé sur la plage du Bouilleur et d'un camp brousse à Kwale.
Le 5e RE est composé de :
Il arme en permanence un poste sur les Îles Glorieuses.


Les forces navales sont réparties entre la Réunion, où se trouve la base navale du port des Galets, et Mayotte où est implantée la base navale de Dzaoudzi (statut obtenu le , auparavant élément de base navale (ELBN)). Elles se composent d'éléments de la force d'action navale et de la Gendarmerie maritime.
Pour répondre au besoin résultant de la création en 1982, de la ZEE française de 200 nautiques, les forces navales de l'océan indien se sont étoffées avec l'arrivée à La Réunion, des bâtiments de la classe Floréal en 1990 et du patrouilleur L'Audacieuse en 1982, remplacé par La Rieuse de 1988 à 2011, assisté du bâtiment de soutien mobile Rhin de 1982 à 1996 et d'un bâtiment de transport léger, La Grandière en 1987. Jusque là, la flotte n'était composée que d'un ex-dragueurs de mines de la classe Sirius (l'Altaïr). Des avisos de la classe Commandant Rivière intervenaient régulièrement.
À Mayotte un patrouilleur rapide de la classe Trident, l'Épée intervient de 1976 à 1986, remplacé par La Boudeuse de 1988 à 2010.
En 2025, la composition de la flotte est la suivante :
À La Réunion, base navale du port des Galets
Bâtiments de souveraineté :
Bâtiments de soutien :
À Mayotte, base navale de Dzaoudzi (38 personnels en 2016)
Bâtiment de soutien :
À partir du poste de commandement de l'action de l'État en mer (PC AEM), la marine exploite notamment quatre radars de veille répartis sur le département.
L'armée de l'air est représentée par la base aérienne 181 Saint-Denis-La Réunion (BA 181) installée sur le site de l'aéroport de La Réunion Roland-Garros à Sainte-Marie.
La base de défense La Réunion - Mayotte et le groupement de soutien de la base de défense de La Réunion - Mayotte (GSBdD) ont été créés le . Ils assurent les missions de soutien au profit des Forces armées de la zone sud de l'océan Indien. Le soutien commun et l’administration générale sont assurés par le GSBdD.
La direction d'infrastructure de la Défense de Saint-Denis assure l’ensemble des missions de soutien spécialisé dans le domaine infrastructure.
Un certain nombre de personnels de statut militaire servent dans le sud de l'océan Indien sans appartenir directement aux Forces armées de la zone sud de l'océan Indien. Il s'agit :

Le commandement de la gendarmerie (COMGEND) de La Réunion est subordonné au commandement de la gendarmerie outre-mer. Commandé par un général de brigade, il dispose de 743 hommes et femmes répartis en 3 compagnies (7 communautés de brigades et 16 brigades territoriales), 1 escadron de sécurité routière (4 brigades motorisées), 1 escadron de gendarmes mobiles, 1 section de recherche (SER), 1 peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) ainsi que plusieurs autres unités spécialisées. C'est la formation de Gendarmerie la plus importante des départements et collectivités d’outre-mer. La Gendarmerie de La Réunion est responsable de la sécurité sur 87,66 % du département occupée par 62 % de la population. Elle est également compétente sur les Îles Éparses (Europa, Juan de Nova et Les Glorieuses) où elle assure de manière permanente des missions de police administrative par délégation du préfet des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et de police judiciaire par habilitation du procureur général de Saint-Denis. Force de police à statut militaire, la Gendarmerie est rattachée au ministère de l’Intérieur pour l’exercice de ses missions de sécurité intérieure et au ministère de la Défense pour l’exercice des missions de défense. Elle agit sous le contrôle de l'appareil judiciaire (Parquet, juges d'instruction) dans l’exercice de ses missions judiciaires.
Le Commandement de la gendarmerie (COMGEND) de Mayotte est fort de 170 militaires (), renforcés par un (1,25) escadron de gendarmerie mobile de 86 gendarmes relevé tous les trois mois. Il est subordonné au Commandement de la gendarmerie outre-mer (CGOM).
Les autres moyens nautiques de sécurité publique sont ceux de la Police aux frontières (PAF) (deux semi-rigide d'interception RHIB 11 Hard Top de 11 mètres, la Mhodare et la Makini, un semi-rigide de 5,8 mètres Kingua ) et la Douane (direction régionale Mayotte) (semi-rigide d'interception, le Dziani qui remplace la vedette de surveillance rapprochée (VSR) Dziani (DF 290)).
Thèses et mémoires
Autres publications