Fédération française de taekwondo et disciplines associées

Fédération française de taekwondo et disciplines associées
Image illustrative de l’article Fédération française de taekwondo et disciplines associées

Sigle FFTDA
Sport(s) représenté(s) taekwondo
hapkido
tang soo do
soo bahk do
Création 1995
Président Hassane Sadok
Siège 11 rue Saint-Maximin,Lyon
Affiliation Fédération mondiale de taekwondo (WT)
International Taekwon-Do Federation (ITF)
Clubs 876 clubs (en 2024)
Licenciés 51 853 (en 2024)
Site internet www.fftda.fr

La Fédération française de taekwondo et disciplines associées (souvent désignée par le sigle FFTDA) est une association « loi de 1901 » qui a pour but d’organiser sur le territoire français la pratique du taekwondo, du hapkido, du tang soo do, du soo bahk do et des disciplines associées au taekwondo depuis 1995,.

Elle est affiliée aux fédérations et organismes européens (ETU et AETF) et mondiaux (WT et ITF) régissant le taekwondo et ses disciplines associées.

Historique

Premiers développements du taekwondo en France

Après la première démonstration de taekwondo en France en 1968, le maitre Lee Kwan Young commence à donner des cours en France en 1969.

Affiliation à une fédération nationale : FFKAMA puis FFKTAMA

En 1976, la FFKDA (Fédération Française de Karaté et Disciplines Assimilées) devient la FFKAMA (Fédération Française de Karaté et Arts Martiaux Affinitaires), en incluant le taekwondo dans les arts martiaux affinitaires au karaté.

En 1978, la FFTKD est créée et s'affilie à la FFKAMA dès 1979.

En 1980, la FFKAMA prend acte de l'importance du développement du taekwondo en France en se renommant FFKTAMA (Fédération Française de Karaté, Taekwondo et Arts Martiaux Affinitaires).

En 1984, sur demande du Ministère de la Jeunesse et des sports, la FFKAMA et la FFTKD signent un protocole d'accord permettant la création d'un organe de déconcentration de la FFKAMA à compétence nationale, le COT (Comité d'Organisation du Taekwondo), qui est renommé CFT (Comité Fédéral de Taekwondo) en 1992.

Première fédération indépendante : le CNT

Le est organisée l'assemblée constituante d'une nouvelle association fédérative, le CNT (Comité National du Taekwondo), qui gère l'organisation du taekwondo en France du au .

FFTDA

Le , le CNT obtient l'agrément du Ministère de la Jeunesse et des Sports, se renomme le en FFTDA (Fédération Française de Taekwondo et Disciplines Associées) et la FFTDA reçoit la délégation de pouvoir du Ministère de la Jeunesse et des Sports le .

Le , la FFTDA reçoit délégation du ministère des Sports pour organiser la pratique du para-taekwondo en France.

Dans les années 2020, elle fédère en moyenne 900 clubs et autour de 50 000 licenciés par an.

On constate une augmentation de la féminisation du taekwondo en France, passant de 33,8% de licenciées féminines en 2016 à 38,1% en 2021, attribuable à la valorisation des licenciées féminines par la FFTDA selon le Ministère chargé des sports.

Organisation

Structures nationales

Organismes déconcentrés

Le bureau directeur de la FFTDA constitue des ligues régionales, des comités départementaux et interdépartementaux auxquels il peut confier l'exécution une partie des missions de la fédération.

En 2024, il y a 22 ligues régionales : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Centre-Val de Loire, Corse, Grand-Est, Guadeloupe, Guyane, Hauts-de-France, Île-de-France, La Réunion, Martinique, Mayotte, Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Nouvelle-Calédonie, Occitanie, Pays-de-la-Loire, Polynésie française, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Identité visuelle

Crises et affaires judiciaires

La FFTDA a connu plusieurs crises, en particulier dès 2013, alors sous la gouvernance de Roger Piarulli. Les deux suivantes, successivement sous Denis Odjo (entre 2015 et 2020) et Hassane Sadok (à compter de 2020, mais dont l'élection a été annulée par la justice le ), ont eu à s'expliquer devant les tribunaux.

