
Le fanatisme est un état d'esprit où il n'y a plus de limites dans les actions que le fanatique entreprend pour faire triompher ses idéaux.
Le mot fanatisme dérive de fanatice, qui signifie « frénétique » en latin.
Des auteurs et personnalités traitent du fanatisme.
Voltaire soutient que la philosophie est le seul remède au fanatisme : « Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un enthousiaste ; celui qui soutient sa folie par le meurtre est un fanatique. ».
Le plus grand exemple selon lui serait : « celui des bourgeois de Paris qui coururent assassiner, égorger, jeter par les fenêtres, mettre en pièces, la nuit de la Saint-Barthélémy, leurs concitoyens qui n'allaient point à la messe. »
Victor Hugo soutient que « rien n'égale la puissance de surdité volontaire des fanatismes ».
Albert Brie définit avec humour le fanatique comme « Héros qui, pour le triomphe de ses préjugés, est prêt à faire le sacrifice de votre vie ».
Winston Churchill estime qu'« un fanatique est quelqu'un qui ne veut pas changer d'avis et qui ne veut pas changer de sujet »
Henri Peña-Ruiz : « Le fanatique ne tient aucune distance entre son être et ses croyances »
Pour Alain, « Il y a quelque chose de mécanique dans une pensée fanatique, car elle revient toujours par les mêmes chemins. Elle ne cherche plus, elle n'invente plus. Le dogmatisme est comme un délire récitant. Il y manque cette pointe de diamant, le doute, qui creuse toujours ».
Selon Oscar Wilde, « Ce qu’il y a de pire chez le fanatique, c’est la sincérité ».