Famille de Chaponay

de Chaponay
Image illustrative de l’article Famille de Chaponay
Armes de la famille.
Période XIVe siècle - 1956
Origine Monts du Lyonnais

La famille de Chaponay (ou Chaponnay), est une famille éteinte de la noblesse française.

Elle s'est éteinte en 1956 avec Antoine de Chaponay, mort sans postérité masculine, et en 2019 en ligne féminine, avec sa fille Henryane[réf. nécessaire].

Histoire

L'origine de la famille n'est pas connue avec certitude et est probablement issue de la commune du même nom.

Originaire des monts du Lyonnais, cette famille a une généalogie complexe et peu de sources d'information car, pour la plupart, ses membres ne se sont pas intégrés dans l'élite locale ou nationale. Elle est une famille de notables locaux dont la croissance est essentiellement issue d'alliances matrimoniales.

Aux XIVe et XVe siècles, on isole deux larges dynasties, l'une intimement liée à la bourgeoisie lyonnaise et l'autre des seigneurs locaux et issue du Dauphiné et de Vaugneray. L'une descendrait de la branche bourgeoise lyonnaise, l'autre ayant disparu à la fin du Moyen Âge.

Les Chaponay revendiquent à partir du XVIIe une origine unique et noble datant du Xe siècle. « A notre sens, cette démarche compilatoire relève surtout de l'histoire de l'identité nobiliaire ». « Il ne semble donc pas facile de régler définitivement cette question des origines. Il parait plus intéressant de s'interroger sur le mécanisme des parentés, réelles ou revendiquées, ou encore sur la pertinence de l'opposition noblesse - bourgeoisie à Lyon à la fin du Moyen-âge ».

À la Renaissance, la famille Chaponay se divise en deux branches, l'une oscillant entre Lyon et Grenoble ; l'autre centrée sur Feyzin. Cette dernière disparait après 1764 et ses biens au sud-est de Lyon sont rachetés par la branche aînée. Cette branche aînée de Chaponay a opéré une stratégie de concentration des biens autour de Morancé, avec notamment Marzé, l'Isérable, le Pin, Beaulieu, Belmont, Saint-Jean-des-Vignes.

L'origine de la famille a fait l'objet de polémiques au XIXe siècle, le dernier bilan ayant été établi par Guy de Valous en 1973. La famille s'est perpétuée jusqu'au XXe siècle et s'est éteinte en 1956[réf. nécessaire].

Moyen Âge

Les premiers Chaponay apparaissent au gré de documents divers, sans qu'il soit possible d'établir de filiation entre eux.

À partir d'Humbert de Chaponay et de sa famille, à la fin du XIIIe siècle, des généalogies existent, établiées avec une documentation moins parcellaire.

Époque moderne

Charte de mariage d'Humbert Chaponay et Léonor de Villars, 1615, Archives départementales du Rhône, 44 J 96

Époque contemporaine

Au XXe siècle, la famille compte pour représentant François Pierre, marquis de Chaponay, attaché d'ambassade (Lyon, - Lyon, ), marié au Creusot le avec Constance Schneider (Le Creusot, - 1935), fille du maître de Forges Henri Schneider. Tous deux ont deux enfants : Nicole de Chaponay (1890-1977), mariée avec Antoine de Lévis Mirepoix, duc de San Fernando Luis, et Antoine, marquis de Chaponay (1893-1956), dernier représentant de sa famille, marié avec Diane de Cossé-Brissac (1901-1921), puis en 1923 avec la princesse Geneviève d'Orléans (1901-1983). Il laisse uniquement une fille, Henryane de Chaponay (1924-2019).

En 1937, François Pierre de Chaponay et son fils sont admis à l'Association d'Entraide de la Noblesse française.

Armoiries

Les armoiries de la famille sont : D'azur, à trois coqs d'or, becqués, crêtés, barbés et membrés de gueules.[réf. nécessaire]

Les armes des Chaponay ont été admises dans la salle des Croisades, à Versailles, sur la production d'un acte d'emprunt de l'an 1191, effectué au camp de Saint-Jean-d'Acre par Falcon de Chaponay & quelques autres seigneurs Dauphinois, acte revêtu du monogramme royal & scellé du grand sceau de Philippe-Auguste.

Patrimoine

Galerie

Postérité

Une rue est nommée au nom de la famille à la Guillotière en 1839.

Expositions

Une exposition sur la famille Chaponay au Maroc a eu lieu à la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc à Rabat du au .

Le fonds Chaponay

Les fonds archivistiques de la famille Chaponay, constitués au fil des siècles, furent regroupés au XIXe siècle au château de la Flachère dans une salle spécialement aménagée. Ils ont été donnés en dépôt à l'État par Antoine de Lévis-Mirepoix, dernier propriétaire en 1978 ; l'État en laissant la garde aux Archives départementales du Rhône. Depuis 1984, ils sont conservés aux Archives départementales du Rhône.