Deux rapports de l'Inspection Générale de la Jeunesse et des Sports en 2013 et 2015

Affaire Marlène Harnois

Médaillée aux Jeux olympiques de 2012 à Londres, Marlène Harnois accuse en son entraîneur, Myriam Baverel, de harcèlement et de violences. Le , la FFTDA suspend Marlène Harnois pendant deux ans au motif de propos mensongers, allant jusqu'à l'empêcher de reprendre la compétition sous d'autres couleurs. Philippe Bouëdo et Myriam Baverel, respectivement directeur technique national et entraîneur national, portent plainte contre Marlène Harnois.

L'IGJS finit par mener une enquête interne dont le rapport sera exploité par le tribunal.

Au plus fort de la crise, Marlène Harnois annonce en 2014 sa retraite sportive,.

En 2015, le tribunal relaxe Marlène Harnois et déboute les deux plaignants,,.

Crise de 2015

Lors de l'été 2015, la gouvernance de la FFTDA est accusée de graves dérives et de détournements de fonds. Le trésorier de la FFTDA de l'époque, Volpato, inBruno trigué par un trou de 50 000 euros, détecte des détournements, des paiements injustifiés et un système de fausses factures ; il porte plainte en commissariat notamment contre le paiement de billets d'avion au nom de la femme et du fils du président pour un coût qui s'élève à plusieurs milliers d'euros, l'achat de 20 lignes de téléphone portable mises à disposition de quelques dirigeants avec des factures montant jusqu'à 2 000 euros par mois, ou encore les 22 000 euros dépensés sans justificatif avec la carte bleue mise à la disposition du président, Roger Piarulli,.

Par le biais de l'IGJS, le ministère lance en une enquête qui sera consignée dans un rapport.

Cette affaire fait l'objet d'un reportage sur France 2 en , qui met en lumière le système mis en place par Roger Piarulli et Philippe Bouëdo. Un autre reportage sur France 2 se focalise sur les dérives financières constatées. Un autre témoignage provenant d'une comptable licenciée en 2015 - licenciement qui fut en 2016 déclaré sans cause réelle et sérieuse par le Conseil de Prud’hommes de Lyon - apporte un nouvel éclairage : les finances de la FFTDA étaient si dégradées que le président et le directeur national exigeaient que les athlètes financent eux-mêmes leurs déplacements vers les compétitions internationales, exposant ainsi certaines familles à des difficultés financières.

Annulation des élections de 2020

Les élections fédérales de 2020 sont maintenues, alors que de nombreuses autres fédérations sportives françaises les reportent à l'année 2021, en raison de la pandémie de Covid-19, avec l'autorisation du ministère des Sports.

Le jugement du annule l'Assemblée Générale (AG) élective de la FFTDA qui a eu lieu le , ainsi que les élections de délégués (PACA, IDF, AURA, Centre, NA, des départements du Nord et de la Réunion),. Les décisions de première instance sont exécutoires. Il n'y a donc plus, pendant plus d'un an à partir de cette date, ni Président, ni Comité Directeur. Le jugement nomme Robert Louis Meynet administrateur judiciaire, assisté d'Hassane Sadok (élu Président de la FFTDA en 2020) dans la gestion quotidienne, afin d'organiser de nouvelles élections de délégués ainsi que l'élection du Comité Directeur fédéral,.

En , la réélection des dirigeants de la FFTDA est programmée du 8 au , mais le , la fédération annonce que l'élection est reportée de nouveau à une date ultérieure, programmée finalement du 14 au , juste avant les Jeux olympiques de Paris 2024 : un nouveau comité directeur est alors finalement élu, et le président Hassane Sadok est réélu avec plus de 87% des voix le lendemain.

Palmarès

Les taekwondoïstes adhérents à la FFTDA ont remporté 10 médailles olympiques (1 en or, 3 en argent et 6 en bronze), 19 médailles d'or aux championnats du monde (15 en senior et 4 en junior) et 30 aux championnats d'Europe.

Aux Jeux olympiques et paralympiques

Médailles olympiques de taekwondo gagnées par des adhérents de la FFTDA
Classement Or
Médaille d'or
Argent
Médaille d'argent
Bronze
Médaille de bronze
Total
Nombre 1 3 6 10

En 2000, aux Jeux olympiques d'été de Sydney, Pascal Gentil remporte la première médaille olympique du taekwondo français en décrochant le bronze.

En 2004 aux Jeux d'Athènes, Myriam Baverel et Pascal Gentil rapportent deux médailles supplémentaires à la France. En plus de 67 kg, Myriam Baverel s'octroie à 23 ans la médaille d'argent, battue en finale par la Chinoise Chen Zhong, championne olympique en titre. Pascal Gentil revient avec une seconde médaille de bronze en plus de 80 kg.

