Le FOXO3, ou FOXO3A, est une protéine de la famille des FOX avec un rôle de facteur de transcription. Son gène est FOXO3 situé sur le chromosome 6 humain.
Il est activé par la sirtuine. Le FOXO3 régule la population lymphocytaire en inhibant le NF-κB, diminuant la réponse inflammatoire. Il inhibe également la différenciation des lymphocytes T régulateurs en interagissant avec la protéine kinase C théta. Il module l'activité des cellules dendritiques et régule les lymphocytes CD8. Il augmente l'expression de la peroxyrédoxine 3, protégeant ainsi contre le stress oxydatif.
FOXO3 est aussi régulé par la voie AKT : la phosphorylation de FOXO3 aux résidus Thr32, Ser253 et Ser315 favorise son interaction avec 14-3-3 et son export cytosolique, diminuant son activité transcriptionnelle nucléaire,. À l’inverse, des signaux comme AMPK peuvent réduire l’inhibition par AKT et favoriser la localisation nucléaire de FOXO3.
Certains variants du gène sont corrélés avec la longévité humaine. D'autres variants sont associés, en cas de polyarthrite rhumatoïde ou de maladie de Crohn, avec des formes moins sévères, et en cas de paludisme avec, au contraire, une forme plus sévère. Des travaux récents confirment l’association avec la longévité et suggèrent une protection contre le raccourcissement télomérique chez l’adulte âgé.
Il limite l'hypertrophie du muscle cardiaque.
En Octobre 2025, une étude préclinique chez le primate non humain a rapporté qu’une perfusion intraveineuse répétée (44 semaines) de progéniteurs mésenchymateux humains dont FOXO3 est rendu constitutivement nucléaire (substitutions S253A/S315A) atténue des marqueurs de sénescence, améliore des fonctions (cognitives, osseuses, et reproductives) et réduit l’« âge biologique » évalué par des horloges transcriptomiques et épigénétiques, sans signal de toxicité majeur observé sur la période d’étude. Les auteurs suggèrent une contribution d’exosomes dérivés de ces cellules (mécanisme paracrine),.