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Fernand Dubois (Renaix 1861 - Sosoye 1939) est un sculpteur et médailleur belge de style Art nouveau.

Fernand Paul Valère Eugène Dubois est né à Renaix, au domicile de ses parents de la rue au Vin, le 28 octobre 1861 à 11 heures du soir. Son père Josse Amand Dubois (Marcq 1814 - Schaerbeek 1896) était à l'époque professeur à l'école moyenne de l'Etat à Renaix, et il avait épousé une Renaisienne, Marie Colette Vandevelde (Renaix 1826 - Forest 1921) à Renaix le 22 avril 1851. A la rue au Vin à Renaix, ils exploitaient une épicerie et un commerce de gros en vins.
Cinq enfants naîtront de ce mariage : Alice Dubois (1852 - 1921), Zénaïde Dubois (1853 - 1931), le docteur Emile Dubois-Havenith (1856 - 1918) qui épousa à Anvers en 1882 Anne Marie Havenith, et qui sera un éminent praticien des maladies cutanées et syphilitiques, Rodolphe Dubois (1859 - 1900) et enfin Fernand Dubois (né en 1861).
A la fin de l'année 1878, toute la famille Dubois quitte Renaix pour s'installer à Schaerbeek et développer le commerce de vins, et ainsi, depuis le 3 janvier 1879, Fernand est domicilié au n° 37 de la rue De Locht dans cette commune. C'est dans cette demeure que le père de Fernand est mort en 1896. Il était qualifié de négociant en vins dans les actes de mariage de son fils Emile en 1882 à Anvers et de son fils Fernand à Saint-Gilles en 1888.
Libre de toute obligation militaire pour avoir tiré un bon numéro, Fernand Dubois épouse à Saint-Gilles le 29 mai 1888 Alice Marie Julie Delgouffre, née à Bruxelles en 1865, fille de l'important négociant en vins à Saint-Gilles Eugène Delgouffre (° Fleurus en 1826) et de son épouse Victoire Charlotte Hancart, née à Gosselies et qui était morte à Bruxelles en 1875 deux jours après avoir eu un enfant mort-né.
De son mariage, Fernand Dubois aura deux filles Simonne Dubois (Saint-Gilles 1889 - Uccle 1962) qui épousa Léon Crespin (Stavelot 1884 - Uccle 1967), ingénieur, et ils auront deux filles, ainsi que Marcelle Dubois (Saint-Gilles 1890) qui resta célibataire.
Fernand Dubois s'installe à Uccle en 1924. Il s'éteint à Sosoye le 11 août 1939, dans sa résidence secondaire conçue par son ami Victor Horta. Les funérailles de cet artiste aux multiples talents eurent lieu dans la plus stricte intimité.
Fernand Dubois est l'élève du sculpteur Charles Van der Stappen, dont il fréquente l'atelier libre, ouvert en 1882, durant plusieurs années.
Il obtient rapidement une certaine réputation comme médailleur, et il remporte en 1886 un concours avec une médaille commémorant le vote relatif aux droits d'auteur. Il se spécialise dans ce domaine et reçoit de nombreuses commandes de médailles.
Il participe aux expositions du Groupe des XX et du cercle artistique de La Libre Esthétique. En 1894 notamment, il expose pour La Libre Esthétique non seulement des médailles, mais également des bijoux et des vases. Il exposera encore en 1895, 1897 et 1899.
Il fréquente également un milieu artistique dynamique composé d'Elisa Maréchalle, qui comme lui était d'origine renaisienne, de Constantin Meunier dont il bénéficiera des conseils, de Victor Horta dont il sera l'ami durant de longues années, et d'autres encore. C'est par les nombreux contacts gardés à Renaix par Fernand Dubois que Victor Horta aura la commande de la propriété de campagne de l'industriel Dopchie et de son ameublement. Victor Horta aménagera aussi la maison de maître d'Eugène Delgouffre, beau-père de Fernand, à la rue de l'Hôtel-des-Monnaies à Saint-Gilles.
À l'occasion de l'Assemblée générale de la Société royale de Numismatique de Belgique du , il réalise un jeton en souvenir du prince Baudouin de Belgique (1869-1891) récemment décédé.
Il conçoit de nombreux objets décoratifs, notamment les célèbres candélabres Art nouveau du Musée Horta. Il crée aussi le coffret nuptial Les Ages de la vie, de la reine Marie-Henriette, présenté à Tervuren en 1897 et resté inachevé, aujourd'hui conservé aux Musées royaux d'Art et d'Histoire.
En 1901-1903, il se fait construire à Forest (Bruxelles) dans la banlieue bruxelloise une maison de maître avec atelier par Victor Horta, connue sous le nom de Maison-atelier du sculpteur Fernand Dubois. La poignée de porte et la sonnette de cet immeuble sont réalisées par Fernand Dubois lui-même.
En 1903, il abandonne son poste de professeur d'orfèvrerie à l'Ecole industrielle de Bruxelles, tout en conservant un mandat d'administrateur jusqu'en 1914.
Profondément croyant, il réalise aussi des pièces religieuses dans le style Art nouveau. Il s'intéresse aussi à l'ébénisterie fine. Il crée aussi des reliures en cuir.
En 1905, il se fait construire une villa sur les hauteurs de Sosoye, dans la vallée de la Molignée. Cette résidence secondaire, rue de Maredret n° 26, appelée la villa Haute Bise est aussi réalisée dans le style Art nouveau d'après les plans de Victor Horta.