En 2008 aux Jeux de Pékin, Gwladys Épangue bat l'Australienne Tina Morgan en finale de repêchage et décroche une troisième médaille de bronze pour la France.

En 2012 aux Jeux de Londres, remplaçant au pied levé la championne du monde Gwladys Épangue, contrainte de déclarer forfait en juin, la Polynésienne Anne-Caroline Graffe décroche la médaille d'argent en plus de 67 kg face à la Serbe Milica Mandić. Marlène Harnois obtient une médaille de bronze en moins de 57 kg.

En 2016 aux Jeux de Rio, la France aligne 4 athlètes en Taekwondo. Haby Niaré est médaillée d'argent en moins de 67 kg. Gwladys Épangue (en plus de 67 kg) et Yasmina Aziez (en moins de 49 kg) se classent 5e dans leur catégorie. M'Bar Ndiaye termine 7e en plus de 80 kg.

En 2020 aux Jeux de Tokyo, à seulement dix-neuf ans, Althéa Laurin devient la plus jeune taekwondoïste française médaillée olympique en obtenant une médaille de bronze en plus de 67 kg.

En 2024 aux Jeux de Paris, Althéa Laurin, toujours dans la catégorie des femmes de plus de 67 kg, décroche la première médaille d'or olympique de taekwondo de l'histoire du taekwondo français. Cyrian Ravet obtient quant à lui la médaille de bronze en moins de 58 kg. Lors des épreuves paralympiques, Djelika Diallo remporte la première médaille paralympique de l'histoire de la fédération française en devenant vice-championne de la catégorie des K44 (athlètes amputés d’un bras ou atteints d'une limitation équivalente due à un handicap orthopédique ou une absence de doigts de pied affectant sensiblement la capacité à bouger les jambes de façon dynamique) de moins de 65kg.

Aux Championnats du monde

Les adhérents de la FFTDA ont gagné un total de 15 médailles d'or en senior (dont 8 en para-taekwondo), et 4 médailles d'or en junior (avec Yassine Belhadj en 2006, Maëva Musso en 2008, Magda Wiet-Hénin en 2012 et Althéa Laurin en 2018).

Médailles d'or aux championnats du monde senior
Année Nom Discipline Catégorie
1993 Mikaël Meloultaekwondo-83 kg
2001 Mamédy Doucarataekwondo-80 kg
2009 Laura Schielpara-taekwondoA -67 kg
Bopha Kongpara-taekwondoA567 -58 kg
Nicolas Saez Manzanarespara-taekwondoA56 -68 kg
Gwladys Épanguetaekwondo-67 kg
2010 Bopha Kongpara-taekwondoA8 -58 kg
2011 Gwladys Épanguetaekwondo-73 kg
2013 Haby Niarétaekwondo-67 kg
Laure-Anne Seytorpara-taekwondo-58 Kg
2014 Laure-Anne Seytorpara-taekwondo-58 Kg
2015 Bopha Kongpara-taekwondoK43 -61 kg
2019 Bopha Kongpara-taekwondoK43 -61 kg
2023 Magda Wiet-Hénintaekwondo-67 kg
Althéa Laurintaekwondo-73 kg

Aux Championnats d'Europe

30 médailles d'or : Mickaël Borot (2006), Franck Cribaillet (1986), Élise Eeckman (2019), Gwladys Épangue (2002, 2004, 2005, 2015), Brigitte Evanno (1982, 1986), Pascal Gentil (1994, 1998, 2005), Anne-Caroline Graffe (2012), Marlène Harnois (2008, 2012), Leïla Kocheida (2014), Bopha Kong (2018, 2015), Althéa Laurin (2023), Floriane Liborio (2010, 2012), Mikaël Meloul (1992, 1994), Hajer Mustapha (2014), Haby Niaré (2010), Bruno Ntep (2005), Christophe Négrel (2005), Cyrian Ravet (2023), Patricia Reynolds (1992) et Ludovic Vo (2002).

