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Fernand Jean Charles Bidault |
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Fernand Bidault, né le à Orléans dans le Loiret et mort pour la France à Mâcon dans le département de la Saône-et-Loire, le , est un écrivain et l'un des premiers journalistes sportifs français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Fernand Jean Charles Bidault, né le à Orléans, est le fils de Fernand Charles Bidault (1855-1886), ferblantier-zingueur et de Marie Joséphine Juliette Auclair (1856-).
Malgré la mort prématurée de son père, il fait des études brillantes au lycée de d'Orléans de 1884 à 1898. Boursier de l'État en 1893, il obtient le prix d'honneur de rhétorique en 1896, le deuxième prix de dissertation française au concours général en 1897 et le deuxième prix de philosophie au concours général en 1898. Il fait sa dernière année d'études au lycée Michelet à Vanves et passe sa licence de lettres à la Sorbonne.
Il fait son service militaire au 69e régiment d'infanterie de à .
À sa sortie du lycée, il entre comme rédacteur au journal Le Vélo, puis le quitte pour fonder avec Victor Breyer L'Écho des sports.
Admis comme rédacteur au Ministère des travaux publics à Paris, il est attaché à la Direction des mines, puis à celle des chemins de fer.
Sportif accompli, il pratique la course à pied, le tennis et le rugby, « commandant même pendant plusieurs années l'équipe 2e du Racing Club de France ». Après avoir été président de l'Union sportive du lycée d'Orléans, il est second vice-président du Sporting Club universitaire de France en 1902 et cofondateur et administrateur du journal sportif L'Auto.
Comme plusieurs membres de l’équipe de rédaction de L’Auto, il collabore à La Vie au grand air où il écrit la rubrique « Rugby » de 1906 à 1914. Il collabore au quotidien L'Intransigeant où il publie un article dans la rubrique « La vie sportive » tous les lundis à partir de ,. Dans La Voiturette et La Revue de l'automobile, il écrit des textes humoristiques sur les débuts l'automobile.
Le , lors du combat de boxe organisé à Cabourg qui voit s'affronter Georges Carpentier et Arthur Evernden, c'est lui qui tient le chronomètre, en qualité de journaliste sportif et rédacteur en chef de Cabourg Gazette.
Au début de 1912, il intègre la rédaction et le conseil d'administration de L'Écho des sports.
Dans son essai consacré à L'Avenir de la littérature sportive, publié en 1913, Georges Rozet écrit que son « confrère Fernand Bidault s'est fort exercé à ce genre silhouettes de sportsmen, descriptions mi-exactes, mi-fantaisistes de tous les sports, analyses ironiques des attitudes physiques ou morales propres à chacun d'eux, il a produit par centaines de ces notations courtes et pittoresques qui ont peut-être plus fait pour vulgariser le goût sportif chez ses lecteurs que les articles gravement techniques. Footballeurs, boxeurs, tennismen, rinkeurs, etc., il les a tous caricaturés à la façon dont les dessinateurs américains caricaturent la vie sportive, grâce à une connaissance exacte du geste propre à chacun d'eux. Avec une blague très parisienne, mais en même temps avec une solide compétence et une réelle tenue littéraire, il s'est plu à décrire les mille joies, les mille soucis, les vertus théologales et les manies professionnelles des piqués du sport ».
Mobilisé le et atteint d'arthrite au genou, il ne part au front avec le 331e régiment d'infanterie que le .
Une semaine après, le à la Bataille de Vauquois, Fernand Bidault est blessé d'une balle qui lui traverse le genou et lui brise la jambe. Évacué à l'hôpital de Neufchâteau puis à l'hôpital temporaire no7 de Mâcon, des soins inappropriés provoquent une infection de ses blessures (gangrène) et sa mort le ,. Il est inhumé à Orléans.
