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(disparu) (à 31 ans) Berlin |
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Félicie Mathilde Hartlaub (d) |
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Walter Elze (d) |
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Felix Hartlaub (né le à Brême, disparu début à Berlin) est un écrivain allemand.
Hartlaub est le fils de l'historien d'art et directeur de musée Gustav Friedrich Hartlaub (qui sera frappé d'interdiction professionnelle en 1933 pour « bolchevisme culturel »). En 1914, la famille s'installe à Mannheim. De 1919 à 1921, Hartlaub fréquente une école privée, puis une Volksschule à Mannheim. À partir de 1928, il fréquente l'Odenwaldschule à Heppenheim, où il obtient son baccalauréat.
Il fréquente une école de commerce à Mannheim, puis à partir de 1932 étudie la romanistique et l'histoire de l'art à l'Université de Heidelberg. Ayant effectué son Reichsarbeitsdienst, il s'installe à Berlin, où il étudie l'histoire contemporaine, outre la romanistique et l'histoire de l'art. Il obtient son doctorat en 1939, avec une thèse consacrée à Don Juan d'Autriche et la bataille de Lépante.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Hartlaub est incorporé dans la Wehrmacht. De à , il appartient à une unité de ballons de barrage. Ses bonnes relations avec des collègues historiens lui permettent de se faire muter en à la commission des archives historiques à Paris, qui examinait les archives françaises saisies. Il y rédige des notes ou transparaît sa sympathie pour la France et les Français. De septembre à il sert à nouveau en tant que soldat, cette fois en Roumanie. Finalement, il est affecté comme historien à l'Oberkommando de la Wehrmacht à Berlin. De à , il fait partie de l'équipe du Journal de Guerre (Kriegstagebuch). Au cours de cette période, il a accès au cercle fermé du Quartier général du Führer à Vinnytsia, Rastenburg et Berchtesgaden, et a connaissance d'informations internes sur la conduite de la guerre.
En , il est à nouveau muté à Berlin, au grade de caporal-chef, dans une unité d'infanterie de combat. Début , il est porté disparu alors qu'il se rendait à Berlin-Spandau. La déclaration officielle de son décès, publiée en 1955, indique comme date de décès le .
Hartlaub, qui n'a publié de son vivant que très peu d'œuvres littéraires, sera reconnu après la guerre par ses notes de guerre (dispersées sur des cahiers et feuilles volantes). Il se fera un nom posthume surtout à travers ses descriptions pleines de relief et d'intensité, vues comme observateur distancié du quotidien dans le Quartier général du Führer, lesquelles par leur style concis annoncent la Kahlschlagliteratur de l'après-guerre. Ses notes, qu'il considérait vraisemblablement comme des esquisses de récits ultérieurs plus élaborés, sont publiées en 1950 par sa sœur, Geno Hartlaub, sous une forme fragmentaire ; en 1955, l'intégralité de son Journal paraît dans la collection de poche de l'éditeur Rowohlt, sous le titre Dans la zone interdite. Impressions de la Seconde Guerre mondiale. Ce n'est qu'en 2002 que sera publiée une édition complète de ses notes. Il a laissé aussi le début d'un essai sur le destin politique des écrivains français aux environs de 1830.