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Prison de Pontaniou (jusqu'en ) |
Fañch Stephan, né à Saint-Pol-de-Léon en 1904, mort fusillé à Brest en , est un barde français, militant breton et résistant pendant la Seconde Guerre mondiale.
Il travaille à Saint-Pol-de-Léon comme tailleur et chante dans les pardons et les foires avec Francis Moal. Résistant, il est fusillé par les Allemands à Brest en juillet 1944.
Avec son camarade Francis Moal, il publie une dizaine de chansons d'actualité, en breton et français, sur l'Affaire Seznec, l’assassinat de Paul Doumer, l'attentat de Gwen ha Du à Rennes, ou contre le fascisme.
Disciple barde, il est intronisé au sein de la Gorsedd de Bretagne lors du congrès de Pontivy en 1932 sous le nom druidique d'Eostik Kreisker.
En , le monument symbolisant l’union de la Bretagne à la France, inauguré vingt ans plus tôt à Rennes, est détruit par Gwenn-ha-Du. Suspect comme de nombreux militants bretons, il est interpellé avec son camarade Francis Moal afin d'être interrogé. Après comparaison graphologique, il est innocenté et proteste vivement dans la revue du Gorsedd de Bretagne au premier trimestre 1933.
En , Fanch Stephan rejoint la Résistance, en tant que sous-lieutenant, au sein du Réseau Centurie organisé dans le secteur de Morlaix. Il doit effectuer des opérations d'espionnage et de renseignement pour le compte de l'OCM. À la suite d'une dénonciation, il est arrêté avec dix-huit camarades à Saint-Pol-de Léon en et envoyé à la Prison de Pontaniou à Brest. Le , il embarque en camion et disparaît.
Son corps est finalement retrouvé en 1962 lors d'un chantier sur le plateau du Bouguen à Brest.