Ce fonds est remarquable par sa cohérence et sa continuité.

Voir aussi

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Bibliographie

Ouvrages anciens

  • Claude Le Laboureur, Les Masures de l'abbaye royale de l'Isle Barbe lès Lyon, ou Recueil historique de tout ce qui s'est fait de plus mémorable en cette église, depuis sa fondation jusques à présent, avec le catalogue de tous ses abbez, t. II, Lyon, C. Galbit, (BNF 30782696)
  • Vital de Valous, Citoyens et bourgeois de Lyon à diverses époques, vol. 3 : Famille de Chaponay, Lyon, A. Brun, (BNF 36028877)
  • Vachet (Abbé), Les anciens couvents de Lyon, Lyon, , p. 118-127
  • Henri de Jouvencel, L'assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Lyon en 1789 : étude historique et généalogique, Lyon, Brun,

Travaux contemporains

  • René Fédou, Les hommes de loi lyonnais à la fin du Moyen-age, Paris, Les Belles lettres, .
  • Guy de Valous, Le patriciat lyonnais aux XIIIe et XIVe siècle, A. et J. Picard, , 490 p..
  • Jean-Pierre Gutton, Les Lyonnais dans l'histoire, Lyon, Privat, , 405 p. (ISBN 2-7089-9402-6).
  • Philippe Rosset (dir.) et Michel Ollion, Fonds de la famille Chaponay : sous-série 44 J, Lyon, Archives départementales du Rhône, , 413 p. (ISBN 2-86069-030-1).
  • Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup et Bruno Thévenon (coord.), Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Stéphane Bachès, , 1054 p. (ISBN 978-2-915266-65-8, BNF 42001687).

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. ↑ Cette sentence rappelle que les habitants de la ville sont libres vis-à-vis des autorités ecclésiastiques d'entretenir leurs fortifications et de gérer les finances de Lyon.
  2. ↑ Alias Péronet ou Peronin.
  3. ↑ Lieu-dit sur le haut de la Croix-Rousse situé au niveau de l'école normale d'institutrices, au 80 boulevard de la Croix-Rousse. Voir André Steyert, Notes sur l'histoire de Lyon, 1899.
  4. ↑ Seigneur de l'Isle de Meaux, de Beauregard, de la Chartonnière ; vice-bailli de Vienne, lieutenant général au présidial de Lyon, maître des requêtes en 1633.

Sources

  1. ↑ Martin, Bullaire, n° 737, 816, 818.
  2. ↑ Chartes de Forez, n° 71 ; Archives nationales, Layette du trésor des chartes, J 256, n° 41.
  3. ↑ Rec. des chartes de Cluny, n° 4742.
  4. ↑ C. L., n° 386, 470-471.
  5. ↑ C. L., n° 463, 524 et ss.
  6. ↑ Obit. prov. Lyon, II, 149.
  7. ↑ cart. d'Ainay, II, n° 31, 218.
  8. ↑ C. L., II, n° 48, 533-537.
  9. ↑ C. M., n° 379.
  10. ↑ C. M., n° 411.
  11. ↑ Arch. Lyon, CC 60.
  12. ↑ C. M., 415.
  13. ↑ Obit. Église de Lyon, 84.

Ouvrages de synthèses

  1. 1 2 3 4 5 Gutton 1985, p. 208.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 DhL, p. 268.
  3. 1 2 Rosset et Ollion 2002, p. 9.
  4. 1 2 Rosset et Ollion 2002, p. 10.
  5. 1 2 3 Valous 1973, p. 170.
  6. 1 2 Valous 1973, p. 171.
  7. 1 2 Valous 1973, p. 172.
  8. ↑ Gutton 1985, p. 209.
  9. 1 2 3 4 Gutton 1985, p. 210.
  10. 1 2 Vachet 1895, p. 122.
  11. ↑ Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des Familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 9, Evreux, Imprimerie Charles Herissey, (lire en ligne), p. 372-376
  12. ↑ Rosset et Ollion 2002, p. 7.

Autres sources

  1. ↑ Chasot de Nantigny, Tablettes de Thémis, 3e partie, Chronologie des présidents, chevaliers d'Honneur, avocats & procureurs généraux des Chambres des Comptes de France et de Lorraaine, des Cours des Aides, & de celles des Monnaies, les Prévôts des Marchands de Paris & de Lyon, & la liste des Bureaux des Finances, Présidiaux, Bailliages, Sénéchaussées et Prévôtés, & une table alphabétique des noms de familles, p. 274-284, Paris, 1755.
  2. ↑ Site de la Bibliothèque, Sur noblesse et royauté.com