Notes et références

  1. 1 2 [PDF] Recensement des licences et clubs sportifs 2024.
  2. ↑ « Présentation de la FFTDA », sur site officiel (consulté le ).
  3. 1 2 Statuts officiels de la FFTDA.
  4. 1 2 3 4 5 6 Site officiel de la FFTDA, Historique fédéral : les grandes dates du taekwondo.
  5. ↑ Arrêté du 31 décembre 2016 accordant la délégation prévue à l'article L. 131-14 du code du sport
  6. ↑ « La Fédération », sur FFTDA (consulté le ).
  7. ↑ Ministère chargé des sports, Contrat de délégation pour les disciplines du taekwondo, du hapkido, du tang soo do, du soo bahk do et du para-taekwondo, 14 mars 2022.
  8. 1 2 Site de la FFTDA, Statuts de la Fédération Française de Taekwondo et Disciplines Associées.
  9. 1 2 3 4 Site de la FFTDA, « L'organisation nationale », sur FFTDA (consulté le ).
  10. ↑ Site de la FFTDA, « Les ligues de taekwondo », sur FFTDA (consulté le ).
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  12. ↑ Site officiel de l'IGJS, Rapport d'activité 2013, p.40
  13. ↑ AFP, « Marlène Harnois se dit «contrainte d'arrêter» sa carrière après le refus de la France de la «libérer» », sur 20 Minutes.fr, 20 Minutes, .
  14. ↑ Radio-Canada, « Harnois crie à l'injustice », sur radio-canada.ca, (consulté le ).
  15. ↑ « Taekwondo : Marlène Harnois relaxée dans son procès pour diffamation », sur L'Équipe
  16. ↑ « Taekwondo : Marlène Harnois relaxée dans son procès pour diffamation », sur Le Point,
  17. ↑ Radio-Canada, « Marlène Harnois déclarée non coupable de diffamation », sur radio-canada.ca, (consulté le ).
  18. ↑ AFP, « Taekwondo: les mauvaises manières françaises », L'Express,‎ (lire en ligne).
  19. ↑ Christophe Massenot, « Ce Lot-et-Garonnais qui dénonce les scandales au sein de la fédération du taekwondo français », Sud Ouest,‎ (lire en ligne).
  20. 1 2 Complément d'enquête, « Scandales à la Fédération française de taekwondo », sur Franceinfo,
  21. ↑ Antton Rouget, « La Fédération de taekwondo, symbole du naufrage des instances du sport », Mediapart,‎ (lire en ligne).
  22. ↑ « Franceinfo - Actualités en temps réel et info en direct », sur Franceinfo
  23. ↑ Le Scan Sport, « Faux contrat de travail, notes de frais falsifiées : les mauvaises manières du taekwondo français », sur Le Figaro, .
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  25. 1 2 « Communiqué de presse : Elections des délégués de clubs le 10 novembre », sur fftda.fr, .
  26. ↑ Sandrine Lefèvre, « Élections annulées, irrégularités... à six mois des JO, la fédération de taekwondo n’a toujours pas de patron », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
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  28. ↑ Site officiel de la FFTDA, Assemblée générale élective - modification des dates, 24 janvier 2024.
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  31. ↑ Le Figaro avec AFP, « Taekwondo : après plus d'un an de crise, Hassane Sadok est élu président de la Fédération française », sur lefigaro.fr, .
  32. ↑ « Actualités », sur FFTDA.
  33. ↑ « Actualités », sur FFTDA.
  34. ↑ Dino Di Meo, « Baverel et Gentil font des pieds et des points », sur Libération (consulté le )
  35. ↑ France 24, « Du bronze pour la Française Gwladys Epangue », sur france24.com, .
  36. ↑ https://www.lemonde.fr/sport/article/2012/11/30/la-nouvelle-vie-d-anne-caroline-graffe_1798274_3242.html
  37. ↑ https://www.lemonde.fr/sport/article/2021/07/27/jo-de-tokyo-2021-althea-laurin-ramene-le-bronze-en-taekwondo_6089682_3242.html
  38. ↑ ICI, « JO Paris 2024 - Taekwondo  : la Française Althéa Laurin sacrée championne olympique », sur francebleu.fr, ici.fr, .
  39. ↑ https://olympics.com/fr/paris-2024/jeux-paralympiques/classification-paralympique
  40. ↑ https://www.lequipe.fr/Jo-2024-paris/Taekwondo/Actualites/Djelika-diallo-en-argent-en-para-taekwondo-je-ne-croyais-pas-que-c-etait-moi/1504744
  41. 1 2 3 « Nos médaillés », sur FFTDA.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes